Vers une bibliothèque du futur

En juil­let, l’UTC va vivre le lance­ment des travaux de trans­for­ma­tion com­plète de la bib­lio­thèque uni­ver­si­taire du cen­tre Ben­jamin-Franklin (BUTC). Une étape cru­ciale pour l’établissement dans la mod­erni­sa­tion de ses infra­struc­tures. Livrai­son prévue en sep­tem­bre 2028 !

Ouverte en 1976, la BUTC va con­naître une réha­bil­i­ta­tion en pro­fondeur de ses espaces. Le pro­jet con­cerne les niveaux 2 à 5 du bâti­ment F du cen­tre Ben­jamin-Franklin. Cette trans­for­ma­tion vise à créer un véri­ta­ble « learn­ing cen­ter », une bib­lio­thèque de nou­velle généra­tion qui répond aux évo­lu­tions des pra­tiques péd­a­gogiques et numériques. La nou­velle BUTC s’articulera autour d’un espace d’apprentissage repen­sé avec une var­iété d’espaces de tra­vail adap­tés aux nou­velles formes d’apprentissage : zones de tra­vail indi­vidu­el, en binôme, en groupe, espaces de visio­con­férence et salles mul­ti-usages. Un accent par­ti­c­uli­er sera mis sur l’apprentissage des langues étrangères et de l’interculturalité avec l’intégration d’un for­eign lan­guage learn­ing cen­ter. Il s’agit d’un espace com­plé­men­taire pour l’auto-apprentissage et l’ouverture vers d’autres pays. Cet espace sera en out­re inter­con­nec­té avec les parte­naires de l’alliance européenne SUNRISE. 

Dans la nou­velle BUTC, les étu­di­ants auront accès à de nou­veaux avan­tages, comme un guichet unique de ser­vices regroupant en un même lieu l’ensemble des ser­vices aux étu­di­ants : appui péd­a­gogique et numérique, con­seils d’orientation et d’intégration, aide à la mobil­ité inter­na­tionale, admin­is­tra­tion des études, recherche de stages, sou­tien pour l’obtention de bours­es et de loge­ments. Il y aura aus­si un lieu de vie inter­cul­turelle favorisant les échanges et la con­vivi­al­ité, avec des espaces de détente et de ren­con­tre pour créer une véri­ta­ble dynamique de cam­pus. Il est à not­er que les travaux se dérouleront en site occupé, afin de laiss­er le niveau d’accueil de la BUTC acces­si­ble le plus longtemps pos­si­ble mais égale­ment de per­me­t­tre la con­ti­nu­ité de la cir­cu­la­tion au niveau d’accueil de l’université et dans les bâti­ments connexes.

Jusqu’à 1 500 étudiants usagers quotidiens de la BUTC

« Ce que nous lais­sons der­rière nous, c’est une bib­lio­thèque un peu dépassée par rap­port aux usages et aux ser­vices pro­posés aux étu­di­ants. Les étu­di­ants ont main­tenant des façons de tra­vailler qui ne sont plus celles d’il y a 10 ou 30 ans. L’idée est donc de s’adapter aux nou­veaux besoins. Donc il y a des aspects très matériels, par exem­ple de salles de tra­vail en groupe, de pris­es élec­triques, d’accès aux réseaux qui n’existaient pas à l’époque, illus­tre Marie-Dominique Tamet, direc­trice de la bib­lio­thèque de l’UTC. Il y a des besoins qui ont été listés avec notre assis­tante à maîtrise d’usage via des enquêtes et des dis­cus­sions. Par exem­ple, le besoin de silence a été claire­ment iden­ti­fié et les représen­tants étu­di­ants ont pré­con­isé la créa­tion d’un étage com­plète­ment silen­cieux. Nous allons égale­ment enlever 30 à 40 % des col­lec­tions actuelles et réduire l’espace pris par les col­lec­tions. Mais avoir des livres donne aus­si envie de tra­vailler de manière implicite. Et la demande est très forte sur cet aspect “ambiance de tra­vail”. On arrive à des fréquen­ta­tions de 1 000 ou 1 500 étu­di­ants dans une journée. Nous sommes quinze en tout pour gér­er le fonc­tion­nement de la bib­lio­thèque, mais nous sommes aidés par des moni­teurs étu­di­ants que nous recru­tons pour être présents lors des exten­sions d’horaires, c’est-à-dire les samedis après-midi et les soirées, entre 19 et 22 heures. »

