Fournival Altesse choisit l’UTC pour améliorer ses process ancestraux

Four­ni­val Altesse crée et fab­rique des bross­es à cheveux depuis 150 ans. L’entreprise qui compte une quar­an­taine de salariés aux savoir-faire ances­traux a fait appel à l’UTC pour repenser cer­tains process afin de gag­n­er en sécu­rité, con­fort et productivité.

« Nous avons été con­tac­tés il y a un an et demi par Annick Fla­haut, chargée de pro­jets chez Four­ni­val Altesse, qui avait le souhait de mécan­is­er un procédé bien pré­cis. En effet, sur une des par­ties de leur process, ce sont des employées qui font manuelle­ment le boulage au niveau des picots de la brosse à cheveux. Comme la société a des pro­duc­tions qui aug­mentent en vol­ume, elle a besoin de mécan­is­er afin de suiv­re la cadence et de faciliter le tra­vail des per­son­nes », explique Erwann Guénin, pro­fesseur des uni­ver­sités à l’UTC au départe­ment génie des procédés et dans le lab­o­ra­toire trans­for­ma­tion inté­grée de la matière renou­ve­lable, qui a fait appel à Nico­las Piton, respon­s­able de la plate­forme de pro­to­ty­page à la direc­tion des parte­nar­i­ats socio-économiques et à l’entrepreneuriat (DPSEE) de l’UTC. « Ensem­ble, nous avons pro­posé à l’entreprise d’étudier le process et de dévelop­per un pro­to­type. Cette étude a été réal­isée con­join­te­ment avec des étudiant(e)s en ingénierie mécanique, génie des procédés et mas­ter génie des pro­duits for­mulés au cours de stages, PR, TZ et TX à l’UTC avec le sup­port des enseignants suiveurs. Ce pro­to­type a per­mis de tester le procédé de trem­page des têtes de brosse dans leur cas­sette per­me­t­tant d’obtenir les picots au bout des brins de nylon. Tatiana Cam­poamor, étu­di­ante argen­tine en mas­ter, a tra­vail­lé sur le procédé chim­ique autour de la résine qui sert unique­ment à venir enrober le petit bout du nylon qui est là pour avoir un con­fort au niveau du coiffage. On peut l’utiliser sur des cheveux humides ou sur des cheveux secs et cela masse aus­si le crâne et améliore la cir­cu­la­tion san­guine. « C’est un défi per­son­nel pour moi, déjà parce que cela fait deux ans et demi que je suis en France. Je ne par­lais pas du tout français. Et vrai­ment je suis con­tente d’arriver à l’UTC et de tra­vailler avec une entre­prise qui fait des choses de si haute qual­ité. Ensuite, il y avait le défi du tra­vail avec la résine pour le boulage et notam­ment le temps de trem­page, de séchage, car la vis­cosité évolue au cours du temps. »

Du prototype à la phase industrielle

Four­ni­val Altesse compte des clients dans le monde entier et notam­ment en Europe de l’Est. Elle tra­vaille sur ses mar­ques pro­pres, mais aus­si pour des labels privés. « Nous avons eu l’idée de con­tac­ter l’UTC, parce qu’en interne on n’a pas for­cé­ment les com­pé­tences. Nous avons un savoir-faire ances­tral qu’on veut garder et donc l’idée nous est venue de partager cela avec l’UTC afin qu’elle nous apporte un œil nou­veau sur l’automatisation et de nous aider à trou­ver des nou­veaux process tout en con­ser­vant notre savoir-faire. Nous sommes plus que sat­is­faits du résul­tat. Les étu­di­ants ont très bien tra­vail­lé », assure Annick Fla­haut, chargée de pro­jets chez Four­ni­val Altesse. Il s’agira ensuite de faire indus­tri­alis­er le process, d’ici trois mois. Une des mis­sions d’Ambroise Favre, ingénieur et respon­s­able de la pro­duc­tion et de la per­for­mance indus­trielle. « Nous avons la chance d’avoir des proces­sus arti­sanaux très var­iés, mais nous devons repenser un peu cer­tains d’entre eux. Il s’agit de pren­dre un proces­sus manuel avec beau­coup de valeur ajoutée, et d’essayer de le trans­former, de le faire évoluer pour gag­n­er en sécu­rité pour les opéra­teurs, en qual­ité sur les pro­duits et en vol­ume. Et c’est exacte­ment pour ça qu’on a fait appel à l’UTC. Et avec ce pro­to­type présen­té, il y a une vraie preuve du con­cept. Charge à nous d’en faire ce que nous voulons en faire et de l’amener à une vraie machine indus­trielle. Mais nous avons déjà d’autres pro­jets et deman­des à faire à l’UTC. »

KD

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