Une rentrée bien encadrée

Étienne Arnoult, directeur à la formation et à la pédagogie, et Antoine Jouglet, responsable de la formation ingénieur et du tronc commun, veillent avec leurs équipes au bon déroulement des rentrées successives à l’UTC. Soixante personnes travaillent au quotidien pour assurer la meilleure des rentrées aux étudiants, mais pas seulement.

Une rentrée bien encadrée

La rentrée 2019-2020 a été, comme chaque année, organisée par la direction à la formation et à la pédagogie. Pas moins de sept services sont concernés, dont ceux des admissions, de l’administration des études ou encore des moyens d’enseignement, sans oublier le concours de l’ensemble des responsables pédagogiques (formation d’ingénieur, incluant le tronc commun, y compris hutech, de master et de licence professionnelle).

Cette rentrée, 389 étudiants ont été accueillis dans le tronc commun (incluant hutech), 470 en branche (incluant les apprentis), 150 en master et 27 étudiants en licence professionnelle. « Une rentrée se prépare quasiment un an à l’avance, et commence par la participation aux différents salons organisés, dès octobre, un peu partout en France. Il faut définir notre stratégie, choisir les salons et forums sur lesquels nous serons présents et préparer les intervenants qui assureront les permanences (des collègues, mais aussi des étudiants) à savoir notamment comment répondre au mieux aux futurs candidats qu’ils rencontreront », explique Étienne Arnoult, directeur à la formation et à la pédagogie depuis 2016. Avant d’accueillir ces 389 étudiants, ce sont près de 9 000 dossiers de candidatures qu’il a fallu étudier avant d’organiser les jurys d’admission, au cours desquels environ 4 000 dossiers sont passés en revue, 1 500 finalement retenus, et dans la pratique, 800 seulement appelés via Parcoursup.

Originalité : des emplois du temps sur mesure

L’UTC s’efforce, depuis sa création en 1972, d’être à la pointe de l’innovation pédagogique, pour garder son caractère singulier. L’UTC est une école originale dans le paysage de l’enseignement supérieur français, car elle est à la fois école d’ingénieur et université. Ainsi le meilleur des deux mondes est réuni pour l’étudiant qui peut construire ici son parcours en fonction de ses affinités intellectuelles et de son projet professionnel. Les étudiants sont libres de faire leur choix d’UV.
 
« Une flexibilité à l’UTC qui fait son originalité et qui est de plus en plus challengée. Notre système est plus que jamais pertinent et capable de s’adapter tant aux besoins de ses étudiants, dont les profils sont si différents (la moitié de nos diplômés sont recrutés post-bac, mais l’autre moitié vient d’IUT, de BTS, de licence, de classes préparatoires aux grandes écoles, etc.), qu’aux évolutions du monde industriel dans lequel s’insèrent nos diplômés. Pour nous adapter demain aux changements qui bouleversent les lycées par exemple, nous sommes déjà en mesure de proposer des solutions qui préserveront l’individualisation des parcours et la qualité du diplôme, tout en acceptant, post-bac, des profils rendus toujours plus diversifiés par la réforme », poursuit Étienne Arnoult, réaffirmant que l’UTC répondra aux inquiétudes des lycéens et de leurs parents sur cette transition si sensible vers le supérieur. Le calcul de l’emploi du temps constitue un outil formidable face à la réforme.

C’est en effet grâce au système de parcours à la carte que les étudiants trouveront les moyens de se préparer au mieux à leur parcours de formation, en choisissant leurs enseignements en fonction de leur bagage. Mais il faut pour cela que l’UTC soit en mesure de concevoir les emplois du temps individualisés, challenge renouvelé chaque semestre par les équipes du service des moyens d'enseignement. L’emploi du temps à l’UTC est donc une véritable gageure. Une unité de recherche travaille même sur ce sujet. « Je suis très admiratif des personnes qui s’en occupent. Nous devons avoir près de 3 000 étudiants dans les murs, il doit donc y avoir 3 000 emplois du temps à calculer au moment de la rentrée. Et chaque emploi du temps doit satisfaire tout le monde, aussi bien nos étudiants que les 450 enseignants. Il faut beaucoup de bienveillance. Le logiciel doit prendre en compte un nombre impressionnant de paramètres et de contraintes », souligne-t-il.

Garantir une cohésion d’ensemble

Étienne Arnoult travaille de concert avec Antoine Jouglet, enseignant-chercheur, responsable de la formation ingénieur et du tronc commun. Tous deux communiquent très fréquemment avec l’ensemble des responsables pédagogiques des différentes formations. De quoi mettre de l’huile dans les rouages. « Mon travail consiste à faire en sorte que chaque étudiant réussisse son projet de formation. Cela passe par des missions de coordination certes, mais aussi d’arbitrages et de conseils. Ce qui m’anime aussi, c’est la satisfaction d’aider les étudiants dans leurs situations particulières et de trouver des solutions à leurs problèmes, confie Antoine Jouglet. Certains ont parfois le sentiment de faire un grand saut dans l’inconnu et de jouer leur vie en choisissant telle ou telle filière. Ce qui est une grande source de stress pour eux. Je suis là aussi pour dédramatiser les choses. »