Rechercher
Generic filters

Les étudiants s’organisent face à la crise sanitaire

Dis­tri­b­u­tion de repas, test COVID, tutorat : en cette péri­ode de COVID, la vie étu­di­ante de l’UTC s’est réinventée.

Per­son­ne ne s’en cache ces dernières semaines, la crise san­i­taire a eu des impacts lourds et sig­ni­fi­cat­ifs sur la société mais aus­si sur le moral de tous.

Les réou­ver­tures au pub­lic de cer­tains lieux sont un véri­ta­ble soulage­ment pour tous. Mais pour les étu­di­ants la sit­u­a­tion a eu une saveur encore plus amère ; celle des doutes, des craintes et des appréhen­sions pour le futur. Une saveur amère à con­juguer avec une encore plus aigre ; celle de la pré­car­ité. car pour beau­coup les con­fine­ments et recon­fine­ments suc­ces­sifs ont signé la fin des jobs étu­di­ants et donc d’une source de revenus très impor­tante. Dès lors, la sit­u­a­tion déjà com­pliquée pour le moral l’est dev­enue aus­si pour les finances.

A l’u­ni­ver­sité de tech­nolo­gie de Com­piègne, la sit­u­a­tion a été prise très au sérieux par les équipes admin­is­tra­tives et de direc­tion. “Dès le début de la crise san­i­taire l’an dernier des mesures ont été pris­es pour assur­er l’ac­com­pa­g­ne­ment et le bien être des étu­di­ants, détaille Karine Sli­wak, respon­s­able de la for­ma­tion ingénieur par appren­tis­sage.” Et depuis quelques mois l’é­cole a franchi une étape sup­plé­men­taire en nom­mant trois référents sol­idaires, dont Karine Sli­wak elle-même. Leur rôle ? Dévelop­per et coor­don­ner des actions de sol­i­dar­ité pour les étu­di­ants et être le pre­mier point d’ap­proche de celles et ceux ren­con­trant des dif­fi­cultés. “Nous avons mis en place une adresse mail où les étu­di­ants peu­vent nous écrire dès qu’ils ren­con­trent la moin­dre dif­fi­culté, qu’elle soit finan­cière, psy­chologique ou de tout autre type, pour­suit Karine Sli­wak. Nous met­tons ensuite en place des actions pour les accompagner.”

Exem­ple con­cret ? Les dif­fi­cultés finan­cières tra­ver­sées par les étu­di­ants. “Il est tout à fait nor­mal pour un étu­di­ant de se retrou­ver face à des dif­fi­cultés, d’au­tant plus quand ils n’ont plus de job étu­di­ant, pour­suit-elle. Nous avons mis en place des aides extra­or­di­naires pour qu’ils puis­sent avoir du bud­get en plus quand ils en ont besoin.” Mais d’autres sys­tèmes exis­tent pour des besoins spé­ci­fiques. Des prêts d’or­di­na­teur, par exem­ple, pour les étu­di­ants qui auraient des dif­fi­cultés avec leur ordi­na­teur déjà exis­tant. Pour le mal être psy­chologique, les référents sol­idaires peu­vent accom­pa­g­n­er les étu­di­ants vers des pro­fes­sion­nels qui peu­vent leur venir en aide et les accom­pa­g­n­er. Et les référents sol­idaires met­tent égale­ment en place des actions de dis­tri­b­u­tion, qu’il s’agisse de den­rées ali­men­taires (en lien avec l’as­so­ci­a­tion étu­di­ante EPI), des dis­tri­b­u­tions de pro­duits d’hy­giène et de san­té et de pro­duits de pre­mière néces­sité, en lien avec des entre­pris­es parte­naires. Et cer­tains restau­rants de la ville se sont égale­ment joints à l’opéra­tion pour pro­pos­er des dis­tri­b­u­tions de repas aux étu­di­ants. Cous­cous ou pael­la ont ain­si été pro­posés aux étu­di­ants. “Ces opéra­tions sont ouvertes à tous avec une pri­or­ité don­née aux étu­di­ants qui ont le plus de dif­fi­cultés financières.”

Mais la logique de sol­i­dar­ité est allée plus loin pour les étu­di­ants. Ces derniers ont en effet créé une asso­ci­a­tion, mali­cieuse­ment nom­mée TUT’UT, pour créer des ate­liers de sou­tien et d’échanges entre les étu­di­ants sur leurs cours.

Le magazine

linkedin facebook pinterest youtube rss twitter instagram facebook-blank rss-blank linkedin-blank pinterest youtube twitter instagram