Préparer les évolutions technologiques de demain

Pour le Cetim, CREM s’inscrit dans une tra­jec­toire de long terme : celle d’un mod­èle de recherche parte­nar­i­ale qui se con­stru­it depuis près de 60 ans avec l’ambition de rap­procher en per­ma­nence recherche académique et besoins indus­triels. Décryptage avec le directeur de la recherche du Cetim, Philippe Lubineau.

« C’est à la fois une con­ti­nu­ité, notre 11e lab­o­ra­toire com­mun, et une étape impor­tante, parce qu’il inter­vient à un moment clé, celui des trans­for­ma­tions pro­fondes liées à l’électromobilité pour les équipements mobiles et les com­posants de la chaîne de trans­mis­sion de puis­sance. Avec CREM, nous cher­chons à franchir un cap : accélér­er le pas­sage des résul­tats sci­en­tifiques vers des solu­tions con­crètes pour les indus­triels. L’enjeu est à la fois de lever des ver­rous sci­en­tifiques et de réduire les incer­ti­tudes tech­nologiques qui freinent encore cer­taines inno­va­tions », explique Philippe Lubineau, ingénieur mécani­cien, diplômé de l’UTC, et actuelle­ment directeur de la recherche et des pro­grammes au Cetim. Son par­cours lui a per­mis d’alterner des fonc­tions de recherche et d’expertise dans le domaine de la sécu­rité des cir­cuits de com­mande, des respon­s­abil­ité man­agéri­ales, des activ­ités en nor­mal­i­sa­tion inter­na­tionale et surtout d’intervenir dans de nom­breuses entre­pris­es du domaine de la mécanique, notam­ment. Ses attentes sont très claires : pro­duire de la con­nais­sance de haut niveau, mais surtout la traduire rapi­de­ment en mod­èles, méth­odes d’essais et démon­stra­teurs utiles à nos pro­jets de recherche appliquée et finale­ment pour les entre­pris­es mécaniciennes.

Une collaboration solide avec l’UTC

La col­lab­o­ra­tion entre le Cetim et l’UTC repose sur une his­toire par­ti­c­ulière­ment solide. Elle remonte aux débuts de l’UTC et s’est con­stru­ite pro­gres­sive­ment, d’abord de façon ponctuelle, puis à tra­vers des pro­jets com­muns de plus en plus struc­turés, jusqu’à un pre­mier accord-cadre en 2008, renou­velé depuis, notam­ment en 2025. « Au fil du temps, nous avons con­stru­it une vision partagée : celle d’une recherche parte­nar­i­ale qui ne s’arrête pas à la pro­duc­tion de con­nais­sances, mais qui vise leur trans­for­ma­tion en valeur pour l’industrie. L’UTC apporte une excel­lence académique et une capac­ité à explor­er des prob­lé­ma­tiques sci­en­tifiques com­plex­es, et le Cetim apporte sa prox­im­ité avec les indus­triels et sa capac­ité à trans­former ces travaux en solu­tions opéra­tionnelles. » La voca­tion du Cetim est d’être un accéléra­teur tech­nologique au ser­vice de l’industrie. Son rôle est d’apporter le meilleur de la recherche tout en le traduisant en solu­tions con­crètes pour les entre­pris­es : ingénierie, inno­va­tion, accompagnement.

Le haut niveau de l’expertise scientifique et industrielle

« Nous inter­venons en par­ti­c­uli­er pour aider les indus­triels à anticiper les muta­tions, qu’elles soient tech­nologiques, énergé­tiques ou envi­ron­nemen­tales, et à rester com­péti­tifs dans un con­texte en trans­for­ma­tion rapi­de. Au fond, notre mis­sion est de faire le lien entre sci­ence et indus­trie, avec une logique très ori­en­tée impact. » Le lab­o­ra­toire Rober­val de l’UTC apporte une exper­tise sci­en­tifique de haut niveau, notam­ment sur les approches mul­ti­physiques. Le Cetim développe une capac­ité à inté­gr­er ces con­nais­sances dans des envi­ron­nements indus­triels, à le déclin­er au tra­vers de travaux de recherche appliquée et à en organ­is­er le trans­fert vers les entre­pris­es. Le lab­o­ra­toire est conçu pour fonc­tion­ner en coopéra­tion inté­grée, avec un partage des moyens, des plate­formes et des équipes. « Cela nous per­met de cou­vrir toute la chaîne, depuis la com­préhen­sion fine des phénomènes jusqu’au développe­ment de solu­tions concrètes. »

KD

Le magazine

linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram