Dossier

29 : Les ambitions socio-économiques des PIA (2)

29 : Les ambitions socio-économiques des PIA (2)

Une moisson remarquable

« Le PIA a été une consécration pour nos deux établissements de recherche, l’UTC et l’UPJV. Mais la Région n’est pas étrangère à ce succès, rappelle Nathalie Van Schoor. Depuis 2000, notre politique de soutien à la recherche permet aux acteurs du territoire de se structurer en interne et de créer des réseaux, essentiels pour leur montée en compétence. » A cette dynamique s’ajoute une lettre de soutien de la Région garantissant l’accompagnement des porteurs de projet lors des appels d’offres du PIA. Cet accompagnement peut se traduire par des financements, des moyens humains et matériels complémentaires.

5 filières, 4 projets et 307,54 millions d’euros

Au total, 14 projets présents sur le territoire picard ont été retenus dans le cadre des 25 appels à projets du PIA, sur un total de 400 projets retenus au niveau national. Cette moisson est remarquable au regard du potentiel de recherche de la Picardie . Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche le souligne dans son « point d’étape » sur les deux premières vagues du PIA : « Certains territoires, comme la Picardie, bénéficieront de moyens très importants par rapport à la place qu’ils occupent dans la production scientifique.  » Le ministère a identifié cinq filières d’excellence en Picardie : biologiesanté, biotechnologies et bioressources, chimie, mathématiques et robotique mobile. Sur les 14 projets retenus, 8 sont portés uniquement par des partenaires régionaux, en dehors de tout réseau supra-régional.
Ils représentent 81 millions d’€ d’investissements, auxquels viennent s’ajouter les crédits de la Région. Exemple : la Picardie accompagne financièrement la construction du bâtiment qui accueillera l’équipement d’excellence Figures (cf. Interactions n°28). « Les travaux devraient débuter au début de l’année prochaine », détaille Nathalie Van Schoor. Le Biogis Center de PIVERT (cf. Interactions n°28) bénéficie également de ce soutien régional additionnel. « Ce centre sera le premier bâtiment soutenu par le PIA à sortir de terre (pose de la première pierre) : il est emblématique car il structure une nouvelle filière territoriale et de nouvelles relations entre les académiques et les industriels. Le PIA permet donc d’accélérer nos efforts de recherche et développement sur certaines thématiques, comme la chimie bio-sourcée, le stockage de l’énergie, la mobilité, etc. C’est à la fois une continuité et un aboutissement de la politique régionale et de ses chercheurs. »

Trois lieux pour une nouvelle dynamique

Puis ce sera au tour du Hub de stockage de l’énergie, bâtiment dédié au laboratoire d’excellence STORE-EX, porté par l’UPJV, dont les travaux débuteront à l’automne. Avec celui de FIGURES, la Picardie comptera donc trois nouveaux lieux «  d’excellence scientifique, porteurs d’une nouvelle dynamique de terrain pour rapprocher les scientifiques et les acteurs économiques. Grâce au PIA, nous accélérons donc la rencontre entre les laboratoires et les entreprises  », souligne Nathalie Van Schoor, qui cite également à cet égard le Centre d’innovation de l’UTC, dont l’inauguration est fixée au 15 octobre 2014 (cf. agenda).
A ce jour, sept personnes ont été recrutées par la SAS PIVERT, et une dizaine par la SAS Improve (Institut mutualisé pour les protéines végétales, à Amiens), soutenue par le PIA à hauteur de 3,7 millions d’€. « Ce n’est qu’un début, qui ne compte pas les emplois indirects. Les filières sont amenées à se structurer et à attirer de nouveaux acteurs  », souligne Nathalie Van Schoor.

Une force : travailler ensemble

Sans compter le 2ème round du PIA, en préparation, qui favorise les projets de territoire. « Nous travaillons avec l’UTC et l’UPJV pour présenter des dossiers très structurés sur deux axes : la chimie du végétal (bio-économie/bioraffinerie) et la gestion intelligente de la mobilité et de l’énergie. Notre force réside dans l’habitude prise depuis 20 ans de travailler ensemble. Les laboratoires de l’UTC et de l’UPJV se connaissent et reconnaissent leurs forces respectives, garantissant une réponse intégrée aux appels d’offres. C’est une vraie valeur ajoutée, qui permet de réussir dans la durée. »