37 : Startup UTC — série I

Tous les secteurs verticaux sont touchés par les innovations numériques et par les tendances du Consumer Electronic Show (CES) qui est le plus grand événement mondial high-tech auquel assistaient 3 start up UTC.
La distribution par exemple, qui s’interroge sur la tendance en très forte progression du commerce en ligne et de la réalité virtuelle. Les assurances quant à elles sont concernées par le développement de la voiture à conduite automatique. Les banques, elles observent de près les évolutions du paiement mobile. L’automobile poursuit son marché de technologies embarquées, pour l’audio, les capteurs, la conduite assistée et la conduite automatique. Les industries traditionnelles enfin peuvent observer comment leurs concurrents prennent ou pas le train des objets connectés. Bref, tout le monde est concerné !
Une visite du CES donne un éclairage sur la stratégie numérique en y intégrant les moments de vie, les segments d’utilisateurs et les usages les plus pertinents sans oublier la dimension économique : est-ce que le prix de la solution est compatible avec sa valeur d’usage ? Est-ce que celui-ci peut potentiellement baisser radicalement pour démocratiser l’usage ? Ce genre de question est à se poser partout : pour l’impression 3D, pour la TV 4K et pour les objets connectés de toutes catégories.
Les grandes entreprises innovent en s’appropriant ce qui est technologiquement imaginable et en le croisant avec ce qui pourrait améliorer les services fournis aux clients et/ou la performance de l’entreprise. Reste ensuite à équilibrer l’externalisation et l’internalisation des risques inhérents à l’innovation. A l’UTC en particulier on approuve quand, au CES, le professeur Shawn DuBravac, directeur de recherche de d’innovation pour le CES, affirme haut et fort que ce n’est pas la technologie qui compte mais les usages qu’on en fait : il faut se focaliser sur ce qui est possible technologiquement parlant et sur ce qui fait du sens. C’est le « meaningful » vs le « possible ». Les produits présentés par les 3 utcéens présents à Las Vegas et les autres start up détaillées dans le dossier témoignent de cette priorité dans leur création. Elles anticipent par ailleurs les tendances dans les secteurs de la santé, de l’alimentation et du loisir.
Cependant, il est clair qu’aujourd’hui, confirme toujours le professeur Shawn Dubravac, que les deux tiers du chiffre d’affaires du secteur numérique sont concentrés sur cinq catégories de produits : les mobiles, les tablettes, les TV et les ordinateurs. L’émergence de nouvelles catégories de produits comme les drones, la réalité virtuelle ou l’impression 3D pourrait changer cet équilibre.
Au delà du produit, le CES a révélé trois méta-tendances clés qui font appréhender à tous les grands changements qu’apporte le numérique :
• La détection ambiante: dores et déjà, des capteurs mesurent tout en continu, on surveille les bébés, les conducteurs, la température de la maison, notre activité physique, nos chiens et chats, ce que nous mangeons, tout est même filmable et enregistrable.
• L’apprentissage agrégé concerne l’exploitation des données issues des capteurs (lumière, météo, nombre de personnes, température, notre niveau de fatigue), mais aussi les algorithmes d’apprentissage de Google à partir de nos données, le machine learning IBM Watson… bref l’apprentissage agrégé se fait par l’ apprentissage collectif et l’information du système en continu pour développer de meilleurs scénarios comme l’ont démontré les jeux et maintenant les équipementiers qui créent des systèmes de machine learning et d’autoapprentissage.
• Construction des écosystèmes : c’est une banalité, mais les nouvelles technologies maturent quand leurs écosystèmes se mettent en place. C’est le cas avec la réalité virtuelle (VR) qui impactera les voyages. Son écosystème intègre les caméras 360° très présentes sur ce CES. La 4K également monte en puissance.

Labellisé en 2012 par le Centre d’innovation de l’UTC, le projet Aspic Engine, porté par deux étudiants en génie informatique, Marc Muller et Quentin George, a abouti à la création d’une entreprise, Aspic Technologies, fin 2014.
L’entreprise conçoit et propose des logiciels et du matériel destinés aux professionnels du jeu vidéo et de la réalité virtuelle, permettant d’obtenir un rendu réaliste de l’environnement sonore. « Aspic Technologies rend cohérentes la vue et l’ouïe dans un environnement virtuel, et remplace des méthodes longues et coûteuses par une solution efficace et en temps réel, moyennant de légères approximations », explique Quentin George.
Actuellement, la startup est notamment l’unique fournisseur de logiciels et de matériel sonore pour la plateforme EQUIPEX Innovation-research in the Digital and Interactive Visual Environments (IrDIVE) du laboratoire SCALab des universités de Lille. Cette plateforme, qui sera inaugurée au printemps 2016, sera la plus grande salle de réalité virtuelle en France.
Par ailleurs, la startup compte faire une levée de fonds dans le courant de l’année, pour agrandir son équipe marketing et commerciale.

