Interview d’Iroshi Ishiguro, spécialiste mondial en robotique

Il a créé son dou­ble-robot, stupé­fi­ant de ressem­blance. Maître dans la con­cep­tion de robots humanoïdes, le pro­fesseur Hiroshi Ishig­uro a présen­té l’une de ses machines lors du spec­ta­cle La Méta­mor­phose à l’Espace Jean Legendre le 27 novem­bre, adap­ta­tion du roman de Kaf­ka par Oriza Hira­ta. Humains et robots seront-ils inter­change­ables, comme l’expérimente Gre­gor Sam­sa trans­for­mé non pas en « mon­strueux insectes », mais en tout aus­si dérangeant robot ?

En amont de ce spectacle, vous avez donné une conférence à l’UTC sur le thème ” Les Géminoïdes, technologie et nature humaine “. Qu’avez-vous présenté ?

J’ai expliqué pourquoi je con­stru­is des robots à forme humaine, et pourquoi j’ai décidé de tra­vailler sur ” La Méta­mor­phose “. Les robots seront omniprésents dans notre vie quo­ti­di­enne future. Ils seront com­muns que les smart­phone aujour­d’hui. Il faut s’y préparer.

Pourquoi donner une forme humaine à vos robots ?

Le cerveau humain est conçu pour recon­naître les attrib­uts humains. Don­ner une forme humaine au robot facilite leur inté­gra­tion et les inter­ac­tions avec les humains. Ils seront plus naturelle­ment accep­tés sous cette forme. La société française Alde­baran fait aus­si ce pari, avec ses robots Nao, Pep­per et Romeo.

Quelle est la prochaine étape pour la robotique ?

Il faut don­ner plus d’in­tel­li­gence aux robots. Ils sont déjà plus intel­li­gents que les êtres humains pour cer­taines fonc­tions, comme le cal­cul ou la mémori­sa­tion. Mais il faut aller plus loin, et leur con­fér­er des inten­tions, des désirs pro­pres. La prochaine étape, c’est l’im­plé­men­ta­tion d’une con­science. C’est l’ob­jet de mes recherch­es aujour­d’hui, et j’en­vis­age des résul­tats probants d’i­ci 5 ans. Dans le cadre de mes recherch­es, le tra­vail effec­tué avec le théâtre de Com­piègne fut intéres­sant. En con­frontant le robot à l’art, il nous pos­si­ble d’ap­pren­dre com­ment le robot devrait agir le plus naturelle­ment possible.

Vivrons-nous dans un roman de science fiction ?

La sci­ence fic­tion est source d’in­spi­ra­tion pour les recherch­es sci­en­tifiques. C’est une force motrice, qui four­nit toute l’imag­i­na­tion dont la sci­ence et la tech­nolo­gie ont besoin pour avancer.

Pour en savoir plus, voir son inter­view sur la web-TV de l’UTC

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