Jean-Louis Chaussade, un parrain confiant

Jean-Louis Chaussade, président de Suez et du conseil d'administration de l'UTC, est le parrain de la remise des diplômes 2019 qui a eu lieu samedi 23 novembre au Tigre, à Margny-lès-Compiègne. Rencontre !

Jean-Louis Chaussade, un parrain confiant

Pourquoi avoir accepté d’être le parrain de la promotion 2019 de l’UTC ?

Lorsque Philippe Courtier, le directeur de l’UTC, m’a proposé de parrainer cette remise des diplômes, j’ai tout de suite répondu présent, car je tenais à dire haut et fort que lorsqu’on entre dans une bonne école comme L’UTC et qu’on travaille dur, on réussit. Je suis de ceux qui restent persuadés qu’avec du travail, du talent et de l’abnégation, on arrive à quelque chose. Les études sont toujours une rampe de lancement. Le groupe Suez, c’est 90 000 personnes dans le monde, dont 30 000 en France, certains d’entre eux sont issus de l’UTC, et nous tous travaillons dans le même sens : apporter des solutions pour une gestion toujours plus optimisée de l’eau et des déchets. Nos métiers sont anciens, créés il y a 160 ans. Autrefois, il fallait faire en sorte que l’eau soit potable pour la population. Aujourd’hui, il faut protéger la ressource, qu’elle soit à la fois disponible en quantité et en qualité. Ce qui nous anime, c’est la volonté de servir nos clients avec les meilleures technologies disponibles. La même qui motive les étudiants de l’UTC. Avec courage, travail et humanité, ils réussiront. Avec cœur, travail et intelligence, on déplace des montagnes.

Quel message souhaitez-vous adresser à ces jeunes diplômés ce jour-là ?

J’ai plusieurs messages en réalité. Tout d’abord que posséder la culture générale, les connaissances scientifiques et technologiques est une force dans le monde d’aujourd’hui. Les technologies évoluent sans cesse, les étudiants de l’UTC sont les mieux placés pour le savoir. Apprendre dans une école comme l’UTC permet d’entrer dans ce monde en étant bien préparé à l’affronter. L’autre point important que je souhaite leur exprimer, plus proche de mes activités au sein de l’entreprise Suez, c’est celui de l’environnement. En effet, les préoccupations environnementales, qui bouleversent notre société aujourd’hui, non seulement impactent déjà leurs études à l’UTC, via des enseignements toujours à la pointe de ce qui se passe dans le monde, mais aussi leurs futures vies professionnelles. Tous assisteront à des changements extrêmement importants. Je les invite à réfléchir à cela. Un autre message concerne la place que prend l’intelligence artificielle et son impact sociétal. Il faut s’y préparer, c’est certain. Enfin, je tiens à leur donner un conseil sur la vision internationale des choses que tous doivent avoir de nos jours. Je suis convaincu qu’aujourd’hui il ne faut pas rester seulement français. Il faut parler plusieurs langues, vivre dans d’autres pays, être mobile, connaître d’autres cultures et civilisations. Tout cela est essentiel à la réussite. Il ne faut pas hésiter à se tourner vers l’Asie, le continent le plus fort sur les technologies de demain.

Quel est le point fort de la France dans ce paysage économique et technologique en mutation profonde ?

Il faut, vous avez raison, cultiver cette fierté d’être Français. D’ailleurs, sortir diplômé d’une école comme l’UTC est source d’une grande fierté. Nous avons des écoles et un enseignement en France de très grande qualité avec des valeurs humanistes fortement ancrées. L’UTC jouit d’une excellente réputation, notamment à l’international. C’est à la fois une école d’ingénieurs et une université qui dispense des cours théoriques et pratiques. C’est le top ! Dommage que ce modèle ne soit pas plus répandu. En fait, l’UTC est quelque part pionnière dans son domaine. Si je devais retourner dans le passé et choisir une filière, je choisirais, à l’UTC, le génie biologique. Nous n’avons pas achevé de tout comprendre sur le vivant. La technologie, la chimie, la physique et l’intelligence artificielle associés à la biologie nous permettront de mieux appréhender notre futur. Chez Suez, nous nous préparons à cela. Le déchet sera bientôt une ressource. Nous visons à produire des matières premières « secondaires » qui soient réutilisables, renouvelables. Le « Rien ne se perd, tout se transforme » de Lavoisier n’a jamais été aussi vrai.