Quatrium Hauts-de-France, la nouvelle plateforme technologique dédiée à l’industrie du futur

Le lancement de la plateforme Quatrium Hauts-de-France à l’UTC, le 14 novembre dernier, a réuni près de quatre-vingts personnes. Toutes sont venues pour découvrir les technologies et expertises mobilisables pour accompagner les PME et ETI industrielles dans leur transformation numérique et écologique, ainsi que des solutions concrètes pour gagner en agilité, en performance et en sobriété.
Le projet Quatrium a été déposé par le CETIM auprès de BPI France en réponse à l’AAP « Plateforme accélération Industrie du Futur » de 2020. Il a reçu l’avis favorable du Premier ministre en 2021. Quatrium est un projet national qui se décline dans quatre régions : l’Auvergne-Rhône-Alpes, le Grand Est, les Hauts-de-France et les Pays de la Loire. Le CETIM a accueilli les premières entreprises sur ses plateformes en 2022. L’UTC a rejoint Quatrium Hauts-de-France début 2025 grâce à des financements de la Région et de l’Europe. Le projet vise à assurer aux entreprises un accompagnement par des spécialistes afin de sécuriser les projets de modernisation. Des parcours personnalisés sont proposés pour chaque entreprise. De l’avis technique jusqu’à l’aide à la mise en place, l’UTC apporte des solutions qui viennent compléter celles des autres partenaires. Un espace dédié à l’UTC permet de présenter les nouvelles technologies aux industriels locaux. Alors que le CETIM s’adresse par nature aux industries mécaniques, l’UTC vient compléter l’approche avec des entreprises de la chimie et de l’agro-industrie. L’idée ? Il s’agit de développer des outils connectés dans les process de fabrication, par exemple : une ligne de convoyage intelligente. L’objectif de la plateforme Quatrium Hauts-de-France est d’accélérer la transformation numérique et la transition écologique et énergétique des PME/ETI via un accompagnement à la carte de chaque entreprise.
Tester, intégrer et passer à l’action
Grâce à des plateformes de démonstration, les entreprises peuvent tester et identifier les technologies adaptées à leurs besoins. À l’UTC, le plateau technique met à disposition des équipements de pointe de l’industrie du futur, dont une ligne de convoyage intelligente et connectée. « Les équipes et experts UTC conseilleront les entreprises selon leurs projets : choix de solutions, intégration durable, tests, fiabilisation des investissements, industrialisation ou encore formation du personnel, décrit Muriel Windholtz, chargée des opérations et relations entreprises du projet Quatrium Hauts-de-France, à l’UTC Quatrium vise à répondre à des questions que se posent les PME industrielles. Comment tirer parti de la transition numérique dans l’usine ? Comment gagner en flexibilité et en agilité ? Ou comment intégrer l’économie circulaire tout en restant compétitif ? »
Au cœur de l’ADN de l’UTC
La proposition est de faire découvrir l’apport des nouvelles technologies dans l’usine, via des séminaires et workshops, de voir ces technologies en œuvre et de passer à l’action, implémenter ces technologies au sein des entreprises. Pour Julien Le Duigou, professeur des universités à l’UTC en ingénierie mécanique au laboratoire Roberval et responsable de la filière production intégrée et logistique au sein de Quatrium Hauts-de-France à l’UTC, cette plateforme est totalement en phase avec la stratégie de l’UTC puisqu’il allie à la fois de l’enseignement, de la recherche et du lien avec les entreprises, ce qui constitue l’ADN de l’UTC. « L’objectif du projet Quatrium Hauts-de-France est d’aider les PME et ETI de la région à faire leur transition numérique et environnementale. Les bénéfices pour les étudiants sont de pouvoir travailler sur des technologies qu’ils vont retrouver ensuite dans les entreprises. Les bénéfices pour les enseignants-chercheurs, ça va être de pouvoir travailler en lien direct avec les entreprises sur des vraies problématiques, avec des vraies données. Et pour les entreprises, c’est là aussi d’être en lien, aussi bien avec des étudiants pour avoir des personnes formées sur leurs technologies qu’avec des enseignants qui vont pouvoir apporter des expertises sur les problématiques qui les préoccupent. »
Synergie de confiance et d’expérimentation
Au sein de Quatrium Hauts-de-France, les entreprises vont donc soumettre leurs problématiques, leurs produits, leurs données et les enseignants-chercheurs vont pouvoir apporter leur expertise, leurs retours d’expérience sur leurs travaux de recherche et travailler de concert avec les entreprises pour arriver à mettre en place des solutions innovantes. « La suite du projet Quatrium Hauts-de-France à l’UTC va consister à continuer à développer la plateforme avec des nouveaux scénarios, des nouvelles technologies qu’on va pouvoir intégrer, ajoute Julien Le Duigou. L’objectif, c’est de mettre Quatrium dans un hub pour que les entreprises de la région pensent automatiquement à passer par Quatrium lorsqu’elles veulent identifier, voire développer des nouvelles technologies dans leurs usines. » Le tout dans l’optique de renforcer l’industrie française qui souffre d’un retard de compétitivité dû en partie à un parc machine et à des installations vieillissantes. Le tissu industriel en France est composé à 80 % par les PME qui, désormais avec Quatrium, vont disposer d’un support à la décision pour avancer et sécuriser leurs projets.
L’usine connectée au centre de l’industrie du futur
Le marché global de l’industrie 4.0 est en pleine croissance avec un taux annuel moyen sur la période 2021–2028 estimé à 16,4 % pour finalement atteindre 337,1 milliards de dollars en 2028. L’impact de la crise sanitaire a forcé de nombreuses entreprises à se réinventer, par exemple : via la digitalisation des process. L’industrie 4.0 repose aujourd’hui sur trois grands piliers : les automates industriels (environ 20 % du marché), les usines connectées (environ 40 % du marché) et l’IoT industriel (également 40 % du marché environ). L’atelier connecté concerne la connectivité des machines de fabrication, mais également leur mise en réseau et la communication globale d’un ensemble d’outils composant un processus. Avec Quatrium, le CETIM et ses partenaires, comme l’UTC, mettent ainsi au service des entreprises des experts de la transformation et des technologies disponibles avec un accompagnement personnalisé.
Sept grands enjeux pour les industriels activables avec Quatrium
- Les industriels pourront être guidés pour élaborer leur stratégie de décarbonation.
- Les experts Quatrium proposent un accompagnement pour réaliser un bilan énergétique, mettre en place un pilotage, récupérer, valoriser et/ou réduire les consommations d’énergie.
- Les PMI pourront être conseillées pour la réduction des bruits, des pollutions des sols et des émissions de fumée.
- Les experts Quatrium guideront les entreprises pour l’écoconception de leurs produits, la modélisation et la simulation numérique, la qualification d’une nouvelle technologie de production, l’industrialisation d’un nouveau produit, l’élaboration du schéma directeur de montée en gamme.
- Les industriels pourront bénéficier des performances et de l’agilité de nouvelles technologies, être guidés vers l’automatisation ou la robotisation d’un procédé, vers la continuité numérique.
- Les PMI bénéficieront de conseils pour piloter les flux et l’organisation de la production, optimiser la performance d’un procédé.
- L’accompagnement Quatrium permet de développer des produits communicants, l’intelligence artificielle, l’automatisation du contrôle produits…
KD




