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De l'UTC à l'Atlantique

Entouré d'une famille de passionnés, Tom Laperche, étudiant en génie mécanique, a le virus de la voile depuis l'adolescence. En intégrant la filière Sport élite de l'UTC, ce navigateur déjà chevronné a pu trouver le juste équilibre entre sa scolarité et ses ambitions sportives. Accompagné et conseillé par Arnaud Vannicate le responsable de la filière, il peut se consacrer pleinement à sa passion.

De l'UTC à l'Atlantique

Quand on étudie à Compiègne, difficile de s'entraîner en mer pendant la semaine. En ne limitant pas le nombre de semestres pour terminer le cursus UTC, ce dispositif lui permet d'adapter son rythme pour concilier compétition de haut-niveau et cours. Plusieurs jours par mois, il peut ainsi rejoindre sa Bretagne natale pour pratiquer sa discipline. Il ne regrette pas ce choix qui en plus de sécuriser son avenir professionnel lui apporte des compétences supplémentaires dans sa discipline. « Suivre des études d'ingénieur était logique pour moi, la voile est un sport de plus en plus technique, comprendre scientifiquement le comportement des structures et des matériaux est un réel atout en compétition en plus des sensations ».

Il insiste sur le fait que les bolides des océans sont de plus en plus des concentrés de technologie. Avec l'utilisation généralisée des « foils » (ailerons profilés permettant aux bateaux de survoler l'eau), maîtriser les notions de portance, pression et vitesse est devenu fondamental. L'exemple du skipper François Gabart lui même diplômé en Génie mécanique n'est aussi pas étranger à cette orientation de plus en plus répandue parmi les coureurs des océans. Plus tard, il se verrait bien ingénieur navigant dans un des bureaux d'études qui conçoivent ces Formules 1 des mers. Depuis mai, Tom est en passe de réaliser l'un de ses rêves d'enfance.

Il a été sélectionné pour la célèbre Transat Jacques Vabre entre la France et le Brésil. « C'est super d'être dans la même course que des grands noms de la voile » se plaît-il à souligner. Pour relever le défi, le jeune Breton de 19 ans devra utiliser ses qualités de marin mais aussi ses compétences techniques. Son monocoque de 12 m dans la catégorie des Class 40 est sur le point d'être terminé. « A partir de juillet je vais en superviser l'aménagement intérieur et tenter d'alléger au maximum les équipements, après il y aura la mise au point et les réglages jusqu'au départ en novembre ». Souhaitons-lui bon vent ainsi qu'à son coéquipier !