3 questions à Sylvie Lemonnier-Morel, secrétaire générale Fondation UTC pour l’innovation

Comment la Fondation participe-t-elle à la plateforme Quatrium ?
Le projet Quatrium poursuit une ambition claire : permettre aux TPE et PME du territoire des Hauts-de-France de s’approprier rapidement les enjeux de l’industrie 4.0 et des technologies associées, de la transformation digitale à la robotique collaborative, jusqu’à l’industrialisation concrète des solutions dans leurs usines. Il ne s’agit pas seulement de sensibiliser, mais d’accompagner un passage à l’action, depuis la découverte des technologies jusqu’au déploiement opérationnel. Le projet est porté par le CETIM, un acteur important localement et un de nos mécènes par ailleurs. Nous avons accepté de soutenir le fonctionnement de la plateforme Quatrium de l’UTC sur trois ans. Cela passe, par exemple, par soutenir les dépenses accentuant la visibilité de la plateforme dont pourront bénéficier les plus petites entreprises. En fait, l’important est que la Fondation s’inscrive auprès des financeurs institutionnels comme un levier pour ensuite générer une vraie dynamique de recherche des fonds de mécénat pour soutenir cette démarche.
Cela fait-il partie des missions, déjà nombreuses, de la Fondation ?
Oui, elle existe aussi pour donner plus de souffle et plus de dynamique, notamment aux entreprises du territoire. Afin de rester compétitives, celles-ci doivent aussi s’interroger sur leur transformation digitale. Et elles n’ont pas toutes forcément les moyens de le faire. Donc, en fait, cette plateforme Quatrium permettra notamment de créer des MOOC, des vidéos… L’un de nos objectifs est donc d’aller capter le soutien auprès de partenaires de plus grande envergure, parce que la Fondation est une alliance institutionnelle de l’UTC avec un certain nombre d’acteurs industriels, Saint-Gobain, Sopra Steria notamment. Pour l’UTC, à travers la Fondation, l’idée est de porter les entreprises du territoire, de co-construire et d’avoir du rayonnement auprès des acteurs du territoire.
Quels enseignements tirer de ce début d’aventure autour de la plateforme Quatrium ?
Dans une région à forte densité industrielle comme les Hauts-de-France, où les enjeux de compétitivité et de transition numérique sont majeurs, Quatrium peut devenir un véritable hub régional de transformation digitale. L’idée, à travers tout cela, est de faire levier pour positionner l’UTC, la plateforme et ses acteurs comme un acteur incontournable de la compétitivité et de la recherche industrielle sur l’industrie du futur, sur la digitalisation de toutes les unités de production. Il s’agit aussi de mettre en avant l’expertise du laboratoire Roberval pour ce faire. La Fondation joue ainsi un rôle d’amorçage et d’effet levier auprès d’autres partenaires publics et privés. Elle permet surtout de transférer vers l’industrie l’expertise scientifique du laboratoire Roberval. Ce lien direct entre recherche et terrain constitue un avantage compétitif unique pour le territoire. En structurant cet écosystème, la Fondation renforce durablement l’impact économique et technologique de l’UTC. C’est donc un investissement stratégique au service de la transformation industrielle régionale, et non un soutien symbolique !
KD




