Dossier

28 : Les ambitions socio-économiques des PIA (1)

28 : Les ambitions socio-économiques des PIA (1)

Les ambitions socio-économiques des PIA et celles de la recherche à l'UTC

« Nous avons participé à tous les appels à projets correspondant aux compétences de l’UTC », introduit Bruno Bachimont, directeur de la recherche. Et l’UTC a « surperformé », avec au moins un projet retenu dans chaque grande catégorie du programme. Entre 2010 et 2012, l’UTC a été retenue pour un Institut pour la Transition Energétique avec PIVERT, un laboratoire d’excellence avec le Labex MS2T (pour « Maîtrise des systèmes de systèmes technologiques »), un Institut de Recherche Technologique avec l’IRT Railenium, deux équipements d’excellence avec les Equipex Robotex et Figures, une société d’accélération du transfert de technologies avec la SATT Lutech, et une initiative d’excellence avec l’Idex SUPER. « Il faut maintenant les mener à bien, ce qui est un beau défi  », souligne Bruno Bachimont. Ce dossier présente chacune de ces structures et fait le point après plusieurs mois d’existence.

Aboutissement et ouverture sur l’avenir

« Certains de ces programmes s’inscrivent dans la logique des sujets de recherches menés depuis longtemps par l’UTC  », souligne Bruno Bachimont. Par exemple, PIVERT est davantage l’aboutissement de la dynamique lancée par Daniel Thomas dès les années 1970, dans une logique de centre scientifique de pointe associée à une approche socio-économique territoriale. « Ainsi, dès le lancement du premier appel d’offres sur les Instituts pour la Transition Energétique, le dossier PIVERT était mûr et a tout de suite été retenu  », explique Bruno Bachimont. Cette logique vaut également pour l’IRT Railenium, ainsi que tous les projets qui relèvent du secteur des transports (véhicule autonome, conduite assistée, ferroviaire, etc.) : ces sujets investis par les équipes de l’UTC depuis les années 1980 ont contribué à la création du pôle de compétitivité i-Trans et de l’IRT. « Ces programmes représentent donc le couronnement d’une démarche antérieure. D’autres, comme le Labex MS2T, nous engagent dans la préparation de l’avenir  », nuance Bruno Bachimont.
En effet, ce Labex se concentre sur une nouvelle thématique de recherche, les systèmes de systèmes. « C’est un sujet d’avenir, qui ouvre de grandes perspectives en matière d’innovation et d’applications. Très structurant, ce Labex nous offre l’opportunité de prouver notre capacité à relancer l’investigation scientifique  », détaille Bruno Bachimont, qui rappelle : «  Les synergies déjà tissées entre les laboratoires ont permis de monter un dossier de candidature de qualité. » L’UTC est aussi partie prenante de la SATT Lutech et de l’Idex SUPER, dont l’ambition est d’accélérer les transferts de technologie et la visibilité internationale de leurs membres. « Ces deux entités recouvrent des enjeux importants en matière de reconnaissance internationale et de développement de nouveaux partenariats  », souligne le directeur de la recherche.
Cette année, après 3 ans d’existence, les premiers PIA passeront la première évaluation qui ouvre la voie à la période suivante. Dans le cadre du second PIA (PIA 2), doté de 12 milliards d’€ pour compléter le premier, un appel à projets pour des « Initiatives Science-Innovation-Territoires-Economie » (ISITE) sera lancé prochainement. L’UTC y répondra, avec ses partenaires picards.

Servir la vision scientifique de l’UTC

La conduite des programmes d’investissements d’avenir relève d’une logique d’investissement pour l’UTC, qui co-finance leur déploiement aux côtés de l’Etat et des partenaires extérieurs. Si elles ouvrent des pistes d’avenir, les structures issues des investissements d’avenir ne doivent pas pour autant se substituer à la politique de recherche de l’UTC. «  Ce sont de très bons outils, mais il faut veiller à ce que, par leur importance, ils ne dictent pas la vision de l’UTC en matière de recherche scientifique qui dépasse l’horizon des dix années de ces programmes. Mis à part le Labex, leur gouvernance est partagée avec d’autres acteurs. Nous devons préserver nos intérêts stratégiques et intégrer les ambitions socio-économiques des PIA dans le cadre de notre vocation, plus large, d’établissement d’enseignement et de recherche  », nuance Bruno Bachimont.
Le projet CERVIFER, conduit dans le cadre de l’IRT Railenium, est une bonne illustration de l’équilibre à trouver : défini en amont de l’IRT, il y trouve les moyens et la dynamique nécessaires à sa réalisation. A ce sujet, Bruno Bachimont rappelle les mots de Daniel Thomas : « Les programmes d’investissements d’avenir ne sont pas la politique scientifique de l’UTC, mais doivent la servir.  »

Les six axes stratégiques du programme des investissements d’avenir

  • L’enseignement supérieur et la formation : faire émerger des pôles universitaires d’excellence capables d’affronter la concurrence mondiale.
  • La recherche fondamentale et sa valorisation économique : donner à nos laboratoires les moyens d’atteindre l’excellence et pour accélérer le transfert de technologie.
  • Les filières industrielles : soutenir le développement des PME et des ETI innovantes et consolider les filières stratégiques de demain.
  • Le développement durable : contribuer fortement à la transition énergétique et écologique, source d’un nouveau modèle de croissance, plus durable.
  • L’économie numérique : déployer des infrastructures Très Haut Débit sur l’ensemble du territoire et permettre le développement de nouveaux usages destinés aux entreprises et aux ménages.
  • La santé et les biotechnologies : progresser dans le domaine de la connaissance et développer des solutions nouvelles pour anticiper, améliorer, développer et valider de nouvelles approches en médecine et en agronomie fondées sur l’utilisation des capacités du vivant.