Une femme ouverte sur le monde

Diplômée de l’UTC en génie des procédés en 2008, Joëlle Huynh-Eyssauti­er a pour­suivi ses études par une thèse à l’IFPEN. Elle tra­vaille actuelle­ment dans le ser­vice Qual­i­fi­ca­tion Pack­ag­ing chez L’Oreal. Por­trait d’une femme ouverte sur le monde.

Cette ouver­ture ? Elle en fait la démon­stra­tion dès la fin de la sec­onde dans son lycée ardé­chois en par­tant une année aux États-Unis grâce à Vivre sans Fron­tières, une asso­ci­a­tion qui promeut les échanges inter­cul­turels. « J’avais 15 ans quand j’ai quit­té ma famille pour vivre cette aven­ture dans une famille d’accueil améri­caine à Cleve­land dans l’Ohio. J’ai inté­gré un lycée améri­cain et j’ai été notam­ment séduite par la manière très prag­ma­tique d’enseigner la physique », dit-elle.

En ter­mi­nale, alors qu’elle visait l’école d’ingénieurs CPE de Lyon, une copine lui par­le de l’UTC. Une infor­ma­tion qui tombait à pic puisqu’un de ses frères venait de s’installer à Com­piègne. « J’ai décidé d’aller aux journées portes ouvertes et j’ai été ravie par le fait que l’on puisse choisir ses cours, ce qui m’a rap­pelé mon expéri­ence améri­caine, l’ouverture vers l’international avec des propo­si­tions de dou­ble diplôme ou de stages, notam­ment à l’étranger, la pro­mo­tion de l’entreprenariat et enfin la vital­ité du monde asso­ci­atif », explique Joëlle.

Des atouts majeurs à ses yeux. « Aujourd’hui, je con­tin­ue à faire l’éloge de l’UTC auprès des jeunes en met­tant en avant le fait que, tout en étant une uni­ver­sité de tech­nolo­gie général­iste, elle n’en pro­pose pas moins des spé­cial­ités dis­tinctes. Ce qui nous per­met de côtoy­er des pro­fils très dif­férents. Cela n’aurait pas été le cas si j’avais choisi une école spé­cial­isée. Mon réseau est ain­si con­sti­tué d’entrepreneurs, dont mon mari que j’ai ren­con­tré à l’UTC, d’ingénieurs impliqués dans des secteurs très var­iés. J’ai aus­si eu la chance pen­dant mes études de présider l’association “Objec­tifs Argenti­na” dont le but est de venir en aide aux enfants de Jujuy, une région pau­vre du pays et où le prêtre de la paroisse est un ancien étu­di­ant de l’UTC. C’était une aven­ture humaine et une pre­mière expéri­ence man­agéri­ale fan­tas­tique pour moi », détaille-t-elle.

Durant ses années d’études, elle balise son chemin et se mon­tre très atten­tive au choix de ses stages. « À l’intersemestre de pre­mière année du tronc com­mun, c’est chez L’Oréal que j’ai eu ma pre­mière expéri­ence au sein d’une grande entre­prise. Mon stage de six mois pen­dant la pre­mière année de génie des procédés a eu lieu en lab­o­ra­toire de recherche à l’INRA, sur l’extraction d’arômes de thé. Une expéri­ence qui mêlait procédés, analy­ses chim­iques mais aus­si analy­ses sen­sorielles. Enfin, j’ai effec­tué mon pro­jet de fin d’études chez Coty (entre­prise de cos­mé­tiques) à Ash­ford (Angleterre) dans le cadre du mas­ter recherche de l’UTC que j’ai mené de front avec mon diplôme d’ingénieur. Au début réti­cente à l’idée de pour­suiv­re par une thèse, une de mes enseignantes m’a con­va­in­cue de rejoin­dre un lab­o­ra­toire de l’IFPEN qui pro­po­sait un sujet lié à la physi­co-chimie du pét­role. Par­fait pour com­pléter mes con­nais­sances sur les procédés », précise-t-elle.

À l’issue de sa thèse, l’appel du large se fait sen­tir. Elle décide alors avec son époux de ten­ter l’aventure en Asie. Une oppor­tu­nité lui est don­née par INS Thaï à Bangkok, une fil­iale d’INS (Inno­va­tion, nanomatéri­aux et Stratégie), PME française. Ils y restent trois ans. À son retour en France, en 2015, elle rejoint L’Oréal. « J’ai com­mencé en tant que bras droit du respon­s­able d’un lab­o­ra­toire de recherche en analy­ses physi­co-chim­iques de matières pre­mières avant de pren­dre sa relève un an plus tard. Après neuf ans d’investissement et de pas­sion sur des thé­ma­tiques ori­en­tées data et exper­tise, j’ai souhaité chang­er de méti­er pour être au plus près du pro­duit fini et des prob­lé­ma­tiques pack­ag­ing. En jan­vi­er 2025, j’ai eu la chance de rejoin­dre les opéra­tions au sein du départe­ment Qual­i­fi­ca­tion Pack­ag­ing, sur des études de com­pat­i­bil­ité Packaging/Formule », con­clut Joëlle. Un change­ment de cap encore une fois lui per­me­t­tant d’acquérir de nou­velles com­pé­tences et d’élargir un pré­cieux réseau.

BIO EXPRESS

  • 2000 : à l’âge de 15 ans, départ pour un an aux Etats-Unis
  • 2008 : diplômée en génie des procédés a l’UTC
  • 2012 : sou­te­nance de thèse a l’IFPEN
  • 2012 : départ pour trois ans à Bangkok
  • 2015 : intè­gre L’Oreal en R&I

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