Le mal de dos, qui touche près de huit français sur dix, est souvent qualifié de “mal du siècle”. En cause le plus souvent, notre mode de vie trop sédentaire et une mauvaise posture lorsque nous sommes assis devant un bureau. C’est pour remédier à ce problème qu’Antony Rouhban, qui a intégré l’UTC en formation continue pour le cursus d’ingénieur en génie Biologique, et Nicolás Latorre de l’université Favoloro (Buenos Aires), qui a effectué un double diplôme à l’UTC, ont développé une technologie portable connectée, permettant de signaler une mauvaise posture.
“Notre objectif est de concevoir un dispositif médical destiné à la prévention, au traitement et au suivi des problèmes de posture. Cet appareil devra donc être utilisé avec l’encadrement d’un professionnel de santé (un médecin,un kinésithérapeute, etc.).”
Pour Antony Rouhban et Nicolás Latorre, les origines de ce projet remontent à 2014, lorsqu’ils s’inscrivent au concours d’innovation proposé par l’Association Française des Ingénieurs Biomédicaux (AFIB) : “Nicolás a de bonnes compétences en électronique, et on se complète dans les domaines de la gestion de projet, du marketing et de la réglementation. Nous avons donc décidé de présenter un projet pour le concours, et Didier Gamet du laboratoire BMBI a accepté que notre participation à celui-ci fasse l’objet d’une UV TX.”
Antony et Nicolás ont reçu le premier prix ex-aequo de ce concours et ils font également partie des 20 premiers projets sélectionnés par le Prix Pépite – Tremplin pour l’Entrepreneuriat Etudiant. Mais ils ont aussi été pré-labellisés par le Centre d’Innovation de l’UTC, lors du concours de projets innovants de septembre 2014. “Cette pré labellisation, qui va se poursuivre par une labellisation cette année, nous a permis d’obtenir des fonds, mais aussi et surtout la crédibilité nécessaire pour pouvoir faire travailler des étudiants de l’UTC sur notre projet,” ajoute Antony.
Le Centre d’Innovation, un espace parfait pour que ces deux jeunes entrepreneurs puissent développer leur projet : “Nous avons pleinement exploité les ressources offertes par l’UTC et le Centre d’Innovation, confirme Antony. Sur un an Nous avons travaillé au total avec près de 50 étudiants de l’UTC, dans des domaines aussi variés que la gestion de projet, l’intelligence économique, le design, la création d’entreprise… Nous avons notamment employé plusieurs étudiants de la filière MPI, car cela nous a permis d’avoir un suivi précis des différents volets projet, une aide était indispensable car j’étais en stage le semestre précédent. Nous avons également utilisé le Fablab et la salle de motion capture du Centre d’Innovation.”
D’ailleurs Antony et Nicolás ne comptent pas quitter le Centre d’innovation maintenant qu’ils sont diplômés : “je vais enfin être à temps plein sur le projet, et nos bureaux vont être au sein du Centre d’Innovation, confirme Antony. Par ailleurs, avec le laboratoire BMBI, nous allons intégrer un programme de maturation accompagné et financé par la SATT Lutech.

On a tendance à penser que la vente d’œuvres d’art est réservée à un milieu très restreint et se déroule uniquement dans les galeries ou bien dans les ventes aux enchères, et dans ce cas le web n’est pas adapté. Erreur ! Un jeune diplômé de l’UTC, Adrien Saix, a justement créer une startup MyArtMakers , qui rapproche amateurs d’art et artistes contemporains.
“Je voulais monter un projet web, et j’ai remarqué que le secteur de l’art était très en retard du point de vue des problématiques digitales. C’est pour cette raison que je me suis orienté vers ce secteur, plus que par affinité” révèle Adrien Saix, diplômé en Génie des Systèmes Urbains à l’UTC. “Et comme je n’avais aucune connaissance en art, j’ai eu un regard neuf sur ce secteur. Aujourd’hui bien sûr, je commence à bien m’y connaître, mais du fait d’avoir eu une approche naïve lors du lancement du projet, nous avons pu créer quelque chose d’innovant, car nous n’étions pas influencés par les pratiques existantes.”
MyArtMakers, est une plateforme web qui tient tout autant de la Marketplace (comme Amazon), que du réseau social (comme Facebook). Amateurs d’art et artistes peuvent s’y inscrire, selon deux protocoles distincts. Pour les amateurs, lors de l’inscription, gratuite, ils vont être amenés à suivre 40 artistes et à aimer une centaine d’œuvres, ce qui permet à l’algorithme développé par la startup de leur proposer par la suite des œuvres et des artistes qui correspondent à leur goûts.
Avant d’être admis sur la plateforme, les artistes doivent eux renseigner des informations supplémentaires et fournir des photos de leur œuvres. “Ensuite nous choisissons de valider ou non l’artiste, explique Adrien, car nous n’acceptons pas n’importe qui sur la plateforme. La personne doit avoir le statut d’artiste indépendant, ou être inscrit à la Maison des artistes. Elle doit aussi avoir un vrai univers à faire valoir ! Par contre, nous acceptons tout type d’art sur la plateforme : peinture, sculpture, photographie, gravure, street art…” Autre point fondamental pour Adrien : ” Nous ne nous occupons que du marché dit de première main, c’est à dire que c’est l’artiste lui même qui créé son compte et vend ses œuvres.”
