Un cap pour les Hauts-de-France

Sophie Béjean est la nouvelle rectrice de la région académique Hauts-de-France, rectrice de l’académie de Lille et chancelière des universités. Rencontre !
La rectrice Sophie Béjean a été nommée rectrice de la région académique Hauts-de-France, rectrice de l’académie de Lille depuis le mois de mars dernier. Avant cela, elle a été rectrice de la région académique Occitanie et de l’académie de Montpellier (2020–2025), ainsi que rectrice de l’académie de Strasbourg (2016–2020). Elle arrive dans une région Hauts-de-France très peuplée, dense et contrastée, avec des territoires plus ruraux. « C’est un territoire contrasté aussi par l’activité économique qui s’y développe, l’industrialisation et des projets de territoire qui sont portés par les services de l’État et les collectivités. Et c’est aussi un paysage pour l’enseignement supérieur et la recherche riche avec de grandes universités métropolitaines, avec des universités qui sont implantées dans les territoires comme sur le littoral ou à Valenciennes, et puis l’université de technologie de Compiègne avec toutes ses spécificités », observe Sophie Béjean qui dans son rôle de rectrice de région académique, doit à la fois accompagner l’action pour l’école, l’éducation, la formation professionnelle, les enjeux d’orientation et accompagner l’enseignement supérieur et la recherche. « Mes grands objectifs sont de faire en sorte que l’action de l’État dans le champ de l’éducation et de l’enseignement supérieur et la recherche permettent de soutenir le développement des territoires. Tout en étant proches des acteurs, en dialogue avec les élus et aux côtés des services de l’État. »
Rester soucieux du développement du territoire
La rectrice connaît bien les universités de technologie, des établissements particuliers puisqu’ils sont à la fois universitaires et forment des ingénieurs. Ils doivent être aussi, du fait de leur statut, orientés vers la recherche. Ils portent ainsi des laboratoires de recherche, souvent en liaison avec de grands organismes de recherche. « Et cette spécificité est aussi marquée par le fait qu’ils ont des relations très étroites avec les acteurs économiques par l’enjeu d’innovation qui est propre à ces établissements. A l’UTC, j’ai découvert une université très dynamique qui a une politique d’innovation importante, engagée dans la recherche, dans l’innovation et les relations avec les acteurs économiques. À Sorbonne Université, cette alliance d’universités et d’établissements est orientée vers les projets d’excellence du meilleur niveau. Et puis l’université, aujourd’hui, est soucieuse de son action dans le territoire et de contribuer à son développement économique », assure la rectrice qui a découvert à l’UTC un établissement très innovant sur le plan pédagogique avec la possibilité de construire un parcours à la carte. « Cela est assez porteur notamment par la forte proportion de la dimension sciences humaines dans ces parcours, mais aussi assez attractif auprès des jeunes femmes puisque l’UTC a le plus haut taux de femmes dans ces formations d’ingénieurs. C’est aussi une université qui est attentive à la vie des étudiants et qui soutient les associations culturelles et sportives. Sans oublier son rayonnement international. »
Former des ingénieurs acteurs de la cohésion sociale
L’UTC a également su avoir un plan stratégique immobilier et accompagner sa stratégie recherche-innovation par ce plan immobilier, en organisant ses bâtiments de telle sorte qu’ils répondent à ses objectifs de restructuration de la recherche, de structuration de l’action en direction des zones d’innovation pour pouvoir accueillir les plateaux techniques. « Il fallait le faire conformément à ce qu’on demande aujourd’hui à tout acteur public, c’est à dire de respecter des enjeux de développement durable pour que les bâtiments soient éco-efficaces sur le plan énergétique et apportent en même temps le confort d’usage aux chercheurs, aux enseignants-chercheurs et aux étudiants, bien sûr, » conclut la rectrice pour qui former des ingénieurs c’est former des professionnels capables de piloter, de le faire efficacement, et capables d’évoluer au cours de leur carrière. « Aujourd’hui, les universités en général, et l’UTC en particulier, se doivent de préparer les étudiants à être les citoyens de demain. D’ailleurs le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a souhaité qu’il y ait une formation obligatoire à tous les étudiants sur les enjeux écologiques et climatiques, pour accompagner ces transitions environnementales. Et également une formation aux enjeux de citoyenneté autour des valeurs la République, pour que, là aussi, avec leur savoir, leurs compétences professionnelles d’ingénieurs, ils soient attentifs à cela et deviennent des acteurs importants dans la société ! »
KD




