Dossier

47: Les associations étudiantes : une richesse pour l’UTC et le territoire

L’UTC encourage fortement la vie associative de ses étudiants. Non seulement il s’agit d’un rouage important de leur développement personnel et professionnel, mais c’est un atout pour le territoire, et notamment un réservoir de talents et de créativité qui peut générer des innovations et de l’activité économique.

47: Les associations étudiantes : une richesse pour l’UTC et le territoire

Une organisation digne d’une PME

Ils sont un peu l’équivalent des fonctions support dans une entreprise et leur organisation très rodée est un des ressorts de la vitalité associative UTCéenne. Zoom sur le bureau des étudiants (BDE) et les quatre pôles sur lesquels il s’appuie.

Dans les universités et les écoles d’ingénieurs, le bureau des étudiants orchestre généralement les soirées et autres festivités ponctuant la vie estudiantine, observe Guillaume Ouattara, vice-président communication du BDE. A l’UTC, il n’organise pratiquement aucun événement. Il fédère l’ensemble des associations et sa mission est avant tout administrative : leur fournir un cadre et des moyens pour réaliser leurs projets. » Une fonction de facilitateur qu’il partage avec quatre pôles regroupant les associations par domaine d’activité : artistique et événementiel, solidarité et citoyenneté, technologie et entrepreneuriat, vie du campus.

Le BDE gère par exemple la maison des étudiants où sont localisées les associations, et les contrats d’assurances couvrant la majorité des activités associatives. Mais, surtout, c’est le grand argentier : il collecte les cotisations des quelque 3 500 étudiants adhérents et perçoit la subvention annuelle accordée par l’UTC, fonds qu’il répartit entre les associations. Les pôles, eux, aident les associations à préparer leurs demandes de subventions. « Nous critiquons et corrigeons leurs dossiers, en nous assurant en particulier que leur budget tient la route, explique Oscar Roisin, président du pôle technologie et entrepreneuriat. C’est important vis-à-vis du BDE, et ça l’est encore plus quand elles s’adressent à une banque ou qu’elles cherchent des sponsors. »

Par ailleurs, comme le BDE, chaque pôle possède le statut d’association loi 1901 et, de ce fait, peut offrir une structure pour héberger un nouveau projet associatif. « Il suffit de créer un club au sein du pôle, ce qui permet d’ouvrir un compte en banque et de recevoir des subventions du BDE, sans pour autant être soumis aux obligations d’une association loi 1901 », souligne Oscar Roisin. « Nous accompagnons deux à trois créations d’associations par semestre et c’est un système qui permet de concrétiser rapidement un projet », relève Guillaume Ouattara.

Une amélioration continue

« Le BDE et les pôles organisent aussi une vraie capitalisation des connaissances, avec ce qu’ils appellent le wiki des associations, une plateforme en ligne centralisant les données dont peuvent avoir besoin les associations, note Véronique Hédou, responsable de la vie étudiante à l’UTC : comment créer ou reprendre une association, obtenir des subventions, gérer sa trésorerie… » De même, à chaque renouvellement du bureau d’une association, ils veillent à ce que la passation se déroule bien et que la nouvelle équipe dispose des informations nécessaires pour s’inscrire dans une logique d’amélioration continue.

Parmi leurs axes de travail à venir : développer les partenariats avec des entreprises. Pour le BDE, il s’agit notamment de verrouiller la sécurité des événements étudiants. « C’est un sujet de plus en plus sensible, explique Paul Saint-Cluque, président du bureau. Pour l’instant, les associations choisissent elles-mêmes leurs prestataires. Notre objectif est d’avoir un partenaire unique pour faciliter l’organisation de la sécurité et être sûr que les agents intervenant sur nos événements ont bien une carte professionnelle. Comme nous avons régulièrement besoin de services de sécurité, c’est aussi un moyen d’avoir des tarifs plus avantageux. » Pour le Pôle technologie et entrepreneuriat, qui réunit des associations dont les activités sont très liées à l’innovation, l’objectif est de nouer des liens avec des entreprises qui pourraient les aider à monter en compétences et les soutenir financièrement pour aller plus loin dans leurs projets. n

 


Paroles de bénévole

 Au moins une dizaine d’heures par semaine : c’est ce que consacre Oscar Roisin, président du pôle technologie et entrepreneuriat, à la vie associative. Mais la tâche lui paraît légère…

 « Ça me plaît et ça m’apporte une expérience que je ne pourrais pas acquérir en cours. Par exemple, en gestion d’équipe et de projet, car je coordonne les membres des bureaux des associations du pôle pour assurer la promotion de nos activités. Mais aussi dans le domaine juridique : je veille à ce que les statuts, les règlements intérieurs et les conventions du pôle et du BDE avec l’UTC ou des partenaires extérieurs soient juridiquement au point. Ça m’intéresse beaucoup car j’ai hésité entre une école d’ingénieur et des études de droit. Comme les associations du pôle interviennent dans des domaines très variés (robotique, biomécanique, spatial…), j’apprends également à dialoguer avec des étudiants de disciplines très différentes. »