Le modèle économique de la plateforme est du type Freemium : les artistes peuvent s’inscrire gratuitement et mettre cinq œuvres en vente, ainsi qu’un lien vers leur propre site web. Ils peuvent ensuite souscrire un abonnement pour débloquer d’autres fonctionnalités sur la plateforme, comme augmenter leur visibilité. Par ailleurs, MyArtMakers prend aussi une commission sur les ventes réalisées. Actuellement, la plateforme regroupe déjà plus de 1000 artistes français et 300 internationaux, preuve qu’elle répond à une vraie attente.
Mais la startup ne s’arrête pas là, et continue de développer de nouveaux projets. “Nous avons été les premiers à proposer de passer des commandes d’œuvres d’art personnalisées en ligne, souligne Adrien. les acheteurs décrivent ce qu’ils souhaiteraient et donnent leur budget, et les artistes intéressés leur font des propositions. Commanditaire et artistes peuvent ensuite discuter de la taille de l’oeuvre, des matériaux, des couleurs, etc. A ce jour, nous avons déjà eu cinq commandes finalisées sur le site, en plus des ventes d’œuvres “classiques””
La startup va aussi proposer à la fin de l’année un tout nouveau service aux artistes : “MyArtMakers Academy est un centre de formation pour les artistes sur la communication digitale, l’administration de site internet, le community management… Il y a en effet un vrai besoin actuellement.“affirme Adrien.
Par ailleurs, grâce à une vingtaines de lieux d’exposition temporaires, tels que des restaurants et des hôtels, où sont exposées des œuvres, MyArtMakers rentre aussi dans le monde réel. “Et nous commençons à mettre en place des vernissages, car c’était une demande des artistes,complète Adrien. Mais ce n’est pas tout, nous proposons également des services particuliers pour les entreprises. Nous leurs proposons nos conseils pour l’acquisition d’œuvres d’art, pour organiser des ateliers “Art et Management”, ou encore pour des vernissages”
Récemment, le site s’est également doté d’une version anglaise, afin de faciliter son développement à l’international. En effet, selon Adrien, “Le marché de l’art contemporain français représente 2,8% du marché mondial, explique Adrien. Les trois gros acteurs sont les Etats-Unis, la Chine et la Grande Bretagne qui concentrent 77% du marché. Il est donc essentiel pour nous de nous positionner à l’international.”
Tout comme Alice Froissac (cf. Interactions n°35), Adrien Saix est un serial entrepreneur. En plus de MyArtMakers, il a créé sa propre agence de communication, Le Web Français. “Nous développons des applis, des plateformes web, on fait du référencement… Et, du coup, nous pouvons tester pas mal d’idées sur la plateforme MyArtMakers !” s’amuse-t-il.
Le site pour les entreprises : services-entreprises.myartmakers.com
Le site de l’académie MyArtMakers : academy.myartmakers.com
Le blog de MyArtMakers : www.myartmakers.com/le-mag/
Le site de Le Web Français : www.lewebfrancais.fr

Alors que nous sommes saturés d’informations visuelles et sonores au quotidien, comment pourrions-nous transmettre des informations par notre sens du toucher, quant à lui peu sollicité ? C’est la question à laquelle a travaillé à répondre le laboratoire Costech de l’UTC à travers un projet innovant lauréat du 1er concours du Centre d’innovation en 2010. Après trois années de maturation du projet, deux diplômés de l’UTC, Thibaud Severini et Vanessa Caignault ont alors créé Novitact. L’objectif de la start-up ? Donner du sens au toucher, notamment à travers son premier produit, le bracelet de communication par vibration Feeltact.
Le bracelet Feeltact est un bracelet connecté permettant d’émettre et de recevoir des messages tactiles sous forme de vibrations. ” Le nombre de vibreurs sollicités ainsi que la durée, l’intensité de la vibration et sa fréquence peuvent être paramétrées afin de créer des messages personnalisés et facilement identifiables ” précise Thibaud Severini, président de Novitact. Le bracelet est également relié au smartphone de l’utilisateur par bluetooth.
Les applications du bracelet FeelTact sont très nombreuses. Celui-ci pourrait donc trouver des débouchés pour les professionnels, mais aussi les particuliers, même si Novitact cible dans un premier temps le marché professionnel de la sécurité, pour des environnements où la communication visuelle et orale peut être difficile, voire dangereuse. ” Par exemple, explique Vanessa Caignault, directrice générale de Novitact, un contrôleur de train se sentant en danger peut appuyer sur son bracelet pour prévenir ses collègues discrètement ; et recevoir un message de retour lui signalant le délai de leur arrivée. ”
L’idée d’un dispositif de transfert d’informations par vibrations a émergé en 2010 sous l’impulsion de Nicolas Esposito, alors chercheur au laboratoire Costech. Il a donc contacté Thibaud Severini (ingénieur en informatique diplômé de l’UTC. Thibaud a rejoint l’aventure en juin 2011 pour porter ce qui est devenu un projet d’innovation, devenant notamment co-inventeur de la solution au format bracelet. Vanessa Caignault (ingénieur diplômée de l’UTC avec une spécialisation en management de projets innovants) a rejoint l’aventure peu après : ” Après 10 ans d’accompagnement au lancement de produits et de jeunes entreprises, j’ai décidé de passer de l’autre côté et de me lancer à mon tour dans l’entrepreneuriat “.
