Dossier

41 : L’UTC dévoile sa feuille de route d’ici à 2023

D’ici à la fin d’année, le HCERES évaluera tous les laboratoires de recherche de l’UTC sur la période 2012-2017. A cette occasion, l’université a actualisé sa politique scientifique pour le prochain contrat quinquennal (2018-2023). Zoom sur ses grandes orientations et leur déclinaison dans ses différentes unités de recherche.

41 : L’UTC dévoile sa feuille de route d’ici à 2023

Recherche : l’UTC dévoile sa feuille de route d’ici à 2023

D’ici à la fin d’année, le HCERES évaluera tous les laboratoires de recherche de l’UTC sur la période 2012-2017. A cette occasion, l’université a actualisé sa politique scientifique pour le prochain contrat quinquennal (2018-2023). Zoom sur ses grandes orientations et leur déclinaison dans ses différentes unités de recherche.

Trois… c’est le chiffre clé de la politique de recherche de l’Université de technologie de Compiègne pour les années à venir !

Un : le positionnement que revendique l’UTC – celui d’une université de recherche technologique – s’articule autour de trois piliers :

• comprendre pour faire, autrement dit produire des connaissances scientifiques pour développer des technologies innovantes ;

• faire pour comprendre, parce que concevoir un système technologique et l’expérimenter est aussi source de progrès dans la connaissance scientifique ;

• faire pour agir, parce que les travaux de l’UTC contribuent à répondre aux enjeux sociétaux du XXIe siècle.

 

Deux : dans les années à venir, l’établissement poursuivra ses recherches autour de trois grands défis sociétaux :

• la transition vers la bioéconomie (valorisation des bioressources, développement du concept de bioraffinerie…) ;

• la mobilité, l’énergie et la ville durable ;

• les technologies de la santé.

 

Trois, pour conforter sa recherche technologique et son ancrage sociétal comme les deux faces d’une même dynamique, l’UTC entend articuler ses programmes de recherche autour d’une triade : un défi (la mobilité durable, le maintien à domicile des personnes âgées…), une approche singulière et un terrain privilégie d’expérimentation, le living lab. C’est sur ces deux derniers points qu’interviennent les principales évolutions.

La singularité de l’UTC, c’est son interdisciplinarité, déjà très affirmée et qu’il s’agit de renforcer encore à l’avenir. Les systèmes sur lesquels travaille l’université sont en effet de plus en plus complexes. Et souvent, leur complexité tient moins aux technologies qu’ils intègrent qu’à leur hétérogénéité. Conséquence : ils résistent à toute représentation complète, ce qui implique un changement de paradigme pour les sciences de l’ingénieur. Auparavant, il suffisait d’ajuster les systèmes réels aux modèles des chercheurs. Aujourd’hui, il s’agit de concevoir des modèles permettant d’appréhender tout ce qui peut échapper dans la complexité du réel (les incertitudes, le facteur humain…). Cette nouvelle donne impose une approche résolument systémique, et donc transversale, des problématiques. D’où la nécessité de développer les interactions entre disciplines au sein des laboratoires et entre laboratoires.

La singularité de l’UTC, dans les années à venir, ce sera aussi sa politique d’alliances renforcée pour élargir son positionnement sur l’échelle TRL (Technology Readiness Level) mesurant le niveau de maturité d’une technologie par rapport au marché : de 0 à 3 pour la recherche fondamentale, de 4 à 6 pour la recherche en ingénierie, de 7 à 9 pour le développement et la mise sur le marché. Aujourd’hui, l’université est avant tout reconnue comme un pôle d’excellence sur le TRL 4. Son objectif est de se renforcer sur les TRL inférieurs pour les sujets se heurtant à des verrous scientifiques. Et pour cela, de multiplier les partenariats avec des laboratoires de recherche fondamentale, en particulier ceux de Sorbonne Universités. Mais il est aussi de se muscler sur les TRL plus élevés lorsqu’il s’agit d’aller vers l’industrialisation des systèmes, ceci en développant davantage la recherche partenariale avec les acteurs socio-économiques.

Quant aux living labs dont l’UTC souhaite faire son terrain d’expérimentation privilégié, ils sont le prolongement logique de cette approche singulière. Ils lui permettront en effet de tester les démonstrateurs des systèmes technologiques qu’elle conçoit à l’échelle 1, non seulement pour mieux appréhender leur complexité, leurs usages (faire pour comprendre), mais aussi pour préparer leur préindustrialisation. Et là encore, leur développement passera par une politique partenariale avec des industriels, des collectivités territoriales ou encore des représentants des usagers.