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Innovation pédagogique : l'approche UTC

Rendre les étudiants acteurs de leurs apprentissages. Du travail collaboratif sur des projets réels aux cours inversés en passant par les jeux sérieux : c’est le fil directeur des innovations pédagogiques que déploie l’UTC pour mieux préparer ses élèves ingénieurs à leur future vie professionnelle, tout en s’adaptant aux spécificités d’une nouvelle génération d’étudiants.

Innovation pédagogique : l'approche UTC

Innovation pédagogique, l'approche UTC

Rendre les étudiants acteurs de leurs apprentissages. Du travail collaboratif sur des projets réels aux cours inversés en passant par les jeux sérieux : c’est le fil directeur des innovations pédagogiques que déploie l’UTC pour mieux préparer ses élèves ingénieurs à leur future vie professionnelle, tout en s’adaptant aux spécificités d’une nouvelle génération d’étudiants.

Les méthodes de pédagogie active trouvent un écho croissant dans l’enseignement supérieur. En France, l’UTC a figuré parmi les universités pionnières de cette approche, en articulant très tôt sa politique de formation autour d’un principe clé : comprendre pour faire, mais aussi faire pour comprendre.
« Dès sa création en 1972, l’UTC a opté pour un modèle à l’époque très novateur en intégrant deux stages d’un semestre en entreprise dans le cursus des élèves ingénieurs, rappelle Étienne Arnoult, directeur à la formation et à la pédagogie. Elle a aussi développé l’apprentissage par projet, en faisant travailler les étudiants par petits groupes sur des sujets proposés par des industriels ou d’autres types d’acteurs économiques. »

Depuis, l’UTC a très largement déployé la pédagogie par projet pour mieux confronter les futurs ingénieurs aux réalités du terrain professionnel. Aujourd’hui, il s’agit également de les préparer aux exigences de la globalisation, qui, souvent, les amènera à travailler en réseau avec des collaborateurs d’autres pays, ne pensant pas et n’agissant pas forcément comme eux. Mais aussi aux spécificités d’une économie de la connaissance axée sur l’innovation, où la créativité, tant individuelle que collective, et donc la capacité à interagir avec d’autres cultures et d’autres disciplines, deviennent des compétences clés.

Conséquence, les projets collaboratifs avec des entreprises et universités étrangères sont et seront de plus en plus nombreux. Tout comme les projets pluridisciplinaires, réunissant des élèves-ingénieurs de différentes branches et souvent des étudiants d’autres établissements — en particulier les universités Pierre et Marie Curie et Paris-Sorbonne, membres comme l’UTC de Sorbonne Universités. « A l’avenir, notre objectif est que chacun de nos étudiants ait au moins une expérience l’obligeant à sortir de son domaine de spécialité et à s’ouvrir au dialogue interdisciplinaire au cours de son cursus », souligne Étienne Arnoult.

Mais les enseignants de UTC expérimentent également d’autres formes de pédagogie active : des jeux sérieux permettant de simuler des situations concrètes auxquelles il n’est pas possible de sensibiliser les étudiants dans un cours ou un TD traditionnel. Ou encore des cours inversés (que les étudiants préparent avant d’y assister) et même des cours renversés (que les étudiants assurent eux-mêmes).

Stimulante pour les élèves ingénieurs, cette diversification des approches permet aussi de mieux répondre à leur diversité, car tous n’apprennent pas de la même manière. Et surtout de s’adapter à l’arrivée d’une nouvelle génération d’étudiants disposant d’une profusion de connaissances à portée de clic. Faire faire, apprendre à apprendre, apprendre à trier les informations en portant un regard critique sur les sources… Face à cette nouvelle donne, innover pour rendre les étudiants acteurs de leurs apprentissages devient plus que jamais nécessaire.