Lauréat du 1er concours du Centre d’innovation de l’UTC, le projet a bénéficié de financements du Conseil Régional de Picardie, via son fonds de maturation, ainsi que de l’Europe au travers du FEDER.
Par ailleurs, la start-up, créée officiellement en octobre 2013, a remporté le 5 juin dernier le concours du Printemps du Numérique, qui avait lieu au Centre d’Innovation de l’UTC, gagnant de ce fait sa place au sein de la délégation française au prochain Consumer Electronic Show (CES) à Las Vegas, ce qui va lui permettre de se faire connaître à l’international.
” Mais l’objectif principal de cette année, annonce Thibaud Severini, est de tester les bracelets en condition réelle grâce aux prototypes fonctionnels que nous possédons depuis le mois d’avril. ” Ces prototypes leur ont déjà permis d’entrer au contact de plusieurs entreprises intéressées par le projet, et d’identifier celles volontaires pour entrer en phase de test en situation réelle d’ici la fin de l’année.

Quand on parle robotique, on pense d’abord à des robots humanoïdes, des drones, ou encore des robots jouets. Pourtant, la robotique est un domaine offrant bien d’autres possibilités encore. Avec son projet Ga.ia, la startup Still Human transforme ainsi en cyborg rien de moins que nos… plantes vertes !
A l’origine de ce projet un peu fou, Mathias Schmitt, qui a suivi une formation de designer industriel au sein de l’école Strate Collège, à Sèvres : “Pour mon diplôme, je devais développer un projet industriel, et j’ai choisi de travailler dans le domaine de la robotique. J’ai d’abord pensé à alimenter un robot avec une plante, puis j’en suis venu à la conclusion que la plante aussi pouvait trouver de l’intérêt à être liée à un robot ! C’est là que m’est venu l’idée de faire un cyborg mi plante-mi machine, pour faire en sorte que les plantes puissent ‘prendre des décisions’ ”.
Mathias Schmitt s’associe alors avec un autre diplômé de son école pour fonder la startup Still Human, afin de développer le projet Ga.ia. C’est alors qu’ils font la rencontre de Quentin Guilleus, diplômé de l’UTC en Génie des Systèmes Mécaniques, stagiaire au sein du Centre de Robotique Intégrée d’Île de France.
Trois ans plus tard, Ga.ia se présente sous la forme d’une base robotique à deux roues, connectée à internet et munie de nombreux capteurs (hydrométrie, UV, lumière, température…). Les données récoltées en temps réel par les capteurs sont recoupées avec des données concernant le type de plante, la période l’année, la météo, etc., récupérées sur internet. L’ensemble de ces informations va ensuite permettre au robot de prendre des décisions.
“Par exemple, si la plante a besoin d’eau ou de lumière, avance Mathias, le robot va pouvoir prendre la décision de la déplacer vers un endroit plus favorable. Ga.ia est donc bien un cyborg, qui va avoir des compétences de robotique, dans le sens où il va pouvoir prendre des décisions dans des situations nouvelles, par exemple si on déplace des meubles.” Pour permettre les déplacements, le pot est en effet équipé de caméras et de lasers, pour faire une cartographie précise du lieu où il se trouve. “Des capteurs ultrasons vont aussi prévenir le robot qu’il y a du mouvement et qu’il doit éviter cette zone”, ajoute Mathias. Pas de risque donc de voir la plante heurter un meuble où è ou un animal. “Au départ, notre projet portait sur des robots qui devaient se trouver dans les espaces publics, raconte Mathias. Et puis, au fil du temps, on s’est recentré sur des robots à destination des particuliers ou des entreprises, et qui doivent donc pouvoir circuler sans problème dans un appartement ou une maison.”
Mais, pour Mathias Schmitt et ses associés, ce pot robotisé n’a pas pour seul objectif de rendre la plante autonome : “Actuellement les végétaux sont considérés comme des meubles, et nous avons tendance à les oublier. Là, comme la plante va bouger, nous prenons conscience qu’elle est vivante, qu’elle a un rythme propre, et des besoins. Nous allons donc ressentir de l’empathie envers elle, et prendre mieux conscience de la place des végétaux dans notre environnement”, affirme Mathias : l’équipe travaille donc pour renforcer l’interaction entre la plante et la personne. “En cas de manque d’eau, la plante pourrait envoyer une notification sur le smartphone ou un message sur la paroi avant du robot. La plante pourrait aussi aller directement se ravitailler en eau à une base munie d’un réservoir, capter l’humidité de l’air, ou bien encore exploiter ses capteurs et sa liaison internet, pour demander à sortir lorsque de la pluie est prévue.
