L’avenir du management de projet se dessine avec l’UTC et Skema Business School

La chaire intitulée « Le futur du management de projet » est née entre l’UTC et Skema Business School, avec le soutien des industriels Renault et Saint-Gobain. Décryptage de son ambition et de ses objectifs autour d’enjeux tels que complexité croissante, intelligence artificielle, nouvelles méthodes collaboratives et performance durable.
La chaire « Le futur du management de projet » a pour ambition de redéfinir le management de projet pour une performance durable dans un monde complexe et incertain. Son objectif est de rapprocher la recherche et la pratique en abordant les questions de résilience et de robustesse, d’humain et de collaboration, ainsi que d’innovation et d’efficacité, au sein d’un réseau d’experts et d’industriels engagés sur ces enjeux. à ce titre, la Fondation UTC pour l’innovation, fondation partenariale de l’UTC, porte la création de cette chaire industrielle. La Fondation UTC pour l’innovation a été pensée par l’UTC comme une alliance institutionnelle transformante avec, à ses côtés, des partenaires industriels et entreprises engagés pour le développement de l’UTC. La Fondation UTC pour l’innovation a pour objet de soutenir le développement des missions de service public de l’enseignement supérieur, et en particulier celui de l’UTC dans sa mission d’innovation. C’est pourquoi la Fondation de l’UTC captera les fonds de mécénat à la fois pour l’UTC et pour Skema Business School, les premiers mécènes partenaires de ce programme innovante étant en l’occurrence Renault et Saint-Gobain. « Avec Skema Business School, nous unissons nos forces pour relier la recherche académique en management de projet aux enjeux concrets des grandes entreprises. Cette collaboration vise à générer des perspectives uniques dans des domaines clés tels que la conception organisationnelle, la gestion des contrats et les achats. Cette initiative explore les facteurs clés qui façonnent l’avenir du management de projet, notamment la complexité, la diversité, les technologies émergentes, l’intelligence artificielle, les conditions de travail et la responsabilité sociétale des entreprises. Son objectif est d’aider les organisations à s’adapter à des contextes sociétaux et économiques en constante évolution, tout en favorisant une performance projet durable et à long terme », expliquent Thierry Gidel, professeur de management de projet et d’innovation à l’UTC, et Paul Gardiner, professeur titulaire de management de projet et d’innovation à Skema Business School.
Créer un pont entre recherche et industrie pour anticiper les transformations du métier
L’approche de cette chaire en création repose donc sur plusieurs piliers que sont ceux de la résilience et de la robustesse ou comment les projets peuvent anticiper l’incertitude, absorber les chocs et s’adapter de manière dynamique à des contextes en évolution rapide. « Il y a aussi l’enjeu des personnes et des collaborations. Voir comment explorer la diversité, le bien-être et les conditions d’une performance durable au sein des équipes et des organisations. Côté innovation et efficacité, il faut tirer parti des outils numériques, de l’IA et des méthodes évolutives pour favoriser l’efficacité, la créativité et la création de valeur durable », ajoute Thierry Gidel. La chaire offre aussi l’opportunité de rejoindre une plateforme de recherche internationale unique (Europe, Chine, États-Unis, Brésil, Émirats arabes unis) reliant le monde universitaire et l’industrie. « Collaborer avec Renault, Saint-Gobain et d’autres entreprises d’avenir sur des projets concrets, accéder à des connaissances de pointe sur la résilience, la durabilité et l’innovation en gestion de projet est très stimulant selon moi. L’idée est notamment de développer des approches innovantes en management de projet adaptées aux nouvelles réalités industrielles. La synergie entre nos deux écoles et avec ces acteurs qui nous accompagnent permettra de développer tout un écosystème qui reliera les univers de la pédagogie, de la science et des entreprises, tel un laboratoire de réflexion sur les pratiques futures du management de projet », complète Paul Gardiner pour qui, parmi les thèmes clés de la chaire, figurent performance durable, équipes de demain, collaboration et nouvelles technologies, méthodes agiles, évolution des compétences. « Faire dialoguer la diversité des mondes industriels pour faire naître et façonner des pratiques plus innovantes grâce aussi à des recherches conjointes, à des projets étudiants et à des opportunités d’analyse comparative est un beau défi. Nos futurs ingénieurs ont besoin de cadres théoriques, d’outils et de méthodes. On ne les attend pas que sur les aspects techniques. Ils doivent être en mesure de mener les conduites du changement », assure Thierry Gidel.
Deux cultures complémentaires et une vision commune
Les entreprises doivent s’adapter à des environnements incertains et complexes, en s’appuyant sur l’innovation, sur la diversité des talents et sur des compétences nouvelles. La chaire aborde donc de nombreuses thématiques stratégiques avec Renault Group et Saint-Gobain pour commencer. Frédéric d’Arrentières, par exemple, est expert leader du domaine « management de projet » pour le Groupe Renault, dont la mission est de préparer l’avenir et de développer l’excellence dans la gestion du développement des véhicules. Il est également président de SmaP, association spécialisée dans le management de projets. Vincent Toni, quant à lui, a intégré Saint-Gobain pour améliorer la maturité « management de projet » du Groupe et de la Business Unit Digital International, en accompagnant et en abordant des sujets transversaux tels que la conduite du changement dans les environnements non numériques, l’utilisation de l’IA pour la performance financière, etc. « Dans le paysage actuel des projets, marqué par une complexité et une incertitude croissantes, une performance durable exige une réflexion nouvelle et la formation d’une nouvelle génération d’ingénieurs capables de faire face à ces transformations. Nous avons déjà commencé à travailler, mené plusieurs publications. Nos deux écoles offrent deux cultures complémentaires avec une vision commune et l’humain au centre de cette problématique du management. Notre alliance permet de mixer les approches dans un monde du management de projets qui évolue à grande vitesse. Nous avons voulu une chaire volontairement ouverte avec différents partenaires aux visions complémentaires également afin de tester des outils avec eux, les améliorer et toujours aller plus loin et élargir à d’autres secteurs comme l’aéronautique, la chimie, le BTP, l’agro-alimentaire, la défense… » Les acteurs de la chaire « Le futur du management de projet », en partenariat avec des entreprises de renom, peuvent, en effet, bénéficier de recherches de pointe pour anticiper et s’adapter aux transformations du management de projet, mais aussi contribuer à la formation des talents de demain, en particulier les futurs diplômés, en favorisant l’interaction entre académie et entreprises.
KD




