Médaille CNRS : après le bronze, l’argent !

Dix ans après l’obtention de la médaille de bronze, Anne-Virginie Salsac, directrice de recherches CNRS au BMBI, s’est vu décerner l’une des 24 médailles d’argent CNRS 2025. Une reconnaissance pour « celles et ceux qui font avancer la science » d’après le CNRS.
Anne-Virginie Salsac est de ceux qui font avancer la science. Cette année, elle est récipiendaire d’une des médailles honorifiques du CNRS, qui récompensent chaque année des chercheuses et chercheurs contribuant au rayonnement de la recherche et de l’innovation.
Comment se déroule le processus d’attribution des médailles CNRS ? « Personne ne peut se porter candidat. Ce sont les pairs qui proposent les noms de collègues, chercheuses et chercheurs, en nombre égal. Les pairs peuvent être les directeurs/directrices d’unité ou de leurs tutelles, ou encore les membres du Comité national, une instance interne du CNRS, en charge de l’évaluation des travaux des chercheuses et chercheurs », explique-t-elle.
Quelle est la signification de la médaille de bronze attribuée alors qu’elle était chargée de recherches CNRS ? « La médaille de bronze distingue de jeunes chercheuses et chercheurs dont les recherches bien engagées ont d’ores et déjà abouti à des résultats majeurs et d’autres très prometteurs. Comme le précise le CNRS, c’est une distinction, qui vise à les encourager à poursuivre sur cette voie d’excellence de la recherche », souligne-t-elle. Aujourd’hui, Anne-Virginie Salsac transforme l’essai avec la médaille d’argent, qui « distingue des chercheurs et des chercheuses pour l’originalité, la qualité et l’importance de leurs travaux, reconnus sur le plan national et international », comme le précise le CNRS.
Quel est son sentiment après la médaille d’argent ? « Je suis évidemment ravie, même si cela me met un peu mal à l’aise que la médaille revienne à une seule personne, alors que la recherche est collaborative. À mes yeux, cette médaille revient tout autant à mes collègues du laboratoire et collaborateurs/collaboratrices qu’à moi. Ce qui me fait plaisir, en revanche, c’est la réaction de personnes dans et hors du laboratoire qui me disent leur fierté. Car oui, la médaille leur revient. » Cette distinction est aussi une fierté dont peut s’enorgueillir l’UTC, après la médaille de bronze de Cécile Legallais pour BMBI en 2003 et la médaille de cristal de Bernadette Tse Sum Bui, en 2017, pour le GEC.
Et Anne-Virginie de conclure : « Ce qui me ravit enfin est que la médaille met en avant la biomécanique des fluides et la biomécanique en général. Elle prouve qu’aux interfaces entre plusieurs disciplines, on peut faire avancer la recherche fondamentale et la coupler à des aspects très appliqués. »
MSD




