Dossier

44 : Industrie du futur : l’UTC aux côtés des entreprises

La transformation numérique de l’industrie constitue un défi sociétal majeur. Pour l’UTC, qui accompagne un nombre croissant d’entreprises dans cette mutation, il s’agit d’un champ d’investigation de plus en plus stratégique. Zoom sur ses principaux axes de travail et les spécificités de son approche de l’industrie du futur.

44 : Industrie du futur : l’UTC aux côtés des entreprises

Saint-Gobain : une maintenance optimisée, des procédés plus robustes

L’UTC va accompagner Saint-Gobain Sekurit dans la mise en place d’outils de maintenance prédictive exploitant l’analyse automatique des données sur la qualité des produits et l’état de fonctionnement des process.

L’UTC et Saint-Gobain viennent de signer un accord de partenariat comprenant plusieurs volets, dont l’un sur l’industrie du futur. Dans ce domaine, il s’agit notamment d’engager des recherches sur la maintenance prédictive avec Saint-Gobain Sekurit, acteur majeur du vitrage automobile. « Nous comptons une trentaine d’usines dans le monde, qui travaillent pour un marché très exigeant et compétitif, souligne Jean-Luc Lesage, directeur des opérations de Saint-Gobain Sekurit et directeur général de sa branche Europe. Cela signifie qu’il est essentiel de bien maîtriser nos procédés : la qualité de nos produits, la fiabilité de nos livraisons, mais aussi les taux de pannes et les coûts de maintenance de nos machines. »

Passer à la vitesse supérieure

A cette fin, l’industriel recourt depuis longtemps à la maintenance préventive. Il a également mis en place des méthodes de maintenance prédictive, pour l’instant limitées à quelques équipements sans incidence directe sur le cœur de son procédé de fabrication des vitrages, tels les transformateurs. Son objectif : passer à la vitesse supérieure en exploitant les données remontant de ses usines grâce aux outils de connectique peu à peu déployés sur ses lignes de fabrication.

« Le data analytics va nous permettre de chercher des corrélations très fines et à ce jour inconnues entre les résultats des contrôles de qualité effectués sur nos vitrages, les paramètres de process (températures, pressions, etc.) et les données d’intervention sur les machines, explique Jean-Luc Lesage. En croisant toutes ces informations, nous espérons gagner sur la fréquence et l’importance des opérations de maintenance, mais pas seulement. Les connaissances issues de l’analyse de données devraient aussi nous permettre d’améliorer la conception et donc la robustesse de nos procédés. »

L’excellence des deux côtés du Rhin

Depuis deux ans, l’industriel a déjà réalisé quelques études et pilotes sur la maintenance prédictive de certains équipements avec un de ses partenaires académiques historiques : l’Université de technique de Rhénanie-Westphalie (RWTH), à Aix-la-Chapelle (Allemagne). La collaboration avec l’UTC portera sur d’autres process. « Ce qui nous intéresse, c’est l’expertise de l’UTC en maîtrise des procédés et en analyse de données, mais aussi sa signature, note Jean-Luc Lesage. Une université française ne traite pas les problèmes de la même façon qu’une université allemande.

Travailler avec des partenaires qui ont des cultures, des visions et des expériences différentes permet d’élargir notre spectre de compétences et d’avancer plus efficacement. » En outre, tout comme la RWTH outre-Rhin, l’UTC se situe à proximité d’une usine Saint-Gobain Sekurit et d’un site de R&D de Saint-Gobain, le Centre de recherche et de développement de Chantereine (CRDC). « Les chercheurs de l’UTC vont coopérer avec les équipes du CRDC, en se nourrissant de l’expérience de l’usine de Chantereine et de ses données sur les pannes de ses machines, poursuit Jean-Luc Lesage. C’est tout l’intérêt de ce triptyque, qui, nous l’espérons, débouchera sur des avancées concrètes pour nos usines. » « Le cœur de la technologie Saint-Gobain Sekurit étant franco-allemand, il s’agit d’aller chercher l’excellence des deux côtés du Rhin, résume Sylvie Perez, directrice du CRDC. Et pour nous, CRDC, il est particulièrement intéressant de pouvoir travailler avec l’UTC dans ses domaines d’excellence. »