Le Mois de l’égalité met en lumière les femmes en sciences

Le Mois de l’égalité, du 9 au 26 mars dernier, a offert un pro­gramme riche dédié à la pro­mo­tion de l’égalité entre les femmes et les hommes, et à la lutte con­tre les discriminations.

A l’initiative de Marie-Hélène Abel, pro­fesseure au lab­o­ra­toire Heudi­asyc et référente Égal­ité de l’UTC, le lance­ment du Mois de l’égalité a eu lieu le 9 mars avec une table ronde réu­nis­sant des chercheuses du CNRS et de l’UTC. Des ate­liers et con­férences ont aus­si été pro­posés autour de l’idée d’aborder l’égalité au sens large afin de pren­dre con­science des dis­crim­i­na­tions au quo­ti­di­en. La table ronde inti­t­ulée « Femmes en sci­ence » a mis en lumière plusieurs sci­en­tifiques inspi­rantes dont Isabelle Claude, maîtresse de con­férences au lab­o­ra­toire BMBI de l’UTC. « Le méti­er de sci­en­tifique est extrême­ment var­ié, les con­tenus peu­vent con­venir à toutes les jeunes filles qui seraient intéressées par ce domaine-là. Et on ne s’ennuie jamais, parce qu’on cherche, on prou­ve, on a des nou­velles voies, parce qu’il y a de l’innovation qui fait que chaque jour est dif­férent et pas­sion­nant. » Pour Louise Le Bar­ben­chon, chargée de recherche au CNRS, sa présence à la table ronde était aus­si une évi­dence : « Les sci­ences me plai­saient au col­lège. Au lycée, ça s’est con­fir­mé. Au moment du choix de l’orientation, j’ai opté pour math sup et spé. À l’école d’ingénieurs, j’ai décou­vert le domaine de la mécanique des matéri­aux. Je pense qu’on a toutes les capac­ités à faire ce que je fais aujourd’hui. Il faut juste se laiss­er la porte ouverte. »

Donner une visibilité aux femmes de sciences

Stéphanie Bar­bez, respon­s­able du ser­vice com­mu­ni­ca­tion et médi­a­tion sci­en­tifique de la délé­ga­tion Hauts-de-France du CNRS et lau­réate de la médaille de cristal du CNRS 2025, a égale­ment témoigné de son par­cours et a pu présen­ter l’exposition dont elle est l’instigatrice. « L’exposition, La Sci­ence taille XX Elles, existe depuis plusieurs années au sein du CNRS et de l’association Femmes et Sci­ences. L’idée est de met­tre en avant des femmes de tous les domaines sci­en­tifiques et de tous les niveaux, aus­si bien de la tech­ni­ci­enne de lab­o­ra­toire jusqu’à la direc­trice de recherche, en pas­sant par l’ingénieure. » Miraine Dávi­la Felipe, maîtresse de con­férences au Lab­o­ra­toire des math­é­ma­tiques appliquées de Com­piègne de l’UTC depuis 2019, fait par­tie des femmes de sci­ence mis­es en avant dans cette expo­si­tion. Après une licence en math­é­ma­tiques à Cuba, elle arrive en France en 2010 grâce à une bourse de mas­ter à l’École poly­tech­nique. Puis elle fait une thèse à Sor­bonne Uni­ver­sité et un post-doc­tor­at à l’Institut Pas­teur avant d’arriver à l’UTC. « Nous, les femmes, avons sou­vent ten­dance à l’autocensure. Je n’aurais donc pas spon­tané­ment pen­sé que mon par­cours était inspi­rant. Mais, si je prends du recul, j’ai accom­pli un cer­tain nom­bre de choses qui pour­raient paraître dif­fi­ciles à attein­dre pour les plus jeunes. En ce sens, mon par­cours peut ren­dre les rêves de ces jeunes plus réal­istes, plus acces­si­bles. Ce ne sera pas tou­jours sim­ple, mais il faut s’accrocher et se don­ner les moyens d’y arriver. »

Un challenge qui en vaut la peine

Claire Dupont est ingénieure CNRS spé­cial­isée en cal­cul sci­en­tifique au lab­o­ra­toire de Bio­Mé­canique et Bio­Ingénierie. Elle aus­si a accep­té d’apparaître dans cette expo­si­tion qui sera présen­tée en mars 2027, pour le mois de l’égalité. Elle souhaite cass­er les stéréo­types, sus­citer des voca­tions auprès des jeunes filles et mon­tr­er que les femmes ont leur place dans les métiers sci­en­tifiques et qu’elles peu­vent y être heureuses et faire de belles car­rières. « Ce fut un chal­lenge car je suis plutôt der­rière l’objectif que devant. La séance pho­to restera un for­mi­da­ble sou­venir. Cette expo­si­tion m’a per­mis de ren­con­tr­er les ambas­sadrices, Stéphanie Bar­bez et le ser­vice com’ de la DR18, Vin­cent Mon­corgé, le pho­tographe, Sophie Bar­reau de l’association Femmes et Sci­ences, Sophie Blit­man, la jour­nal­iste qui a rédigé nos por­traits et sûre­ment d’aller à la ren­con­tre des jeunes filles dans les col­lèges, les lycées. »

KD

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