La liaison avec internet pourrait aussi permettre à tous les cyborg de communiquer entre eux. ” On aimerait utiliser le cloud computing pour remonter de l’information, afin que les robots puissent apprendre des erreurs des autres, si une plante est morte par exemple. Nous avons vraiment envie d’exploiter la robotique au maximum de ses possibilités” affirme Mathias.
Bien sûr, les utilisateurs auraient toujours la possibilité de reprendre le contrôle du cyborg, par exemple pour lui interdire certaines pièces, ou le faire aller à un endroit précis. L’équipe prévoit de commercialiser à terme plusieurs tailles de pots, de la mini plante de bureau au petit arbuste. “Pour l’instant nous travaillons sur un pot d’une quarantaine de centimètres de diamètre, ce qui permet déjà de mettre une belle variété de plantes dedans, ajoute Mathias. Nous sommes aussi en train de développer Biom, le petit frère de Ga.ia, qui fait la même chose mais sans se déplacer, et qui sera donc plus accessible en terme de prix, de l’ordre d’une cinquantaine d’euros, contre 300–400 euros pour Ga.ia.”
La commercialisation de Ga.ia et Biom devrait avoir lieu en 2017. “Notre première cible va sans doute être les entreprises, car nous avons beaucoup de demandes concernant de la location de flottes de robots pour les open space, ou de l’événementiel. Après, nous ne savons pas si nous allons tout de suite ouvrir la vente aux particuliers, rien n’est encore défini, annonce Mathias. Mais nous aimerions beaucoup faire de la vente en magasin, en jardinerie par exemple.”
Même si elle se concentre pour le moment sur le développement de leurs deux produits, la startup pense déjà à l’international. “Nous réfléchissons à nous développer en Asie, et notamment au Japon ou en Corée, avance Mathias car ce sont des marchés très ouverts à la fois aux végétaux et à la robotique.”

Aujourd’hui, la maîtrise d’une langue étrangère, notamment de l’anglais, est indispensable dans le monde du travail. Comprendre et se faire comprendre par des personnes issues du monde entier, ayant donc une culture et des accents différents, est donc fondamental. Malheureusement, l’enseignement des langues, et en particulier celui de l’anglais, aujourd’hui dans le cursus scolaire et universitaire, ne répond pas à ce besoin précis. C’est pour pallier à ce manque qu’intervient Pipplet, une startup fondée cette année par trois diplômés de l’UTC.
Pipplet se présente sous la forme d’un service d’évaluation en ligne dans les langues. Il a pour objectif d’évaluer la capacité d’une personne à communiquer, argumenter et faire passer des sentiments dans une langue étrangère.
L’oral est donc prédominant dans ce test, comme le confirme Baptiste Derongs : “Dans notre test, nous ne nous focalisons pas sur les connaissances grammaticales, comme c’est le cas dans l’apprentissage académique des langues, mais sur la capacité d’un individu à à comprendre un ensemble d’autres personnes et à se faire comprendre par elles. Il faut donc avoir déjà un minimum de connaissance dans la langue pour pouvoir utiliser le service, mais les questions sont adaptatives en fonction du niveau. En fait, même quelqu’un dont c’est la langue maternelle peut passer le test pour évaluer sa capacité à se faire comprendre par des non natifs.”
C’est lors de leur séjour à Londres que l’idée de Pipplet est venue à Adrien, diplômé en Génie Informatique, Baptiste diplômé également en Génie Informatique et Matthieu ‚diplômé en Génie mécanique. Ils décident alors de créer leur startup. “Grâce à l’UTC, on a réussi à avoir une belle complémentarité de compétences. Je m’occupe plus du développement commercial, explique Baptiste Derongs, tandis qu’Adrien est en charge des aspects technologique et Matthieu structure et défini notre produit. Nous sommes deux informaticiens et un Génie mécanique, et au final nous travaillons dans les sciences humaines. C’est ça l’esprit de l’UTC !”
La startup a été désignée lauréate en juillet 2015, dans la catégorie “en émergence”, du concours I‑Lab, organisé conjointement par la BPI et le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. “Nous avons obtenu la subvention maximale de 45 000€ pour accélérer notre développement, indique Baptiste. Pour l’instant, nous avons déjà conclu un partenariat avec La Sorbonne, Paris 6 et bientôt l’UTC. ” Ce partenariat avec les universités permet à la startup de se bâtir rapidement un corpus d’utilisateurs venant des cinq continents. Notre objectif est d’avoir un échantillon représentatif du monde entier. Au final, un utilisateur va échanger avec entre 50 et 100 autres utilisateurs, de plusieurs pays, afin d’être mis en contact avec les différents accents ” détaille Baptiste.
