Dossier

30 : Des projets de recherche novateurs

30 : Des projets de recherche novateurs

Des projets de recherche novateurs soutenus par le Conseil Régional de Picardie

Trois axes stratégiques guident ce schéma : la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur, la valorisation des établissements picards et le développement de leur offre de formation, ainsi que la structuration de la recherche et des synergies entre les établissements. Avec une philosophie : créer un vivier croissant d'étudiants pour renforcer la recherche dans six domaines définis avec les laboratoires, les établissements d'enseignement supérieur, les centres techniques et les entreprises du territoire. " Ces domaines se répartissent en deux catégories, détaille Nathalie Van Schoor, directrice générale adjointe au développement économique, à la recherche et à l'innovation. Les axes transversaux et structurants sont les agro-ressources d'un côté et l'intermodalité, l'énergie et le transport de l'autre. Ce sont les socles des deux pôles de compétitivité régionaux, i-trans et Industries et Agro-ressources. Les quatre autres sont des axes thématiques : matériaux et procédés propres et sûrs, santé-vivant, action publique/systèmes juridiques, économiques et sociaux, ainsi que éducation, apprentissage, technologies. "

147 projets thématiques et structurants pour 30 millions d'€ depuis 2006

Depuis 2006, la Région lance des appels à projets dits thématiques et structurants pour donner corps à sa politique de recherche dans ces six domaines. Chaque année en novembre, elle organise la semaine de la recherche et de l'innovation, à l'occasion de laquelle les projets sélectionnés les années précédentes sont détaillés par les lauréats afin de faire le point sur leurs avancées et de maintenir informée la communauté scientifique et économique régionale.

Cette année, la semaine de la recherche et de l'innovation aura lieu du 25 au 28 novembre. Une soixantaine de projets thématiques et structurants, parmi environ 125 projets financés par l'ensemble des dispositifs de soutien régional, seront alors portés à la connaissance du grand public. Au total depuis 2006, 147 projets thématiques et structurants ont été financés par la Région pour une enveloppe globale de 30 millions d'€. Pré-sélectionnés par les établissements d'enseignement supérieur, ces projets sont ensuite analysés par un jury d'experts extérieurs à la Région.

" Notre annuaire d'experts fait des envieux au niveau national !, sourit Virginie Delaporte, qui encadre les appels à projet depuis le département Recherche et innovation du Conseil régional. Cette expertise constitue l'une de nos forces : les experts apportent leur vision précieuse et pertinente sur la qualité des projets en fonction des dernières avancées dans les domaines concernés. " Les analyses de ces experts sont communiquées aux porteurs de projet, sélectionné ou non, afin de leur apporter un regard extérieur sur les forces et faiblesses de leurs dossiers. Un dossier recalé peut ainsi être amélioré en vue de l'appel à projet suivant, comme ce fut le cas pour le projet CIME.

Doctorats, équipements et attractivité

D'autres dispositifs ont été instaurés en complément de ces appels à projets. Ainsi, ont déjà été financées une centaine d'allocations doctorales et plus de 100 années de post-doc (103 allocations doctorales de 3 ans et 106 années post-doc), attribuées aux dossiers retenus lors des appels à projets thématiques et structurants.

Les appels à projet " IndustriLab " s'attachent davantage aux transferts de technologie entre les laboratoires - picards ou non - et le tissu économique régional dans les domaines de la mécanique, de la robotique, des systèmes de freinage, des agro-matériaux... " C'est la suite logique de nos appels à projets consacrés à la recherche fondamentale. Une fois que la recherche est assez mature, elle peut donner lieu à des transferts de technologie pour amener l'excellence scientifique jusqu'aux entreprises régionales ", souligne Virginie Delaporte.

La Région participe également aux projets de RDI portés par les pôles de compétitivité et soutenus par le Fonds Unique Interministériel (FUI). Le dernier dispositif en date est un appel à projets pour l'accueil des chercheurs de haut niveau. Cette nouveauté 2014 apporte un soutien financier aux chercheurs implantés sur le territoire picard depuis moins de 18 mois et distingués pour la qualité de leurs travaux.

" L'objectif est d'améliorer l'attractivité de la Région et de ses établissements d'enseignement supérieur et de recherche ", souligne Virginie Delaporte. Le premier cru se compose de trois lauréats, dont Enrico Natalizio du laboratoire Heudiasyc de l'UTC pour le projet IMATISSE. La Région accompagne aussi la montée en puissance des laboratoires en contribuant financièrement à leur équipement, à l'instar du microscope électronique à l'UTC.

Complémentarité et entente

" Globalement, la Picardie consacre 20 millions d'€ par an à la recherche, résume Nathalie Van Schoor. Depuis près de 10 ans, cet effort accompagne la structuration et la montée en puissance de nos établissements d'enseignement supérieur et de recherche, relativement jeunes dans le paysage français. Le succès de la Région lors des appels à projets du programme des investissements d'avenir (voir Interactions n° 28 et n°29) est l'un des fruits de cette politique de long terme. "

Aujourd'hui, les axes du schéma de développement de l'enseignement supérieur et de la recherche constituent également le socle de la stratégie dite " S3 " de spécialisation intelligente des territoires, demandée par l'Union européenne pour la période 2014-2020.

" Le travail mené depuis 2006 en matière de recherche bénéficiera aussi au territoire picard par le biais de cette stratégie S3, davantage orientée vers les marchés et les applications ", souligne Nathalie Van Schoor. L'autre perspective concerne les appels à projets du programme des investissements d'avenir sur les " Initiatives Science-Innovation-Territoires-Economie " (ISITE, voir Interactions n°28). Les acteurs régionaux (UTC, UPJV, pôles de compétitivité, Région, etc.) préparent un dossier reposant sur les forces territoriales en matière de bio-économie. " Notre atout réside dans la complémentarité et l'entente entre nos établissements de recherche, nos entreprises et les équipes institutionnelles, habitués à travailler ensemble depuis longtemps ", conclut Nathalie Van Schoor.