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Un rendez-vous pour favoriser l’innovation biomédicale

Le troisième Ren­dez-vous bio­médi­cal de l’UTC s’est tenu ven­dre­di 22 jan­vi­er. Une édi­tion virtuelle pour des échanges et con­férences en ligne. Au pro­gramme notam­ment, l’intervention de Stéphane Kirche, directeur de l’innovation et de l’ingénierie bio­médi­cale de ter­ri­toire, et Alexan­dre Benoist, ingénieur clin­ique au groupe­ment hos­pi­tal­ier de ter­ri­toire Saône-et- Loire Bresse Mor­van sur « l’hôpital numérique : inno­va­tion dans les pra­tiques, dans la for­ma­tion et le pilotage du GHT ».

Stéphane Kirche, directeur de l’in­no­va­tion et de l’ingénierie bio­médi­cale de territoire,et Alexan­dre Benoist, ingénieur clin­ique au groupe­ment hos­pi­tal­ier de ter­ri­toire Saône et-Loire Bresse Mor­van, ont pu présen­ter, durant le dernier Ren­dez-vous bio­médi­cal, leur vision au quo­ti­di­en de l’hôpi­tal numérique et partager les inno­va­tions observ­ables dans les pra­tiques, dans la for­ma­tion et le pilotage de leur étab­lisse­ment. “Les nou­veaux dis­posi­tifs médi­caux sont à présent plus com­plex­es, plus mobiles, inter­con­nec­tés et embar­quent de l’in­tel­li­gence arti­fi­cielle. Les com­pé­tences des pro­fes­sion­nels doivent elles aus­si pro­gress­er. Les soignants devi­en­nent aus­si pro­duc­teurs de la don­née au pied du patient. C’est le fameux soignant aug­men­té, ont-ils pu expos­er. Il faut des solu­tions qui améliorent la qual­ité du tra­vail et réduit la con­trainte vers une médecine pré­dic­tive, préven­tive, per­son­nal­isée et par­tic­i­pa­tive. Dans le même temps, cinq mil­liards de per­son­nes ne peu­vent béné­fici­er de tech­niques d’im­agerie médi­cale. La recherche, les soins et l’in­no­va­tion en san­té doivent sans cesse évoluer.”

Valoriser la donnée biomédicale

À l’hori­zon 2022, 70 % des soins devront être réal­isés en ambu­la­toire. Une nou­velle donne, qui pousse les étab­lisse­ments de san­té à com­mu­ni­quer avec l’ex­térieur (médecine de ville, médecin trai­tant, organ­isme de san­té publique…). “Dans un étab­lisse­ment de san­té, il y a trois niveaux d’in­for­ma­tion : la pre­mière est donc au pied du patient et con­cerne l’i­den­ti­tovig­i­lance, la sec­onde est au niveau de l’équipe de soins, cette don­née va per­me­t­tre de man­ag­er et coor­don­ner les pro­fes­sion­nels de san­té et enfin la col­lecte de don­nées fait avancer la recherche”, résume Stéphane Kirche. La stan­dard­i­s­a­tion de la poli­tique de man­age­ment du dis­posi­tif médi­cal dans nos ter­ri­toires de san­té facilite la col­lecte de don­nées pro­duites, per­met de dis­pos­er de l’in­té­gral­ité des don­nées à chaque étape du par­cours patient, réduit les risques d’er­reur et sécurise l’en­vi­ron­nement des soins. “L’en­jeu est majeur, car, en quelques années, cette ques­tion est dev­enue la pierre angu­laire de la per­for­mance de nos étab­lisse­ments de san­té “, pré­cise Alexan­dre Benoist.

La recherche comme appui

Lors de cette édi­tion égale­ment, l ‘inter­ven­tion remar­quée de Christophe Eglès, pro­fesseur à BMBI, qui a présen­té les appli­ca­tions de la fab­ri­ca­tion addi­tive pour la con­cep­tion de pro­thèse patient spé­ci­fique. Ce sujet d’ac­tu­al­ité a sus­cité de nom­breuses réac­tions tant du point de vue des matéri­aux util­isés et util­is­ables que de l’ap­proche régle­men­taire pour une inté­gra­tion réussie dans le par­cours de soins des patients. “Approcher les patients, dès le début du pro­jet, pour juger de l’ac­cep­ta­tion des choix tech­nologiques, pré­cise Christophe Eglès, con­stitue l’indis­pens­able préal­able au suc­cès d’une inno­va­tion médi­cale.” En tra­vail­lant ain­si sur la bio­ingénierie et le développe­ment de tech­nolo­gies de san­té, en phase avec les enjeux soci­aux et socié­taux et au ser­vice du patient, les lab­o­ra­toires de recherche de l’UTC, dont les lab­o­ra­toires BMBI, Costech et Heudi­asyc, ser­vent d’ap­pui aux for­ma­tions bio­médi­cales mis­es à l’hon­neur lors de cet événement.