Toute personne qui s’inscrit au test va ensuite devoir répondre à une cinquantaine de questions : 25 questions où elle va s’exprimer et 25 questions où elle va devoir écouter un autre candidat et répondre à des questions concernant ce qu’il a dit. “Par exemple un utilisateur va expliquer comment aller de A à B sur une carte, et un second utilisateur va devoir trouver le point B en partant du point A. Si les deux candidats se sont compris, cela nous permet de valider la bonne compréhension et donc la question pour les deux candidats. Statistiquement, on arrive à avoir une note représentative de la capacité de la personne à comprendre et se faire comprendre.“Pipplet repose sur un corpus de questions, ces dernières ont été élaborées avec l’aide d’un professionnel en linguistique. Le Test Pipplet est pour le moment disponible en anglais, mais son extension à d’autres langues est d’ores et déjà prévue.
“Notre système est potentiellement disponible en n’importe quelle langue, pourvu qu’on adapte les questions à la culture de la langue. Nous avons d’ailleurs déjà beaucoup de demandes pour développer le test en français. En fait, pour mettre en place le test dans une autre langue, il nous faut surtout un bon corpus de personnes parlant cette langue, dont certains pour lesquels c’est la langue maternelle,” affirme Baptiste. L’objectif à plus long terme porte sur la reconnaissance du résultat obtenu à l’issu de ce test pour qu’il soit utilisable sur son CV par exemple.
“Les utilisateurs obtiendraient un score à la fin du test pour définir l’aisance à la communication des personnes, déclare Baptiste. Plus l’utilisation de Pipplet augmentera, plus la reconnaissance de la certification du niveau sera importante. Mais pour cela, il faut aussi que l’on s’assure de la méthode de passation du test, notamment pour vérifier qu’il ne se fasse pas aider par quelqu’un.” Pipplet est pour le moment destiné principalement aux entreprises, notamment pour des tests de recrutement. L’évolution est, selon Baptiste : “de proposer des services personnalisées aux entreprises, par exemple de tester les capacités de communication des équipes, dans un domaine précis, comme l’automobile où la banque, et vers des pays particuliers, comme la Chine où l’Inde par exemple.” Mais le test sera bientôt également disponible pour les particuliers qui voudraient évaluer leur capacité à communiquer.

Lorsqu’ils interviennent pour un incendie dans un lieu fermé, les pompiers sont souvent gênés par le manque de visibilité dû à la fumée. Un inconvénient qui fera peut-être bientôt partie du passé grâce à Iperio, une caméra se fixant sur leur casque, qui permettre aux pompiers de voir à travers la fumée. Ce petit bijou de technologie est développé par Corentin Huard et Alice Froissac, une diplômée de l’UTC.
“Je suis une serial entrepreneuse !” C’est ainsi que se définit Alice Froissac, diplômée de l’UTC en 2010 et lauréate du prix “début prometteur” du Prix des Ingénieurs de l’année d’Usine Nouvelle et Industries et Technologies. Et pourtant, sa formation initiale ne la prédisposait pas spécialement à cela. ” J’ai fait une licence en science de l’ingénieur à l’UPMC, mais c’était très théorique, se souvient Alice Froissac. J’avais toujours été intéressée par le design industriel et donc, au lieu de faire un master, j’ai cherché une formation qui pourrait me rapprocher de ce domaine et l’UTC était une des seules écoles en France qui permettait de suivre des études d’ingénieurs combiné à une sensibilité au design industriel. J’ai donc intégré la filière design industriel, qui permet notamment d’avoir un profil transversal entre ingénieur et designer, et donc de savoir s’adapter à différentes situations et métiers.”
Après son diplôme, Alice suit un an les cours de la Paris-Est d.school de l’Ecole des Ponts et s’implique dans un projet de réinvention de l’expérience des pompiers dans les incendies grâce à une technologie apportée par Thalès Optronics permettant de voir à travers la fumée. ” En juin 2014, Thalès n’a pas souhaité reprendre le projet en interne, et Corentin Huard, qui avait aussi travaillé sur ce projet, et moi avons donc décidé de reprendre le projet et de créer notre entreprise, Ektos. ”
Et c’est dans le cadre de cette startup qu’ils continuent le développement du projet, désormais baptisé Iperio. Une caméra infrarouge est accrochée au casque, elle est même détachable au besoin. Les images s’affichent dans le masque respirateur, soit par projection, soit par mini écran monoculaire (les deux techniques sont encore à l’étude). Les images sont transmises en parallèle en temps réel à l’extérieur, afin que les officiers aient une vision claire de ce qui se passe durant l’intervention. Elles pourraient à terme être enregistrables, pour de la formation et du retour d’expérience. ” On a passé beaucoup de temps avec les pompiers pour comprendre leurs besoins, explique Alice. C’est la base du Design Thinking, c’est à dire l’innovation centrée utilisateur. On observe les usages et les comportements pour apporter des solutions. C’est un peu l’inverse de ce qui se fait souvent en France, où l’on développe des technologies, pour chercher ensuite comment les utiliser. ”
Pour définir au mieux les besoins des pompiers, Alice Froissac et Corentin Huard ont collaboré avec la caserne de Moissy Cramayel (77). ” Les pompiers utilisent déjà ce type de caméras infrarouge, mais elles sont tenues à la main, et cela ralentit en fait leur avancée. Lors des tests, nous nous sommes rendu compte qu’il y avait énormément de contraintes à intégrer : il ne faut pas que la caméra soit trop lourde, il faut qu’elle soit petite pour ne pas gêner dans les déplacements, Il faut qu’elle résiste aux températures et aux chocs, et aussi qu’elle ait une certaine autonomie.
