La réalité virtuelle au service de la formation (1)

La réal­ité virtuelle compte désor­mais par­mi les envi­ron­nements et les tech­nolo­gies prop­ices à l’acquisition et au partage des connaissances.

Se for­mer aux “bonnes” pra­tiques sans risques pour soi-même ni pour autrui, appren­dre les régle­men­ta­tions et les procé­dures de sécu­rité, savoir analyser les risques, se pré­par­er à faire face à des sit­u­a­tions per­tur­bées (con­traintes de temps, fatigue, coopéra­tions dif­fi­ciles, prob­lèmes de matériels défectueux ou absents, …). Autant de besoins en for­ma­tion aux­quels la réal­ité virtuelle peut aujourd’hui répondre.

Les mondes virtuels : une mise en situation de l’utilisateur

« La réal­ité virtuelle per­met de con­cevoir des mon­des virtuels pou­vant être des copies de la réal­ité, dans la logique de la sim­u­la­tion, ou être des représen­ta­tions de don­nées ou formes per­me­t­tant une mise en sit­u­a­tion de l’utilisateur, qui va alors vivre une expéri­ence» explique Indi­ra Thou­venin, enseignant-chercheur à l’UTC. Les travaux de recherche en réal­ité virtuelle au lab­o­ra­toire Heudi­asyc s’attachent ain­si à com­pren­dre com­ment l’expérience humaine peut être à la fois ren­for­cée, cap­i­tal­isée et ré-exploitée en envi­ron­nement virtuel. L’ingénierie des con­nais­sances qui lui est asso­ciée per­met alors de pro­pos­er et mod­élis­er un niveau d’abstraction per­ti­nent. « La réal­ité virtuelle offre des modes d’interactions avec retours sen­soriels qui font sens pour les acteurs impliqués, qu’il s’agisse de for­ma­teurs, d’apprenants, de con­cep­teurs ou d’utilisateurs dis­tants » con­tin­ue Indi­ra Thouvenin.

Une simulation réaliste et interactive de situations accidentelles

Mais si le recours au virtuel est aujourd’hui courant dans la for­ma­tion à cer­tains métiers (con­duc­teurs TGV, pilotes de ligne,…), il l’est peut être moins dans la for­ma­tion des opéra­teurs de main­te­nance sur les sites classés à hauts risques. Car plus encore que l’information de la pop­u­la­tion, l’un des enjeux majeurs actuel dans le domaine a trait à la réac­tiv­ité des pro­fes­sion­nels. Et force est de con­stater que la réal­ité virtuelle peut pré­ten­dre à une repro­duc­tion fidèle des com­porte­ments d’apprentissage face à la ges­tion de telles sit­u­a­tions com­plex­es. Le pro­jet V3S — Vir­tu­al Real­i­ty for Safe Seveso Sub­strac­tors – dévelop­pé au sein d’Heudiasyc pro­pose des mod­èles infor­ma­tiques pour la sim­u­la­tion des sit­u­a­tions de tra­vail dan­gereuses touchant aux activ­ités de main­te­nance sur sites Seveso. « Ce pro­jet cou­ple les prob­lé­ma­tiques de mod­éli­sa­tion com­porte­men­tale d’humains virtuels et d’ingénierie des con­nais­sances dans les envi­ron­nements virtuels, assure Domi­tile Lour­deaux. Il offre aux acteurs d’un exer­ci­ce de crise une sim­u­la­tion réal­iste et inter­ac­tive de la sit­u­a­tion acci­den­telle. Dans une même scène évolu­ent des per­son­nages virtuels ani­més de com­porte­ment autonomes, ain­si que des avatars pilotés par les dif­férents par­tic­i­pants à l’exercice, inté­grant la logis­tique d’intervention et ses con­traintes ». Ces scènes ou mod­èles infor­ma­tiques ren­dent ain­si compte de la vari­abil­ité des com­porte­ments humains et de leurs proces­sus déci­sion­nels, en sit­u­a­tion nor­male et en sit­u­a­tion dégradée, mais aus­si des erreurs qui peu­vent être com­mis­es. Par exem­ple, un expert ne raison­nera pas sur les mêmes don­nées qu’un novice tout comme un expert pour­ra être amené à pren­dre des risques dif­férents en fonc­tion des con­traintes temporelles.

Le magazine

linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram