L’engagement associatif cherche un nouveau souffle

À l’UTC, le con­stat est iden­tique à celui observé sur l’ensemble du monde asso­ci­atif en France : l’engagement des étu­di­ants souf­fre d’un manque d’attractivité. L’engagement étu­di­ant a besoin d’un souf­fle nou­veau, un élan ou inno­va­tion, sol­i­dar­ité, inter­cul­tur­al­ité, agilité, … toutes ces valeurs et bien d’autres du monde asso­ci­atif et qui sont égale­ment dans l’ADN de l’UTC sym­bol­isent le ter­reau d’une inser­tion pro­fes­sion­nelle forte. Le ques­tion­naire élaboré au print­emps dernier par le Bureau des étu­di­ants (BDE), dans le cadre d’une étude menée sur cette prob­lé­ma­tique, vise à mieux com­pren­dre les freins et les moti­va­tions pour le volon­tari­at afin de men­er des réflex­ions et de pro­pos­er des solutions.

L’UTC compte 120 asso­ci­a­tions actives répar­ties en qua­tre Pôles : Artis­tique et événe­men­tiel (PAE), Sol­i­dar­ité et citoyen­neté (PSEC), Tech­nolo­gie et entre­pre­neuri­at (PTE) et Vie du cam­pus (PVDC). Au dernier recense­ment, elles regroupaient moins de 2 500 coti­sants con­tre env­i­ron 2 700 les années précé­dentes. Le désen­gage­ment étu­di­ant est man­i­feste et con­duit cer­taines asso­ci­a­tions à ne plus péren­nis­er leurs activités.

« Il nous faut réfléchir à d’autres fonc­tion­nements pour motiv­er l’engagement », souligne Alan­na Acos­ta Chilel­li, étu­di­ante en Human­ités et Tech­nolo­gies et respon­s­able des parte­nar­i­ats au sein du Bureau des Étu­di­ants (BDE) de l’UTC. Cette asso­ci­a­tion cen­trale de la vie asso­cia­tive de l’université com­piég­noise a lancé au print­emps dernier un ques­tion­naire en ligne afin de dress­er un panora­ma des dif­fi­cultés, des freins, des besoins et des attentes. Car assur­er la con­ti­nu­ité des activ­ités asso­cia­tives est un des défis à relever tant les activ­ités asso­cia­tives per­me­t­tent un véri­ta­ble épanouisse­ment et le développe­ment de nom­breuses qual­ités humaines, socié­tale et pro­fes­sion­nelles. 550 étu­di­ants, volon­taires, et per­son­nels de l’UTC y ont répondu.

Des pistes d’amélioration

« Les bureaux sont réélus tous les six mois et la prési­dence tous les ans env­i­ron, rap­porte Alan­na Acos­ta Chilel­li. Ça peut com­pli­quer le fonc­tion­nement, les infor­ma­tions peu­vent se en effet se per­dre, cer­taines ques­tions restent en sus­pens… Il faut aus­si décon­stru­ire les préjugés autour du tra­vail asso­ci­atif, la charge et les respon­s­abil­ités. L’administratif, invis­i­ble et peu grat­i­fi­ant, peine à attir­er. » Une réflex­ion est égale­ment menée sur le for­mat de la journée d’intégration et de présen­ta­tion des asso­ci­a­tions afin de don­ner davan­tage de vis­i­bil­ité à ces dernières. Le grand nom­bre d’associations est l’un des points soulevés dans nos échanges avec les étu­di­ants d’autant que des actions et des mis­sions pour­raient fusion­ner et être davan­tage mis­es en syn­ergie. » Les pistes d’amélioration sont ain­si mul­ti­ples afin d’inciter à s’investir et au monde étu­di­ant asso­ci­atif, d’être suff­isam­ment attrac­t­if. « Le manque de temps ou de recon­nais­sance, la fatigue, la sur­charge men­tale sont aus­si d’autres prob­lé­ma­tiques soulevées. » Les étu­di­ants ont cepen­dant con­science que l’engagement asso­ci­atif con­tribue à acquérir des com­pé­tences pro­fes­sion­nelles non nég­lige­ables. Et c’est même l’un de ses points forts : « aider à la réal­i­sa­tion d’un pro­jet, le cocon­stru­ire et appren­dre, per­met de s’adapter et c’est bien le rôle d’un ingénieur. »

L’innovation comme solution

Le par­cours asso élite vise néan­moins à recon­naître l’engagement, d’at­tester et de val­oris­er les pris­es de respon­s­abil­ités impor­tantes au sein des asso­ci­a­tions, à l’instar des activ­ités sportives, musi­cales et entre­pre­neuri­ales. « Con­cili­er les activ­ités asso­cia­tives avec le cur­sus peut être com­pliqué, remar­que la bénév­ole. Depuis deux ans, ce par­cours spé­ci­fique offre un cur­sus amé­nagé en con­séquence. Une ving­taine d’étudiants sont ain­si engagés sur le long terme. « Au ser­vice infor­ma­tion de la Mai­son des étu­di­ants, nous sommes déjà sur le change­ment pour attir­er les étu­di­ants. Le ques­tion­naire que nous avons élaboré dresse un tableau pour trou­ver des solu­tions, pour ten­ter d’innover et de met­tre en place des choses nou­velles de redy­nami­sa­tion. Mais jusqu’à quel stade se restruc­tur­er ? », ques­tionne Alan­na Acos­ta Chilel­li, pour qui l’engagement et le tis­su asso­ci­atif con­stitue un ter­reau de vie après les cours. Objec­tifs prochains du BDE : met­tre en place des change­ments con­crets afin de se réor­gan­is­er et de trou­ver des solu­tions aux prob­lé­ma­tiques posées pour « attir­er ceux qui ne par­ticipent pas à la vie asso­cia­tive de l’UTC, qui ne sont ni con­som­ma­teur, ni acteur ».

Une vie associative riche !

Au cœur de la vie étu­di­ante, qua­tre pôles asso­ci­at­ifs ani­mes par les étu­di­ants ryth­ment le cam­pus tout au long de l’année : le pôle artis­tique et événe­men­tiel fait vibr­er la créa­tiv­ité à tra­vers la danse, la chorale, la comédie musi­cale et l’organisation d’évènements fes­tifs ; le pôle sol­i­dar­ité et citoyen­neté s’engage pour des caus­es sociales et envi­ron­nemen­tales, mobil­isant les étu­di­ants autour des grands enjeux de notre époque ; le pôle tech­nolo­gie et entre­pre­neuri­at favorise l’innovation et l’échange, notam­ment grâce au forum étu­di­ants-entre­pris­es, aux con­férences TEDx et aux pro­jets de développe­ment durable ou de junior entre­prise ; le pôle vie du cam­pus con­tribue à la con­vivi­al­ité quo­ti­di­enne en pro­posant des activ­ités qui ren­for­cent le lien et la dynamique communautaire.

IL

Le magazine

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