” Pour permettre aux pompiers de “voir” à travers la fumée, la caméra utilise de l’infrarouge Thermique, qui permet de voir les différentes zones de chaleur, et donc par exemple de voir une victime sur le sol, ou une zone de feu plus intense. ” Mais, dans un second temps, on aimerait utiliser la technique que Thalès nous avait proposée au début du projet, le proche infrarouge, qui permet réellement de voir à travers la fumée en niveaux de gris, indique Alice. Mais c’est une technologie qui coûte très cher, et qui nécessite encore pas mal de développement pour qu’elle soit vraiment performante.
” Cette technologie de proche infrarouge permettrait aussi au système Iperio d’être utilisé lors de feux de forêt par exemple, où les Canadair pourraient visualiser directement la localisation du foyer de l’incendie, et ainsi effectuer leur largages beaucoup plus précisément. Après une série de tests qui a eu lieu fin avril, Alice Froissac et Corentin sont en ce moment à la recherche de financements pour développer leur prochain prototype, qui serait beaucoup plus petit et fonctionnel.
” Nous avons déjà obtenu la bourse Frenchtech de la BPI, et nous avons été lauréats du prix PEPITE-Tremplin pour l’entrepreneuriat étudiant, ajoute Alice. Nous cherchons donc aujourd’hui d’autres financements et partenariats. Et, nous envisageons déjà de développer notre produit à l’international, car tous les pompiers du monde sont concernés par un produit comme Iperio.” Mais Alice et Corentin voient encore plus loin. Ils sont déjà en train de lancer une autre entreprise, cette fois dans le domaine de la formation au design thinking et du coaching pour les entreprises. C’est ça la vie de serial entrepreneur !

Depuis quelques mois, le centre d’innovation accueille startups et entreprises qui y trouvent, en plus de locaux mis à disposition, un Fablab, conseils, plateformes techniques, etc. La startup Equisense en fait partie, depuis le mois d’avril.
“Depuis avril, je travaille à temps plein sur le projet Equisense au Centre d’Innovation, annonce Benoît Blancher, diplômé en Génie des Systèmes mécaniques de l’UTC en 2015.
Comme nous travaillons sur un objet connecté, c’est vraiment pratique d’avoir le FabLab juste à côté. De plus, à l’UTC, on rencontre nos professeurs et on côtoie l’INPI, ainsi que d’autres étudiants avec des problématiques différentes. On peut aussi faire travailler des étudiants via des TX ou PR ou des ateliers projets. Par ailleurs, on travaille dans le domaine de l’équitation, et à Compiègne il y a l’Institut Français du Cheval et de l’Equitation, un centre de référence dans le domaine, ainsi que de nombreuses écuries. C’est un environnement très favorable pour nous.
” L’équitation, un domaine, que Benoît connait bien, lui en a fait pendant 10 ans, notamment en compétition. “J’ai remarqué qu’il n’y avait pas d’objet connecté dans le monde de l’équitation alors que c’est un sport où il y a un certain nombre de métriques très importantes pour la performance et le bien être du cheval : vitesse, équilibre, boiterie… A la suite d’un stage en été, dans une startup d’un ancien de l’UTC, qui faisait une lampe connectée reliée à un smartphone, je m’intéressais beaucoup à l’impression 3D et aux objets connectés.”
Le premier projet développé au sein d’Equisense est un boîtier qui se fixe sur un cheval permettant de mesurer et d’analyser la locomotion du cheval, pour assurer un suivi des entraînements, même s’il y a plusieurs cavaliers. Il permet par exemple d’avoir une vision très précise d’un parcours d’obstacle, afin d’analyser les paramètres de performance et de progrès : amplitude des foulées, tracés, forme des sauts, vitesse,…
Il s’agit donc d’un outil de suivi global pour aider les cavaliers à adapter leur travail, et d’un outil d’analyse précis, facile à mettre en oeuvre. “Il est destiné à tous les cavaliers qui montent leur cheval plus d’une fois par semaine, ajoute Benoît Blancher. L’objectif est de permettre aux cavaliers, quelque soit leur niveau, de progresser et de prendre soin de leurs chevaux.” [Pour cela, Il permet au cavalier d’entrer dans le système les soins que reçoit le cheval. Le système peut ensuite imprimer un rapport de suivi du travail. le vétérinaire peut ainsi suivre les résultats des traitements qu’il a donné, notamment au point de vue de la locomotion.] Le capteur présent est complètement autonome : il s’allume et détecte seul lorsqu’il est fixé sur un cheval, et il enregistre ensuite automatiquement les données récoltées et les envoie au téléphone, quand celui ci est à proximité.
