3 questions à… Claire Rossi, directrice de l’UTC, université membre de l’Alliance SUNRISE, parmi les dernières-nées des alliances d’universités européennes

Qui a été à l’initiative de SUNRISE ?
L’initiative de la création de l’alliance d’universités européennes SUNRISE revient au recteur de la Technische Universitat (TU) Ilmenau (Allemagne), qui a proposé à ses partenaires de confiance de rejoindre un consortium en construction dans le cadre du dernier appel à propositions de l’Union européenne sur les alliances d’universités européennes. L’UTC collaborait déjà étroitement avec la TU Ilmenau et la Libera Universita di Bolzano (Italie) à travers le projet Erasmus+ SUSEE (Sustainable Student Entrepreneurship), axe sur l’entrepreneuriat durable et l’innovation étudiante. Cette coopération solide a naturellement conduit à une convergence de visions autour d’une alliance structurante. Dès ma prise de fonction en tant que directrice de l’UTC, fin 2022, avec Joanna Daaboul, directrice des relations internationales, nous avons saisi cette opportunité pour construire, au côté de la TU Ilmenau et des autres partenaires, une proposition commune. Malgré un calendrier très contraint – l’appel à projets se clôturant en 2023 –, nous avons activement contribue à la définition des orientations stratégiques de l’alliance. L’UTC y a apporté sa vision spécifique : celle d’une université de technologie de taille moyenne, fortement ancrée dans son territoire, tournée vers l’innovation responsable, le transfert technologique et l’accompagnement des transitions écologique, numérique et sociétale.
Diriez-vous que ce sommet a été un succès ?
Absolument. Tout d’abord, il y a une ambiance incroyable et je trouve qu’en quelques mois d’existence de l’alliance, des liens très forts se tissent, des liens d’amitié se nouent entre les personnes. Il y a une réelle proximité entre les gens, ce qui est la clef du succès des alliances. Si les personnes se réunissent uniquement pour travailler sans qu’il y ait de l’humain, cela ne tient pas dans la durée. L’énergie positive qui se dégageait dans l’amphithéâtre pendant ces trois jours a été incroyable. Cela a été relevé par les autorités présentes, que ce soit le directeur général à l’Enseignement supérieur et à l’Insertion professionnelle, la rectrice déléguée à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, la directrice d’Erasmus+, la directrice générale de Campus France, les représentants de la ville et de la région Hauts-de-France.
Quelles actions ou objectifs ont été définis lors de sommet ?
En un temps très court, nous avons réalisé une cartographie détaillée des besoins régionaux en matière de formation et de compétences métiers, présentée lors du sommet de l’alliance. Cet exercice répond à l’une des ambitions majeures de SUNRISE : concevoir des formations conjointes et innovantes afin de répondre plus efficacement aux spécificités économiques, sociales et industrielles de chaque territoire ou nos universités sont implantées, tout en identifiant les lacunes et besoins non couverts. Cette approche constitue le socle du travail en réseau de SUNRISE. L’objectif est de développer, à partir de cette analyse partagée, des programmes communs fondes sur la mutualisation des expertises et des ressources de nos établissements, pour apporter des réponses concrètes, adaptées et durables aux défis de développement des territoires européens.
MSD




