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Un incubateur de start-up

Lancé par l’université de technologie de Compiègne et UniLaSalle, ITerra est un incubateur dédié à la bioéconomie, l’innovation agricole et territoire durable et connecté. Soutenu par la région, les agglomérations de Compiègne et de Beauvais mais aussi des industriels, il a pour but d’accompagner les projets de l’incubation à la création et jusqu’à la maturité.

Un incubateur de start-up

« Physiquement, l'incubateur se partagera entre deux lieux : l'UTC et UniLaSalle. Ces deux entités apporteront leur soutien technologique et scientifique aux start-up sélectionnées »,précise Pascal Alberti, directeur de l'innovation et du développement territorial à l'UTC.

L'idée d'ITerra ? Il s'agit, selon lui, d'identifier les projets innovants dans les domaines de la bio-économie, du numérique et de la machinerie agricole, les accompagner lors de la phase d'incubation, les ancrer sur nos territoires, et les transformer, in fine, en activités économiques sur un marché donné.

Il faut dire que l'Oise bénéficie d'un écosystème local d'innovation très important. On peut citer, notamment, l'excellence académique (UniLaSalle, UTC, ESCOM, ITII), SAS PIVERT (BIOGIS Center), Agrilab, Pima@tech, le centre d'innovation Daniel Thomas, le tissu industriel et agricole, et les centres de R&D (laboratoires et plate-formes technologiques publiques et privées).Le choix des domaines ? « Prenons la bio-économie par exemple. C'est un domaine assez vaste certes. Mais pour nous, il s'agit d'observer notre environnement économique et notre écosystème biotique afin de valoriser au mieux, dans le cadre d'activités économiques, les ressources biologiques disponibles sur nos territoires en les transformant en produits ou services destinés à un marché. Concrètement, on peut, notamment, imaginer transformer des bio-ressources en produits pour l'industrie agroalimentaire ou en molécules pour la parfumerie », explique Pascal Alberti. « On peut également envisager des projets alliant le numérique et les biotechnologies », ajoute-t-il.

Les porteurs de projets ?

« Ils peuvent certes venir de l'UTC et UniLaSalle qui forment des ingénieurs et masters. Pour autant la structure n'est pas fermée. Les projets peuvent aussi venir d'autres acteurs à condition qu'ils soient en adéquation avec les champs scientifiques définis et les attentes de nos territoires », souligne Pascal Alberti.

D'ores et déjà, 15 projets sont en phase d'évaluation. L'objectif à terme ? « Avoir un portefeuille de 20 projets en continu. Ce qui veut dire que dès qu'un ou plusieurs d'entre eux arrivent à maturité et quittent le dispositif, il y ait autant de projets qui l'intègrent », assure-t-il.