“Dans un second temps, il sera même capable de différencier les chevaux,” poursuit Benoît. L’interface du système est pour le moment disponible en anglais, français et allemand, et permet d’enregistrer plusieurs chevaux et plusieurs cavaliers. “On crée son profil et le profil de son cheval, que l’on peut partager ensuite avec d’autres cavaliers, explique Benoît. Il y aussi une interface spéciale pour les coach, qui peuvent ainsi suivre les entraînements, même lorsqu’ils ne sont pas présents. Nous proposerons également des offres spéciales pour les professionnels, notamment un système d’abonnement avec une flotte de capteurs fournie.”
La startup teste depuis plusieurs mois des prototypes fonctionnels, et travaille déjà à la version commercialisable. “Nous avons déjà levé des fonds cet été, et nous nous préparons à lancer une campagne de collecte de fonds sur Kiskstarter fin octobre, pour nous ouvrir sur le marché américain très habitué à la technologie.” La sortie est prévue dans le courant de l’année 2016.

La pause déjeuner au travail est souvent un moment indispensable de détente et d’échange entre salariés. Mais il peut être difficile pour ceux qui n’amènent pas leur repas et dont l’entreprise ne dispose pas de cantine pour bien se nourrir le midi. C’est là qu’intervient La Boîte à Encas, une startup créée par un diplômé de l’UTC.
L’idée de cette startup est venue tout naturellement à Michael Ormancey, diplômé en Génie des procédés en 2012, lors de ses stages en entreprise : “J’ai fait mes stages dans des zones industrielles, et j’ai pu m’apercevoir qu’il y avait très peu de solutions de restauration pour les entreprises qui n’avait pas de cantine ou de self. C’est là que j’ai eu l’idée d’une cafétéria qui s’adapte aux besoins et aux moyens de l’entreprise.”
L’idée de Michael est simple : livrer aux entreprises une cafétéria “clé en main”, munie de réfrigérateurs, de couverts, de micro-ondes et d’une borne de paiement. Mais la boîte à Encas se distingue d’une cafétéria classique par son mode de fonctionnement et son mode de distribution. “Nous fournissons une carte magnétique que les personnes vont pouvoir recharger par carte bancaire où par ticket restaurant. La borne de paiement est en fait une tablette tactile, où le salarié va badger sa carte pour payer. La tablette est reliée à notre système d’information, ce qui nous permet de savoir en temps réel qui consomme, à quelle fréquence et dans quelle entreprise. Nous pouvons ensuite affiner les réassortiments, en personnalisant selon les goûts des employés, et optimiser notre planning de livraison en fonction des stocks restants dans les entreprises.”
Deuxième originalité, un mode de distribution différent selon la taille de l’entreprise. “Entre 30 et 100 personnes, les produits sont en libre service, explique Michael. Notre système est basé sur la confiance entre les salariés, qui fonctionne très bien dans ces petites entreprises. Par contre, lorsque l’entreprise compte plus de 100 salariés, ce système n’est plus gérable. La personne va alors devoir badger pour ouvrir le frigo et sélectionner les produits qu’elle veut. Une fois le frigo refermé, celui-ci va déduire la somme correspondante sur la carte magnétique.”
Et qu’y a‑t-il dans les frigos ? “Notre but est de proposer des produits de meilleure qualité par rapport à ce qu’on peut trouver en grande distribution, déclare Michael. Nous travaillons donc avec trois traiteurs pour les plats cuisinés, et avec de petits producteurs, pour les soupes, les desserts, etc. La diversité de nos partenaires nous permet d’avoir une carte suffisamment diversifiée, qui change chaque semaine et nous permet donc de nous adapter à des régimes spécifiques (sans gluten, sans sucre…). De plus, nous privilégions les produits de saison et l’ensemble des plats cuisinés sont élaborés à partir de produits frais, sans conservateur.”
Au final, un menu coûte à l’employé entre sept et dix euros. “L’idée c’est qu’il fallait rentrer dans la valeur du ticket restaurant, note Michael. Mais les clients peuvent aussi prendre un encas où un petit déjeuner avec notre système !”
Après s’être concentrée sur les entreprises de trente à cent employés pour commencer, la Boîte à Encas compte maintenant s’attaquer au marché des entreprises de 100–300 personnes. “Nous voulons devenir un référence sur le marché Paris Île-de-France, révèle Michael, sachant que c’est la région où l’offre de restauration est la plus dense. Nous avons déjà équipé plus d’une trentaine d’entreprises, dans la région parisienne pour le moment. Mais le marché est déjà énorme sur ce secteur !”
Mais la petite entreprise voit encore plus grand, et pense déjà à traverser la Manche. En effet, selon Michael : “Londres a des habitudes de consommation correspondant à celles offertes par la Boîte à Encas. Nous envisageons donc de nous implanter là-bas d’ici deux-trois ans. Mais avant, nous voulons étendre notre offre à toute la France.”




