Des conducteurs connectés pour mieux gérer des flottes de bus

Pou­voir con­sul­ter en temps réel les horaires de son bus sur son télé­phone ou à l’ar­rêt, voilà qui sem­ble aujour­d’hui presque indis­pens­able. Prob­lème, les équipements exis­tants sont lourds et chers, ne per­me­t­tant pas aux petites com­pag­nies exploitantes de s’équiper. C’est alors que Gré­goire Pif­fault et son asso­cié ont eu une idée sim­ple mais géniale : équiper les chauf­feurs de bus de smart­phones munis d’une appli­ca­tion per­me­t­tant de les localis­er. Tout simplement.

C’est alors qu’ils tra­vail­laient tous les deux pour Sys­tra, une grande entre­prise de trans­port en com­mun, que Gré­goire Pif­fault, diplômé en Génie des Sys­tèmes Urbains en 2008, et Nico­las Jaulin, s’aperçoivent que les sys­tèmes exis­tant néces­si­tent entre autre l’installation de matériel lourd dans les bus. “Ce qui fait qu’au­jour­d’hui, les trois quarts des com­pag­nies n’ont pas de sys­tème de suivi, analyse Gré­goire. Nous nous sommes alors dit que les nou­velles tech­nolo­gies per­me­t­taient d’of­frir les même fonc­tion­nal­ités, tout en étant beau­coup plus sim­ples et économiques.”

Les deux asso­ciés déci­dent donc de créer leur start­up, Pysae, en 2014. Son principe est sim­ple : “Nous impor­tons les horaires, l’emplacement des arrêts, etc. dans notre sys­tème, car nous dis­posons de nos pro­pres serveurs pour héberg­er toutes les don­nées, détaille Gré­goire… Ensuite, les con­duc­teurs sont équipés d’un smart­phone muni de notre appli­ca­tion, ce qui nous per­met de localis­er chaque bus en temps réel”. Ces infor­ma­tions sont bas­culées sur l’ap­pli­ca­tion à des­ti­na­tion des voyageurs, où sont regroupés tous les réseaux équipés par Pysae. “Mais, comme nous leur four­nissons toutes les don­nées, nos clients peu­vent dévelop­per leur pro­pre appli­ca­tion, faire des analy­ses de traf­ic ou installer des bornes infor­ma­tives aux arrêts”, com­plète le jeune entrepreneur.

La start­up a récem­ment dévelop­pé un sys­tème per­me­t­tant de valid­er des badges, par exem­ple pour les réseaux sco­laires, avec des appareils là encore plus légers que les val­i­da­teurs actuels, et reliés au télé­phone du con­duc­teur. Ces coûts de fonc­tion­nement réduits per­me­t­tent à de petits exploitants (com­munes, départe­ments, trans­ports sco­laires, pays en voie de développe­ment…) de s’équiper. 

“En fait, nous ven­dons à l’ex­ploitant un abon­nement dépen­dant du nom­bre de véhicules con­nec­tés et des presta­tions com­plé­men­taires fournies” pré­cise Gré­goire. La ville de Dole et le départe­ment Loire Atlan­tique utilisent déjà Pysae, et un con­trat a été signé avec EDF pour une navette cir­cu­lant au sein d’une cen­trale nucléaire.

Actuelle­ment, les deux asso­ciés vien­nent de lever des fonds pour se dévelop­per en Europe et à l’in­ter­na­tion­al, “et nous venons égale­ment d’accueillir un gros action­naire, qui a pris une par­tic­i­pa­tion minori­taire dans l’en­tre­prise, Vin­ci Energie” con­clue Grégoire.

Pysae

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