Jazz et innovation tout un programme

L'UTC travaille depuis plusieurs mois sur le programme de recherche Jazz et Innovation. Un projet plus qu'inspirant puisqu'il découle déjà sur la mise en œuvre d'un parcours inédit d'accompagnement des entreprises afin de révéler et développer leur propre potentiel d'innovation.

Jazz et innovation tout un programme

Lors de la soirée du 5 novembre 2019, dans l’auditorium de la Sacem, s’est déroulée la première illustration grand public du lien entre l'improvisation musicale et les processus d’innovation. Le quartet Lobsterjazz, composé de la chanteuse et psychologue Sabrina Yactine, du bassiste Peter Giron, du beatboxer William Bayakimissa et du pianiste et consultant José Pendje, accompagné de Pascal Alberti, directeur de l’innovation et du développement territorial (DIDT) de l’UTC ont démontré au travers d’un discours musical et d’un débat que le processus d’improvisation libère le potentiel d’innovation des entreprises en mobilisant une communauté d’action originale. « Nous cherchons à mettre en lumière la source d’inspiration que constitue l’art de l’improvisation musicale – en tant que processus de composition collective instantanée – pour libérer le potentiel d’innovation des entreprises. Pour l’entreprise, le jazz est un modèle de cohésion d’équipe, un savant mélange de rigueur et de créativité », explique José Pendje, musicien et ingénieur en design industriel, diplômé de l’UTC. Il est également titulaire d’un DEA en sciences humaines et technologie consacré à la conduite des systèmes complexes dirigé par Bernard Stiegler.

Explorer la source d’inspiration de l’art d'improviser

Pascal Alberti a très tôt été intéressé par ces parallèles possibles entre l’improvisation en jazz et l’innovation en entreprise : « En travaillant sur ma propre thèse, je suis tombé sur le travail de DEA de José Pendje, "Le sens du projet", qui contient une partie sur la "musique". On y apprend notamment que l’improvisation dans le monde du jazz transcende la simple interprétation musicale guidée par un chef d’orchestre. Elle renvoie à la perception et la production individuelle d’émotions au cœur même d’une œuvre collective. »

En effet lorsque l’on décrypte un concert de jazz, on observe la notion de groupe avec des interactions, des valeurs collectives et un partage de connaissances. Sans oublier l’amour de telle ou telle interprétation de l’œuvre. « Tout cela est vrai aussi dans le monde de l’entreprise entre un lien technologique et un partage de valeurs. Alors pourquoi ne pas toucher les PME qui sont souvent dans l’urgence du quotidien, dans l’instantanéité du travail. Pour cela, nous imaginons mobiliser les grands patrons qui aiment le jazz afin de présenter à leurs fournisseurs un parcours inédit d'accompagnement de leur potentiel d’innovation » précise Pascal Alberti qui n’en oublie pas la notion de plaisir dans la musique, qui n’est pas antinomique avec le monde économique.