Pionniers de la formation biomédicale

L’UTC a été pio­nnière dans la for­ma­tion des ingénieurs bio­médi­caux qui exer­cent tant en étab­lisse­ments de san­té qu’en entre­pris­es. De ce fait, elle pos­sède un réseau de diplômés très impor­tant et très act­if dans ce domaine (de 50 à 70 diplômés par an dans les 40 dernières années). Aujour­d’hui, ses for­ma­tions regroupent le diplôme d’ingénieur en génie biologique, fil­ière bio­médi­cale, le mas­ter en ingénierie de la san­té, qui organ­ise le Ren­dez-vous bio­médi­cal, le mas­ter en bio­mé­canique et bio­ingénierie, le mas­tère spé­cial­isé Tech­nolo­gies bio­médi­cales. Elles sont les héri­tières des for­ma­tions pio­nnières comme le DESS Génie bio­médi­cal, ou le mas­tère IBMH. “Ces for­ma­tions répon­dent aux besoins du secteur de la san­té à forte inno­va­tion tech­nologique et soumis à d’im­péra­tives exi­gences de qual­ité, de normes et régle­men­ta­tions. Elles per­me­t­tent de for­mer des acteurs réac­t­ifs et pluridis­ci­plinaires à même de con­cevoir, exploiter et main­tenir des plateaux tech­niques médi­caux per­for­mants en ten­ant compte des con­traintes d’or­gan­i­sa­tion et de sécu­rité. Leur exper­tise sur les dis­posi­tifs médi­caux est mise à prof­it dans un envi­ron­nement com­plexe (écosys­tème com­prenant entre­pris­es, étab­lisse­ments de san­té et organ­ismes insti­tu­tion­nels et de régu­la­tion) au béné­fice du patient”, rap­pelle Isabelle Claude, respon­s­able du mas­ter men­tion Ingénierie de la santé,parcours Tech­nolo­gies bio­médi­cales et Ter­ri­toires de san­té de l’UTC.

Rendez-vous le 22 janvier 2022

“Cepen­dant, d’autres écoles et uni­ver­sités (Poly­tech Lyon et Mar­seille, ISIFC Besançon) ont ouvert de telles for­ma­tions et la con­cur­rence s’am­pli­fie. L’UTC se doit de con­serv­er et con­solid­er sa place de leader. Le Ren­dez-vous bio­médi­cal est né afin de pro­pos­er un événe­ment annuel pour la com­mu­nauté bio­médi­cale française, le péren­nis­er et faire qu’il devi­enne incon­tourn­able. Il con­tribue à l’an­i­ma­tion du réseau bio­médi­cal qui s’ap­puie sur le secteur très dynamique et divers de la san­té via des con­férences de pro­fes­sion­nels et de chercheurs”, invite Jean-Matthieu Prot, enseignant-chercheur respon­s­able du par­cours Dis­posi­tifs médi­caux et affaires régle­men­taires. C’est aus­si un moment idéal pour favoris­er les con­tacts entre les étu­di­ants des for­ma­tions bio­médi­cales de l’UTC, les enseignants-chercheurs et le monde pro­fes­sion­nel, présen­ter dif­férentes tra­jec­toires pro­fes­sion­nelles illus­trant la diver­sité des débouchés des for­ma­tions de l’UTC et met­tre en lumière les travaux menés par les étu­di­ants bio­médi­caux. Ren­dez-vous pour la prochaine édi­tion le 21 jan­vi­er 2022.

Zoom sur quelques projets d’étudiants des formations biomédicales de l’UTC

Célestin Garcelon et Justin Lanne ont dévelop­pé une inter­face entre patient et mobili­er hos­pi­tal­ier en parte­nar­i­at avec le CHU Amiens-Picardie. Dans le ser­vice de soins pal­li­at­ifs, de nom­breux appels infir­miers ne peu­vent être réal­isés du fait de l’é­tat physique du patient. “L’idée est de con­cevoir un out­il uni­versel via un sig­nal EMG détec­té lorsque le patient effectue une con­trac­tion. Nous en sommes au pro­to­ty­page. Ce n’est pas au patient de s’adapter au mobili­er mais au mobili­er de s’adapter au patient”, insis­tent-ils. Paul Bro­chet et Megane Fos­so Matchinde ont col­laboré avec une start-up nan­taise pour pro­pos­er une roadmap régle­men­taire qui facilite la mise sur le marché de son inno­va­tion en imagerie pho­toa­cous­tique. Les appli­ca­tions de la réal­ité virtuelle en san­té ont été présen­tées par l’équipe de Marie Pince­mail. Elle insiste notam­ment sur le béné­fice apporté par cet out­il pour la for­ma­tion des pro­fes­sion­nels de san­té en sim­u­lant des sit­u­a­tions excep­tion­nelles qui com­plè­tent la for­ma­tion clas­sique. Yun­shi Han a quant à elle mis au point une cap­sule robot à pilotage mag­né­tique pour la micro-biop­sie et la délivrance de médica­ments avec l’u­ni­ver­sité de Water­loo. Autre pro­jet étu­di­ant par­mi de nom­breux autres, celui de Vin­cent Mil­lot-Maysoun­abe autour de la recon­struc­tion 3D des voies bil­i­aires avec l’ISIR, l’hôpi­tal Saint-Antoine de Paris et le lab­o­ra­toire BMBI de l’UTC. Objec­tif : sim­pli­fi­er une cholan­giopan­créatogra­phie rétro­grade par voie endo­scopique ou CPRE. “Cette opéra­tion, c’est 30 000 actes par an en France avec un taux de com­pli­ca­tion de 5 à 9 % et un taux d’échec de 20 %, souligne-t-il. Il s’ag­it de créer un mod­èle 3D des voies bil­i­aires du patient pour aug­menter le taux de réussite.”

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