Les diplômés en première ligne face à la crise

Les étudiants ne sont pas les seuls à s’être engagés dans cette période difficile. De nombreux diplômés de l’UTC ont retroussé leurs manches pour, chacun, à leur manière, lutter contre la pandémie. Récit de trois de leurs projets.

Les diplômés en première ligne face à la crise

Pour Titouan Galopin, diplômé 2018 de l'UTC, engagement rime avec "numériquement". Ingénieur en informatique dans le civil,Titouan a fondé avec plusieurs de ses amis la plateforme "En première ligne", pour venir en aide aux personnes exposées à ce virus mortel.

"En première ligne permet à tous les particuliers confrontés aux virus, qu'ils soient personnels soignants, vendeurs ou encore individus à risque, de faire garder leurs enfants et de recevoir des courses à domicile", détaille l'ingénieur.

D'un côté, les personnes exposées ou à risque s'inscrivent et détaillent les services dont elles ont besoin. De l'autre, tous les citoyens volontaires peuvent s'inscrire pour répondre à des demandes spécifiques. "Nous faisons en sorte que les personnes qui s'inscrivent ne soient pas porteuses du virus, l'idée est de garantir la sécurité des différents intervenants", explique Titouan Galopin.

Depuis le lancement de la plateforme, près de1 500 projets bénévoles ont été déployés. Cette plateforme, si utile en période confinée ou semi-confinée, devrait être détruite par ses fondateurs après le pic de l'épidémie.

Autre engagement de diplômée, celui de Karima Joly. Ingénieure biomédicale, elle a rejoint les hôpitaux de Paris en 2018 à l'obtention de son diplôme. Son métier avant la crise sanitaire ? Gérer les approvisionnements en matériels médicaux dans les hôpitaux. Face à la crise, sa mission a pris de l'ampleur. "On s'est retrouvés dans une situation totalement inédite où tous les hôpitaux se sont mis à commander exactement les mêmes pièces, détaille la jeune ingénieure. Il a fallu que nous trouvions les meilleures solutions pour commander le matériel dont nos soignants avaient besoin en réanimation." Face à la crise, Karima reconnaît les apports de sa formation à l'UTC. "Durant mes années d'études, j'ai appris à appréhender de nombreux sujets en même temps et à questionner toutes leurs dimensions (techniques, business...). Toutes ces connaissances m'ont été d'une grande utilité pendant cette crise."

Un constat partagé par Antoine Lablée, diplômé du génie mécanique et ingénieur chez Decathlon. Lui a mis en place un véritable écosystème de création d'équipements de protection individuels : des masques en tissus et des surblouses réutilisables. "Avec mes colocataires, nous avions des connaissances en couture que nous avons mises au service d'un projet de société primordial", confie le jeune homme. Pour lui, un chômage partiel au sein de son entreprise aura été l'occasion de la mise en oeuvre d'un projet de grande envergure pour supporter les personnels soignants.

Plus que jamais, ces diplômés de l'UTC ont porté haut la devise de leur établissement : "Donnons un sens à l'innovation."