J’ai été secouriste volontaire dans la lutte contre le coronavirus

Il aura sans doute vécu l’un des confinements les plus originaux des étudiants de l’UTC. À 20 ans, Alexis Brossard, étudiant en 3e année à l’UTC a œuvré en tant que secouriste volontaire durant la crise de la Covid-19.

J’ai été secouriste volontaire dans la lutte contre le coronavirus

À l'origine de ce projet, une association de l'UTC : Secourut's. "Traditionnellement, nos missions consistent à tenir un poste de secours durant différents événements,majoritairement les soirées étudiantes de l'UTC, détaille Alexis. Mais début mars, quelques jours avant le confinement, nous avons reçu un appel pour nous porter volontaires dans la lutte contre le coronavirus."

Fédérée au sein des secouristes français de l'Oise, l'association Secourut's est appelée en renfort auprès du Samu 60 et du Samu 94.Dans l'Oise, trois missions sont dévolues aux secouristes bénévoles : l'accueil téléphonique, l'organisation de dépistages et la gestion de kits Covid pour les soignants.

En région parisienne, la dizaine d'étudiants utcéens se retrouve en première ligne. Pour faire face à la vague épidémique, nous nous sommes retrouvés à effectuer des interventions pour le Samu. De la petite fracture aux cas de Covid, nous étions 5 à 6 bénévoles à effectuer des interventions dans une ambulance", poursuit Alexis, non sans fierté. Mais la vie de volontaire du Samu en pleine épidémie n'est pas de tout repos. "Nous dormions dans un gymnase et pouvions être appelés à toute heure du jour et de la nuit pour des interventions d'urgence. "Un rythme effréné qu'Alexis décide finalement de quitter. "Mi-avril, j'ai senti que les besoins en volontaires étaient moins importants et j'en ai profité pour suspendre mes activités de secouriste et me replonger dans mes études histoire de valider mon semestre", confie le jeune homme.

Lui s'était lancé il y a quatre ans dans l'univers du sauvetage. Son ambition à l'époque ? Travailler l'été comme maître-nageur. Aujourd'hui, cet engagement a pris une toute autre tournure. "C'est dans ces moments-là que je me sens utile à la société. J'ai pu apporter mon aide à ma petite échelle."

Si l'étudiant en mécanique a apprécié l'expérience, il ne se voit pas pour autant faire carrière dans le milieu du secourisme. "J'aime trop l'ingénierie pour tout stopper, mais je sais que Corentin, le président de notre association, se projette de temps en temps dans des études de médecine après l'UTC."

Nul doute, en tout cas, que le jeune homme gardera un souvenir particulier de ces 8 semaines de confinement...