« Soyez acteurs de votre vie »

Diplômée de l’UTC en génie des sys­tèmes urbains, Viviane Morelle, aujourd’hui Alum­ni et facil­i­ta­trice visuelle et coach d’équipe à la tête de son entre­prise Osan We, a été l’organisatrice des Mont­golfi­ades à l’occasion du tren­tième anniver­saire de l’université com­piég­noise en 2002. Cette dynamique cham­pi­onne de France et du monde de la dis­ci­pline con­fie sa grande recon­nais­sance et l’expérience inou­bli­able acquise via ce pro­jet étu­di­ant asso­ci­atif et d’équipe.

« Il faut oser, ne pas hésiter à se dire que c’est pos­si­ble et s’en don­ner les moyens. Soyez acteurs de votre vie. C’est réelle­ment ce que l’UTC per­met ». Viviane Morelle évoque avec ent­hou­si­asme, les Mont­golfi­ades, événe­ment orchestré en 2002 dans le cadre de l’inauguration du tren­tième anniver­saire de l’université com­piég­noise. Cette pas­sion­née picarde aujourd’hui instal­lée à Saint- Lau­rent-du-Var près de Nice, sur­v­ole l’épisode avec recon­nais­sance envers l’UTC qui lui a per­mis « l’audace de réalis­er ce pro­jet » et d’embarquer avec elle une asso­ci­a­tion d’étudiants, le per­son­nel de l’université, des entre­pris­es et acteurs locaux, les col­lec­tiv­ités ter­ri­to­ri­ales ain­si que la Ville de Com­piègne qui a notam­ment assuré le sou­tien logis­tique néces­saire. Cette pilote aérostière de mont­golfière élevée dans les airs depuis l’âge de 11 ans, pilote à 19 ans, cham­pi­onne de France en 2021, du Monde en 2022 et vice-cham­pi­onne du monde en 2024 voulait innover et pro­pos­er une grande fête inspirée du mod­èle économique des Mont­golfi­ades de l’association Cen­trali­enne de Lille. « Après tout, pourquoi pas nous ? », s’est con­va­in­cue Viviane Morelle. François Pec­coud, alors prési­dent de l’UTC, juge que l’étudiante ne manque ni de con­vic­tions, ni d’air. « Il adhère au pro­jet et m’indique une liste de con­tacts desquels je devais me rap­procher. À l’époque, je n’avais pas osé lui répon­dre que je les avais préal­able­ment ren­con­trés et que tout était déjà ficelé », indique Viviane Morelle.

7 500 spectateurs

« Sur trois jours, nous avions rassem­blé les acteurs du ter­ri­toire autours d’épreuves et d’Olympiades, se sou­vient la cheffe d’entreprise de 47 ans qui partage main­tenant ses étoiles dans les yeux avec sa clien­tèle. Con­ti­nen­tal, Saint-Gob­ain, Gaz de France, Air Liq­uide, l’Office de tourisme de Com­piègne, la Région, le Départe­ment de l’Oise… Des vols et des bap­têmes de l’air étaient assurés. Un décol­lage en ligne de seize équipages sor­tant de la brume mati­nale a aus­si été pro­posé. C’était incroy­able et mag­ique. » Avec un bud­get de 35 000 euros, les Mont­golfi­ades rassem­blent 7 500 spec­ta­teurs. « Aujourd’hui, j’aurais davan­tage con­science des risques que nous pre­nions et des dif­fi­cultés que nous pou­vions ren­con­tr­er », indique Viviane Morelle. Cette expéri­ence recon­duite l’année suiv­ante par l’étudiante Karine Houde et ren­due pos­si­ble grâce aux parte­nar­i­ats noués, lui a don­né con­fi­ance. « Ces ren­con­tres sont un mar­queur fort de mon par­cours, témoigne Viviane Morelle. Il a per­mis d’appréhender tous les aspects pro­pres à la ges­tion d’un pro­jet. La fédéra­tion d’une équipe, l’élan et la dynamique col­lec­tive l’ont ren­du possible. »

Prendre de la hauteur

Et per­mis par la suite de motiv­er une réelle voca­tion pro­fes­sion­nelle tournée sur le coach­ing d’équipe au sein d’Osan We (Com­mu­ni­ca­tion par la pen­sée en lan­gage elfique chez Tolkien, ndlr) : « Je les aide à pren­dre de la hau­teur au sens pro­pre comme au fig­uré. J’embarque les gens dans de l’intelligence col­lec­tive pour tir­er les pro­jets vers le haut, au ser­vice du ray­on­nement local comme les Mont­golfi­ades de l’UTC l’ont été. Aujourd’hui, je fais des con­férences met­tant en par­al­lèle le tra­vail d’équipe et le pilotage. Je mets mon expéri­ence acquise à l’UTC au ser­vice de ma car­rière. » Pren­dre de la hau­teur est aus­si pour la pétil­lante Alum­ni, un moyen de vivre l’aventure, d’inviter au voy­age, d’humer l’odeur du vent et de touch­er du doigt la poésie des nuages. « C’est aus­si lâch­er du lest, éveiller les con­sciences à la beauté envi­ron­nemen­tale. Pren­dre de la hau­teur, c’est dégager des émo­tions, créer du déclic et sus­citer l’“overview effect” (l’effet de vue d’ensem­ble génère un choc cog­ni­tif et une prise de con­science dont témoignent cer­tains astro­nautes lorsqu’ils obser­vent la Terre depuis l’espace, ndlr). Partager le petit espace d’une nacelle pour provo­quer la ren­con­tre et sus­citer l’échange via des pod­casts, trotte main­tenant dans la tête de l’aérostière. Une viv­i­fi­ante bouf­fée d’air.

IL

Le magazine

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