Faire remonter la parole des usagers

Depuis le début du pro­jet, un accom­pa­g­ne­ment spé­cial­isé est mené avec une assis­tance à maîtrise d’usage (AMU). Céline Tix­i­er, de l’agence C‑Cohérent, est présente pour faciliter l’appropriation des nou­veaux espaces par les util­isa­teurs. Elle tra­vaille en étroite col­lab­o­ra­tion avec Jean-Romain Girodet, archi­tecte DPLG et urban­iste diplômé de Sci­ences Po Paris. Des entre­tiens et ate­liers de co-con­struc­tion ont eu lieu entre juin et octo­bre 2025 avec l’ensemble des usagers de la BUTC (étu­di­ants et les dif­férents ser­vices de l’UTC) pour bien définir les attentes et les besoins des usagers. Un pre­mier ate­lier de resti­tu­tion avait eu lieu à la BUTC, début sep­tem­bre, avec la présen­ta­tion des pre­miers plans élaborés à la suite des besoins recueil­lis. Des ate­liers de co-con­struc­tion ont aus­si été organ­isés pour appro­fondir les dif­férentes pos­si­bil­ités d’aménagements et d’ambiance. « L’idée, c’était d’aller au plus près de tous ceux qui sont sus­cep­ti­bles d’utiliser la BUTC, donc les étu­di­ants, le per­son­nel de la BUTC, les enseignants, mais aus­si tous les prestataires divers et var­iés, et de faire remon­ter leurs besoins, leurs attentes, leurs craintes aus­si, à la fois pen­dant le chantier, mais aus­si après, puisqu’il y a eu toute une phase de tra­vail avec l’architecte pour la final­i­sa­tion des plans et de l’aménagement intérieur », assure Céline Tix­i­er, dont l’une des mis­sions est de faire en sorte que la com­mu­ni­ca­tion puisse suiv­re l’évolution du chantier. « Il faut anticiper et informer à temps les usagers pour qu’ils puis­sent utilis­er au mieux les locaux pen­dant le chantier et qu’ils subis­sent le moins pos­si­ble les nui­sances du chantier parce qu’il y en aura de toute façon. » Un assis­tant à maîtrise d’ouvrage (AMO) de suivi de per­for­mance énergé­tique accom­pa­gne l’UTC depuis la phase con­cep­tion mais égale­ment pen­dant plusieurs années après la mise en ser­vice du bâtiment.

« Cette bibliothèque, ça va être incroyable ! »

Au-delà de la trans­for­ma­tion fonc­tion­nelle, cette réha­bil­i­ta­tion vise une mise aux normes com­plète du bâti­ment avec une amélio­ra­tion sig­ni­fica­tive des per­for­mances ther­miques, acous­tiques et envi­ron­nemen­tales. L’objectif est d’offrir un con­fort opti­mal aux usagers tout en respec­tant les exi­gences con­tem­po­raines de sobriété énergé­tique. « C’est un petit sac­ri­fice à sup­port­er avec ces désagré­ments des travaux, mais c’est pour une bonne cause. Moi, dès que j’ai enten­du par­ler du pro­jet, j’ai tout de suite adoré l’idée parce qu’actuellement on a une bib­lio­thèque qui est de plus en plus vieille, avec pas mal de con­traintes, con­fie Jean Tri­clin, 19 ans, étu­di­ant en deux­ième année à l’UTC et moni­teur à la bib­lio­thèque depuis un an. Cette bib­lio­thèque, ça va être incroy­able ! Vrai­ment. Quand on nous a dit qu’on allait avoir des réno­va­tions avec une pos­si­bil­ité de mieux tra­vailler, qu’on aura plus d’espace de tra­vail, des pris­es pour nos ordi­na­teurs, sans par­ler de l’ambiance de tra­vail, bien plus agréable, nous nous sommes immé­di­ate­ment réjouis, nous les étu­di­ants. Hâte de voir le résul­tat final ! 

KD

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