Une chaire appliquée à la toxicologie prédictive

Accom­pa­g­n­er les entre­pris­es dans la mise en oeu­vre de la règle­men­ta­tion européenne REACH. L’UTC répond à cette demande avec la créa­tion d’une chaire d’enseignement et de recherche, pour cap­i­talis­er les savoir-faire de métiers en émergence.

Il y a trois ans, était créée à l’UTC une pre­mière chaire thé­ma­tique. L’in­dus­trie de l’hy­draulique s’in­quié­tait alors de la for­ma­tion de ses experts, notam­ment en élec­tron­ique, mécanique, tri­bolo­gie, métal­lurgie ou automa­tisme. Dans un tout autre domaine, l’UTC crée aujour­d’hui, en parte­nar­i­at avec l’In­sti­tut Nation­al de l’En­vi­ron­nement Indus­triel et des Risques (INERIS) une chaire d’en­seigne­ment et de recherche sur le thème de la mod­éli­sa­tion math­é­ma­tique et de la biolo­gie sys­témique appliquées à la tox­i­colo­gie pré­dic­tive. ” Imag­inée dans le cadre de la Fon­da­tion UTC pour l’In­no­va­tion et du Pôle nation­al appli­catif en éco­tox­i­colo­gie pré­dic­tive, cette chaire vient d’abord accom­pa­g­n­er les entre­pris­es dans la mise en œuvre de la règle­men­ta­tion européenne REACH, explique Frédéric Bois, tit­u­laire de la chaire. Cette régle­men­ta­tion ren­dra, à compter du 1er décem­bre 2010, les indus­triels de la chimie, de la cos­mé­tolo­gie ou encore de la phar­ma­cie, directe­ment respon­s­ables de l’é­val­u­a­tion et de la ges­tion des risques présen­tés par les sub­stances chim­iques, ain­si que de l’in­for­ma­tion de leurs util­isa­teurs en matière de sécu­rité “. Plusieurs cur­sus de for­ma­tion (ingénieur, mas­ter, doc­teur) vont ain­si être spé­ci­fique­ment dévelop­pés au sein de cette chaire, dans le domaine de la pré­dic­tion et de l’é­val­u­a­tion de la tox­i­c­ité des pro­duits chim­iques, pol­lu­ants et plus générale­ment “stresseurs” de l’en­vi­ron­nement (chaleur, radi­a­tions, bruit…), pour in fine ” pro­pos­er des alter­na­tives aux expéri­men­ta­tions ani­males ” souligne Cécile Legal­lais, direc­trice de recherch­es au sein du lab­o­ra­toire BMBI* de l’UTC. Mécani­ciens, élec­tron­i­ciens, infor­mati­ciens, phys­i­ol­o­gistes, biol­o­gistes et médecins col­la­borent d’ailleurs déjà au sein de cette unité mixte de recherche dans la mise au point d’un dis­posi­tif cel­lu­laire orig­i­nal des­tiné à réduire les expéri­men­ta­tions ani­males dans le test des sub­stances phar­ma­ceu­tiques ou tox­iques : les bio-puces à cellules.

* Bio­mé­canique et bio­ingénierie, UMR 6600

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