Valorisation de l’eau, un agrégat en action

L’a­gré­gat eau fait par­tie des sept agré­gats thé­ma­tiques ter­ri­to­ri­al­isés du Pôle mét­ro­pol­i­tain de l’Oise (PMO). Lancé en juin 2019, il réflé­chit sur dif­férentes prob­lé­ma­tiques actuelles por­tant sur le traite­ment d’eaux usées urbaines et indus­trielles à la ges­tion des ressources en eau super­fi­cielles et souter­raines, sans oubli­er la pro­duc­tion d’eau potable.

Edv­ina Lamy, enseignante-chercheuse, ingénieure en procédés de traite­ment de l’eau, porte l’a­gré­gat eau pour l’UTC depuis juin dernier. Sa voca­tion ? “L’en­jeu pour le ter­ri­toire est de faire naître une coopéra­tion volon­taire entre entre­pris­es, milieux académiques et col­lec­tiv­ités ter­ri­to­ri­ales afin de dévelop­per un réseau de com­pé­tences per­me­t­tant de gér­er les ressources en eau de manière la plus effi­cace pos­si­ble et de répon­dre aux enjeux économiques, socié­taux et envi­ron­nemen­taux de cette fil­ière”, rap­pelle Edv­ina Lamy qui, depuis presque un an, monte des pro­jets col­lab­o­rat­ifs qui réu­nis­sent des parte­naires publics et privés,intéressés par les enjeux de la fil­ière “Eau”, à savoir la recherche d’é­conomies, de val­ori­sa­tions ou encore d’adap­ta­tions au change­ment cli­ma­tique pour ne citer que ces exemples. 

Des projets bien concrets

Avec six réu­nions déjà organ­isées au sein des struc­tures parte­naires, il ressort déjà des pro­jets pressen­tis. Par­mi eux, la réu­til­i­sa­tion des eaux usées des sta­tions d’épu­ra­tion comme une source alter­na­tive de ressource en eau. Ou encore la ges­tion des eaux souter­raines via un pilotage de la nappe et la val­ori­sa­tion des eaux plu­viales pour un bâti­ment durable. “Il paraît néces­saire d’établir une stratégie glob­ale por­tant notam­ment sur la néces­sité d’avoir un pro­jet de ter­ri­toire qui per­met de pren­dre en compte la prob­lé­ma­tique “eau” dans sa glob­al­ité, inclu­ant une mul­ti­tude de petits pro­jets de ges­tion de l’eau, mais aus­si de raison­ner à l’échelle du bassin pour un pro­jet d’in­térêt général, qui ne vise pas un seul usager. Il y a bel et bien néces­sité de coopéra­tion entre les ter­ri­toires pour répon­dre à la prob­lé­ma­tique du développe­ment durable”, assure Edv­ina Lamy. 

Porter toute une dynamique d’innovation

Cet agré­gat fait en effet col­la­bor­er les lab­o­ra­toires de l’UTC et d’U­ni­LaSalle : TIMR, Avenues, GEC et AGHYLE. Les col­lec­tiv­ités ter­ri­to­ri­ales sont égale­ment très présentes : ARC, ACSO, CC2V, CCPE, SMOA et DDT Oise. Par­mi les acteurs indus­triels, l’a­gré­gat peut déjà compter sur Veo­lia Eau. “Sur les ter­ri­toires, toute une fil­ière est donc en action afin de con­stru­ire une dynamique d’in­no­va­tion autour de la ques­tion de l’eau qui réponde au mieux aux enjeux économiques et envi­ron­nemen­taux de notre temps, con­clut Edv­ina Lamy. Il est impor­tant de ne pas oubli­er que dans tous les cas des ver­rous régle­men­taires demeurent en fonc­tion de l’usage de cette ressource. Mais à chaque fois, il s’ag­it de tra­vailler sur des sites démon­stra­teurs pour prou­ver la solu­tion apportée en matière de développe­ment durable. C’est l’avenir qui se pré­pare ain­si sur le terrain.” 

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