Dossier

47: Les associations étudiantes : une richesse pour l’UTC et le territoire

L’UTC encourage fortement la vie associative de ses étudiants. Non seulement il s’agit d’un rouage important de leur développement personnel et professionnel, mais c’est un atout pour le territoire, et notamment un réservoir de talents et de créativité qui peut générer des innovations et de l’activité économique.

47: Les associations étudiantes : une richesse pour l’UTC et le territoire

L'Imaginarium Festival, tête d’affiche des UTCéens

Le pôle artistique et événementiel du BDE fédère une trentaine d’associations. Les unes réunissent des adeptes de musique, théâtre, écriture, photo, etc. Les autres organisent des événements, parfois de très grande envergure. Exemple avec l'Imaginarium Festival.

La cinquième édition s’est déroulée les 19 et 20 mai. 45 heures de concert au Tigre, le pôle événementiel de Margny-Lès-Compiègne ; 40 artistes dont le rappeur Vald, le groupe de reggae Danakil, Thérapie Taxi côté rock-pop, Polo & Pan ou Joris Delacroix côté électro… Et plus de 13 000 festivaliers ! Avec une telle audience et un budget avoisinant les 600 000 €, l'Imaginarium Festival est de loin le plus gros événement orchestré par une association de l’UTC. L’emblème de l’audace et du savoir-faire des étudiants.

En 2014, lorsqu’ils se sont lancés dans l’aventure en partant de zéro, le pari était en effet loin d’être gagné. Et aujourd’hui encore, chaque édition reste une prouesse, car l’association ne fait appel qu’à une poignée de professionnels : un prestataire son et lumière, un régisseur général, une attachée de presse et, depuis cette année, un responsable de la sécurité.

« Le festival ayant pris de l’ampleur, mieux valait un spécialiste pour nous conseiller sur l’organisation de la sécurité et nous épauler dans les décisions à prendre en cas de problème, explique Florian Bertin, président de l’Imaginarium Festival. Pour le reste, tout est organisé par des étudiants. Nous sommes 90 durant l’année et 150 pendant le festival. Monter une telle manifestation en étant étudiants et bénévoles n’est pas évident, mais on s’améliore d’année en année ! » .

Bénévoles, mais pros !

Le bureau de l’association pilote l’ensemble des opérations en s’appuyant sur différents pôles, chargés chacun d’une mission : programmation, partenariats, logistique, restauration, animations… Pour attirer du public, les étudiants réalisent des campagnes de communication dans tout le département de l’Oise et dans les grandes villes proches : Lille et Reims. Via les étudiants des autres établissements de Sorbonne Universités, le groupement dont fait partie l’UTC, ils touchent aussi un public parisien qui, désormais, représente 15 % des spectateurs. Signe de leur efficacité et de la qualité de leur programmation :

le nombre de festivaliers a plus que doublé en quatre ans et, pour la première fois cette année, le festival s’est même déroulé à guichet fermé. Par ailleurs, les recettes (billetterie et ventes de consommations sur place) couvrent quasiment 80 % du budget. Le reste est financé par la région, le conseil départemental de l’Oise, l’UTC, Sorbonne Université et des partenaires privés. La ville de Compiègne et les communes environnantes, quant à elles, apportent un soutien logistique en prêtant du matériel.

Nouveau cheval de bataille de l’association : le développement durable. Cette année, tous les flyers du festival ont été imprimés sur du papier recyclé et les goodies étaient en coton bio et équitable. Des toilettes sèches avaient été installées sur le site et, pour la décoration, l'Imaginarium Festival s’était adressé à une association récupérant le matériel utilisé sur de grands événements pour le redistribuer à de petites structures. Les food trucks proposaient des menus végétariens et vegan et leurs produits provenaient principalement de producteurs locaux. L'Imaginarium Festival avait noué un partenariat avec un prestataire pour recycler les déchets organiques en biométhane et en engrais et proposait des cendriers de poche aux festivaliers, afin de collecter et recycler les mégots. Par ailleurs, des étudiants avaient développé une borne solaire pour la recharge des téléphones portables. Enfin, des animations étaient prévues pour sensibiliser le public aux écogestes. Une démarche de responsabilité sociétale dont bien des entreprises pourraient s’inspirer ! 


Paroles de bénévole

Florian Bertin a intégré l'Imaginarium Festival dès sa première année à l’UTC, d’abord comme membre d’une équipe, puis comme responsable du pôle animation, avant de devenir président.

« C’est un projet qui me plaît énormément et qui est très formateur. On apprend beaucoup dans des domaines très variés : la gestion de trésorerie, le management de projet, la recherche de subventions, les relations avec les partenaires, les élus… Personnellement, je consacre au minimum deux à trois heures par jour au festival et plus le week-end, surtout à l’approche du jour J. Mais ce n’est pas un souci, il faut juste s’organiser, ne pas s’éparpiller entre les cours et le festival. Et je ne suis pas seul : tous les bénévoles travaillent énormément pour que ce soit une réussite ! »