Dossier

47: Les associations étudiantes : une richesse pour l’UTC et le territoire

L’UTC encourage fortement la vie associative de ses étudiants. Non seulement il s’agit d’un rouage important de leur développement personnel et professionnel, mais c’est un atout pour le territoire, et notamment un réservoir de talents et de créativité qui peut générer des innovations et de l’activité économique.

47: Les associations étudiantes : une richesse pour l’UTC et le territoire

Sitôt arrivés à l’UTC, sitôt dans le bain associatif

Le pôle vie du campus est celui qui fédère le plus grand nombre d’associations : une quarantaine en tout. Le foyer des étudiants, leur journal, une radio, des clubs de sport, de cinéma, d’œnologie, de motards… Et pas moins de trois structures chargées de l’intégration des nouveaux élèves.

 Avec une centaine de membres actifs, l’Intégration est une des plus grosses associations de l’UTC. C’est elle qui organise l’intégration des élèves rejoignant l’établissement début septembre : deux semaines de festivités et quelque 1 200 participants, dont environ 400 étudiants chargés d’encadrer les nouveaux venus et les animations proposées.


« À l’UTC, les élèves viennent de toute la France et de l’étranger, explique le président de l’association, Maxence Dumaine. Lorsqu’ils arrivent, ils ne connaissent personne, il s’agit donc de les aider à se faire un cercle d’amis, mais il n’est pas question de bizutage : c’est une intégration propre. » Au programme : entre autres, une visite de Compiègne sous forme de course d’orientation, une sorte de « Fort Boyard » dans les locaux de l’université, une journée d’animations en forêt, une journée des défis ou encore une journée innovation, au cours de laquelle les organisateurs testent chaque année un événement inédit. Sans compter la Color UTC, une course ponctuée de lancers de poudres colorées, également ouverte aux Compiègnois.

Une porte d’entrée dans la vie associative

« L’intégration est la première image que les élèves ont de l’UTC et de ses associations, souligne Maxence Dumaine. C’est un moyen de leur montrer ce dont sont capables les UTCéens. Et ce dont ils seront eux-mêmes capables, car c’est aussi une porte d’entrée dans la vie associative de l’école. Hormis ceux du bureau, tous les membres de notre association, par exemple, sont des étudiants arrivés à la rentrée précédente, qui ont envie de transmettre à leurs successeurs ce qu’ils ont eux-mêmes reçu lors de leur intégration. »

Une autre association se charge de l’accueil des étudiants rejoignant l’UTC en février. Mais l’école compte aussi une structure d’une cinquantaine de bénévoles œuvrant à l’intégration des étudiants étrangers : ESN Esperanto, l’antenne compiégnoise du réseau ESN (Erasmus Student Network). « Les étudiants internationaux sont conviés à participer aux deux semaines d’animations de la rentrée, explique Émilie Jacquemin, sa présidente. Mais, ensuite, nous leur proposons toutes sortes d’activités tout au long du semestre. Par exemple, des cafés des langues leur permettant d’échanger avec des Français dans la langue de leur choix, ou encore deux week-ends, l’un en France, l’autre dans une ville européenne : Bruxelles, Amsterdam, Cologne… On réserve un bus, une auberge et on part à environ soixante, c’est très sympa et enrichissant pour tout le monde. »

L’association apporte également un soutien pratique aux étudiants étrangers, par exemple en cas de problèmes administratifs, et va lancer un projet SocialErasmus : autrement dit, proposer aux étudiants étrangers de s’investir dans des actions citoyennes au profit de la population locale. Par ailleurs, comme toutes les antennes d’ESN, elle est chargée d’encourager la mobilité internationale des étudiants et, chaque année, organise à l’UTC une journée d’information sur ce sujet. Via ses différentes missions, elle contribue ainsi à promouvoir une valeur chère à l’école : l’ouverture interculturelle de ses élèves. 


 Paroles de bénévoles

 Maxence Dumaine a été élu président de l’Intégration en février 2018 et s’en réjouit.

 « Quand je suis arrivé à l’UTC, j’étais perdu et inquiet. Les deux semaines d’intégration m’ont paru magiques et m’ont beaucoup rassuré. La cause que défend cette association m’est donc chère. Manager une équipe n’est pas simple et nous avons qu’un semestre pour construire deux semaines d’animations pour 1 200 étudiants : c’est un travail énorme ! Mais c’est passionnant. J’apprends à piloter la mise en place d’un projet de A à Z, en veillant au respect de la ligne directrice. Pour que ce soit une intégration propre et que nos animations ne nuisent pas à la tranquillité des habitants de Compiègne, il faut vraiment faire preuve de sérieux et de rigueur. »

 Émilie Jacquemin, a été membre de deux équipes différentes d’ESN Esperanto, puis responsable d’équipe, avant d’être élue présidente de l’association à l’automne 2017.

 « Quand on pilote des projets associatifs, le véritable enjeu est de motiver tous les bénévoles pour que tout soit bien organisé. Ce n’est pas toujours évident, justement parce que c’est du bénévolat et que ça doit rester sympa. Il faut savoir être avenant, ne pas être autoritaire… Dans les associations de l’UTC, on fait beaucoup de team building : des activités permettant aux membres d’apprendre à se connaître et à travailler ensemble. C’est essentiel pour que les équipes tournent bien. »