Regard sur Quatrium pour renforcer l’industrie en Hauts-de-France

La plateforme Quatrium est portée par le CETIM. Elle a vocation à soutenir les projets d’investissement dans les technologies de l’industrie du futur et de la transition écologique et énergétique des entreprises manufacturières du territoire des Hauts-de-France. Décryptage avec Gabriel Péru, conseiller en développement industriel et pilote de la plateforme Quatrium des Hauts-de-France.
Quatrium est un programme qui a été lancé par l’État et auquel le CETIM a répondu. L’État souhaitait la mise en place de plateformes d’accélération pour que les entreprises puissent avoir des points d’échange avec des spécialistes et trouver des solutions technologiques pour moderniser leurs usines.
« L’idée, c’est de mobiliser un maximum de partenaires pour pouvoir apporter des solutions technologiques multiples. Et les membres de l’UTC étant parmi les partenaires historiques du CETIM, il était naturel de leur proposer de nous rejoindre dans ce projet, et c’est ce qu’ils ont fait. D’autant que chaque organisme a des objectifs de transfert technologique vers les entreprises et Quatrium est vraiment le dispositif adapté pour cela », explique Gabriel Péru, pilote de la plateforme d’accélération Quatrium Hauts-de-France du CETIM de Senlis.
Pour sécuriser les projets et accélérer la transformation des entreprises industrielles, Quatrium propose des parcours personnalisés pour chaque entreprise. Quatrium va accompagner la transformation de ces entreprises grâce à la mise en place d’échanges. Une première étape consiste à accueillir les entreprises sur leurs plateformes de proximité (CETIM, ENSAM de Lille, UTC, Transalley, Valenciennes). Cette réunion, financée, permet aux entreprises d’échanger avec des spécialistes, de profiter de leurs retours d’expérience et de découvrir un panel de solutions technologiques. En sortie, une fiche de résolutions des thématiques à engager est formalisée. Dans un deuxième temps, l’entreprise peut faire appel à un des partenaires Quatrium pour l’accompagner dans la mise en œuvre de ses projets. « On voit bien qu’en ce moment, il y a un ensemble de bouleversements économiques, technologiques, et que les entreprises doivent se transformer, se moderniser. Qui dit modernisation d’entreprise industrielle, dit technologie, organisation, process, produits, matériaux. Le CETIM et ses partenaires se sont organisés via Quatrium pour apporter des réponses aux entreprises et sécuriser leurs projets. »
Une cible : les PME
Les PME n’ont pas forcément les ressources nécessaires pour faire de la veille en technologie. Ainsi, des organismes comme le CETIM ou l’UTC, qui font de la recherche et qui sont en contact avec les offreurs de solutions, peuvent apporter les réponses aux questions des entreprises. Le CETIM reçoit en moyenne deux à trois entreprises par semaine.
« Plusieurs nous demandent de les accompagner pour sécuriser leur démarche de modernisation. Cela peut être de l’aide au choix de technologie, de la rédaction de cahiers des charges de solutions ou de l’aide dans l’optimisation de leur process pour gagner en qualité, en performance. Par sa structure partenariale multi-organisme, Quatrium va pouvoir s’adresser à l’ensemble du tissu manufacturier des Hauts-de-France. La mécanique industrielle, bien sûr avec des fabricants de composants, sous-ensembles et équipements pour les différentes filières mais aussi les entreprises de la chimie et de l’agro-alimentaire », illustre Gabriel Péru avant de rappeler le sens du mot Quatrium. Quatre A pour accélérateur, accompagnateur d’entreprise, architecte pour définir les solutions à mettre en place. Et enfin le A d’un ensemble d’acteurs dont l’UTC fait partie avec HDFID, l’UIMM, Transalley et Arts et Métiers. Un travail en réseau avec des connexions régulières avec les partenaires, notamment grâce au dispositif « fenêtre sur » pour faire des démonstrations en atelier à distance.
KD




