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Des plantes au packaging bio, les chercheurs de l’UTC à la manœuvre

Adri­an Tron­coso-Ponce est spé­cial­iste de la biolo­gie des plantes. Arrivé à l’UTC en 2017, il mène des recherch­es en agrores­sources dans la thé­ma­tique de la fil­ière Inno­va­tion Ali­ments Agrores­sources. Des travaux autour du pack­ag­ing avec des étu­di­ants tou­jours plus con­scients des enjeux de développe­ment durable actuels.

Adri­an Tron­coso-Ponce est enseignant chercheur en génie enzy­ma­tique et cel­lu­laire (GEC) à l’UTC. Il arrive en 2017 pour pren­dre la chaire d’ex­cel­lence Étude et val­ori­sa­tion du métab­o­lisme végé­tal qui pro­pose d’u­tilis­er le métab­o­lisme végé­tal pour le met­tre au ser­vice de l’in­dus­trie et du développe­ment économique.

Expert en biolo­gie des plantes, très vite il s’in­téresse à la biolo­gie du plas­tique. “En effet pour moi c’est un sujet cri­tique. La meilleure util­i­sa­tion des ressources naturelles est une ques­tion fon­da­men­tale pour l’avenir. C’est ce qu’on appelle la chimie verte. Com­ment faire un meilleur usage de ces ressources tout en préser­vant la planète ?” inter­roge le chercheur d’o­rig­ine espag­nole qui col­la­bore depuis avec plusieurs équipes nationales et inter­na­tionales des réseaux académiques dont l’IN­RA, l’u­ni­ver­sité du Neva­da à Reno, l’u­ni­ver­sité Mac­quar­ie de Syd­ney ou le Con­seil supérieur de la recherche sci­en­tifique espagnol. 

Le mod­ule d’en­seigne­ment rassem­ble quar­ante étu­di­ants de l’UTC sous la respon­s­abil­ité d’Adri­an Tron­coso-Ponce durant dix heures de cours heb­do­madaire autour de qua­tre thé­ma­tiques : bio-économie, bioénergie,bio-matériaux et bio-polymères. 

Pas de cours magistraux, que du débat et du concret

“Au sein de ce cours sur les agroress­sources, est dévelop­pée une vision actuelle et mul­ti­dis­ci­plinaire de la val­ori­sa­tion et de l’op­ti­mi­sa­tion des ressources naturelles. Y sont décrits dif­férents aspects reliés à la bio-économie et aux prin­ci­paux secteurs de la biotech­nolo­gie asso­ciés à la rentabil­ité de la bio­masse. Le cours débute par une descrip­tion général­iste de l’in­flu­ence actuelle de la bioé­conomie et de l’é­conomie cir­cu­laire dans la société actuelle et se pour­suit par la descrip­tion d’ex­em­ples par­ti­c­uliers comme la pro­duc­tion de bio-plas­tique et l’u­til­i­sa­tion de bio-embal­lages, les sources de bio-énergie et d’autres aspects liés à l’u­til­i­sa­tion de la bio­masse de manière durable et respectueuse de l’en­vi­ron­nement”, résume l’en­seignant-chercheur adepte de la flex­i­bil­ité des leçons. 

En effet, ici pas de cours mag­is­traux. Il y a un temps pour la présen­ta­tion du sujet et un autre tout aus­si impor­tant pour le débat entre eux sur la thé­ma­tique en ques­tion avec la mod­éra­tion du pro­fesseur. Les étu­di­ants doivent pré­par­er d’une semaine sur l’autre leurs travaux sur la base des élé­ments four­nis par l’en­seignant : pub­li­ca­tions, matéri­aux, doc­u­ments européens. “Les étu­di­ants sont fan­tas­tiques. À l’UTC, ce sont des étu­di­ants excel­lents avec lesquels nous pas­sons du français à l’anglais ou à l’es­pag­nol très aisé­ment. Ils posent des questions,ont des idées, font des cri­tiques et des com­men­taires per­ti­nents. Pour moi, c’est essen­tiel. Il est cap­i­tal de ne pas croire tout ce qui est dit. Je tiens à ce que chaque étu­di­ant développe une men­tal­ité cri­tique”, se réjouit Adri­an Troncoso-Ponce. 

Une spécialisation dans l’air du temps

La com­préhen­sion du métab­o­lisme végé­tal est aujour­d’hui un enjeu socié­tal majeur. L’UTC est, avec l’UPJV, au coeur de la recherche académique dévelop­pée sur cette thé­ma­tique en région et peut s’ap­puy­er sur le pôle Indus­tries et Agrores­sources pour inter­a­gir avec le monde socio-économique. Cette spé­cial­i­sa­tion con­stitue de réelles oppor­tu­nités de crois­sance pour les acteurs régionaux dans les années à venir et une oppor­tu­nité de créer des emplois. 

Les com­pé­tences dévelop­pées en biotech­nolo­gies dans les lab­o­ra­toires de l’UTC, inspirées du vivant, don­nent à des fonc­tions biologiques une appli­ca­tion indus­trielle. “Nous faisons par­tie de cette fil­ière mise au ser­vice de la val­ori­sa­tion des agrores­sources. Mais atten­tion, les plantes ne sont pas la réponse à tout, con­clut Adri­an Tron­coso-Ponce. Elles ne seront qu’une par­tie de la solu­tion à apporter pour rem­plac­er les matières pol­lu­antes. Il ne faut pas créer de frus­tra­tions, ni tomber dans la science-fiction.”

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