3 questions à Samuel Veillerette, Directeur des Partenariats Socio-Économiques et de l’Entrepreneuriat à l’UTC

L’UTC et le Cetim fran­chissent une nou­velle étape majeure de leur parte­nar­i­at stratégique en lançant le lab­o­ra­toire com­mun CREM – Cetim, Rober­val pour l’Électromobilité.

Quelles sont les attentes de l’UTC sur un tel laboratoire ?

Pour l’UTC, CREM représente d’abord un levi­er stratégique pour ren­forcer le con­tin­u­um entre recherche académique, expéri­men­ta­tion et trans­fert indus­triel. L’électromobilité pose aujourd’hui des défis com­plex­es, qui ne peu­vent pas être traités unique­ment par dis­ci­pline : il faut crois­er la mécanique, la ther­mique, l’électromagnétisme, la vibroa­cous­tique, la mod­éli­sa­tion, l’essai et l’intégration sys­tème. L’ambition est donc de faire de CREM un lieu où les com­pé­tences sci­en­tifiques du lab­o­ra­toire Rober­val peu­vent se con­fron­ter directe­ment aux besoins des indus­triels. C’est égale­ment un enjeu de for­ma­tion. En tra­vail­lant sur des prob­lé­ma­tiques indus­trielles réelles, CREM con­tribuera à for­mer des ingénieurs, doc­tor­ants et chercheurs capa­bles d’aborder les sys­tèmes élec­tromé­caniques dans toute leur complexité.

Que pensez-vous du partenariat avec le Cetim dans cette optique ?

Le parte­nar­i­at avec le Cetim est par­ti­c­ulière­ment per­ti­nent, car il repose sur une com­plé­men­tar­ité anci­enne et très struc­turante. L’UTC apporte ses com­pé­tences sci­en­tifiques, ses plate­formes expéri­men­tales, sa capac­ité de mod­éli­sa­tion et sa cul­ture inter­dis­ci­plinaire. Le Cetim apporte, de son côté, sa prox­im­ité avec les indus­triels, sa con­nais­sance fine des besoins des entre­pris­es mécaniques, ses moyens tech­nologiques et son exper­tise du trans­fert vers l’industrie. CREM repose pré­cisé­ment sur cette artic­u­la­tion : par­tir de prob­lèmes indus­triels con­crets, les traiter avec une pro­fondeur sci­en­tifique forte, puis les traduire en méth­odes, out­ils ou démon­stra­teurs util­is­ables par les entre­pris­es. C’est ce qui donne toute sa valeur au lab­o­ra­toire commun.

Quels projets ont déjà été menés en commun ?

CREM ne part pas d’une page blanche. Il s’inscrit dans une his­toire longue de coopéra­tion entre l’UTC et le Cetim. Les deux parte­naires ont déjà tra­vail­lé ensem­ble dans le cadre du Latim, puis autour de l’Institut de méca­tron­ique, qui asso­ci­ait for­ma­tion, recherche et trans­fert tech­nologique. Des actions com­munes ont égale­ment été con­duites dans le domaine du génie élec­trique, de l’hydraulique, de la méca­tron­ique, de la vibroa­cous­tique et des sys­tèmes de puis­sance. Plus récem­ment, plusieurs démon­stra­teurs et pro­jets tech­nologiques ont illus­tré cette capac­ité à faire tra­vailler ensem­ble lab­o­ra­toires, plate­formes et parte­naires indus­triels. On peut notam­ment citer les travaux autour de la chaire Hydraulique et méca­tron­ique, ain­si que des pro­jets de démon­stra­tion comme le développe­ment d’un drone à propul­sion hydraulique ou de sys­tèmes électro-hydrauliques.

KD

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