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[dossier] 25 : Le pôle Health&Care Technology

[dossier] 25 : Le pôle Health&Care Technology

Des équipements et des compétences partagées

Au sein du pôle Health&Care Technology, le CH de Compiègne pourrait amener un plateau technique d’importance, dont un centre d’imagerie médicale avancée (CIMA) construit en partenariat avec la clinique. « Ce partenariat permet aux Compiégnois d’avoir accès localement à des équipements de haut niveau, dont un dispositif de médecine nucléaire, souligne Brigitte Duval. Les enseignants-chercheurs de l’UTC viennent régulièrement travailler au CIMA.  »
Car la recherche détient une importance particulière au CH de Compiègne, le premier de la Région à avoir créé une antenne de recherche clinique. «  J’espère que nous pourrons, dans un avenir proche, lancer des recherches en soins infirmiers  », envisage la directrice générale de cet établissement où naissent 1 600 enfants par an.
Ouvert sur la ville, le CH de Compiègne travaille beaucoup avec les médecins et infirmières libéraux du territoire. Avec le GCS e-santé et l’Agence régionale de Santé, il a mis au point un système de téléconsultation, via des tablettes numériques, pour les infirmières libérales confrontée à des cas dermatologiques (plaies et cicatrisation). « Ces tablettes brisent leur isolement face à des plaies compliquées et permettent aux patients de contacter des médecins hospitaliers, détaille Brigitte Duval. Il faut maintenant que toutes les infirmières puissent s’équiper.  »

Nouvelles technologies : une réponse pour l’accès aux spécialistes

« La proximité fait naître ce type de dynamiques, qui associent les acteurs du territoire autour de projets de recherche en lien avec les réalités du terrain », souligne Brigitte Duval qui appelle de ses vœux la constitution d’un pôle Health&Care Technology. « Nos équipes sont particulièrement motivées par ce projet porteur d’innovations et capable de maintenir et d’attirer les talents en Picardie. »
En matière de e-santé, le CH de Compiègne a déjà des accords avec l’hôpital de Lyon et celui de Noyon en matière de téléradiologie. Du côté de la télécardiologie, il équipe ses patients de boîtiers en lien avec son terminal pour un suivi à domicile. Des réunions de concertations en visioconférences sont organisées avec le CHU d’Amiens en cancérologie, pédiatrie, neurochirurgie, etc.
« Nous pouvons encore développer les téléconsultations : c’est un changement de pratique qui se déploie progressivement. Nous utiliserons les nouvelles technologies et les transferts d’images dans un nombre croissant de domaines. C’est une nécessité face à la spécialisation croissante de la médecine qui exige de parcourir parfois 200 kilomètres pour obtenir un avis d’expert. Les nouvelles technologies peuvent résoudre les problèmes de démographie médicale, à condition de délimiter les périmètres où elles apportent une véritable valeur ajoutée  », analyse Brigitte Duval.

Un sujet de recherches : les soins adaptés aux personnes âgées

Selon elle, l’un des sujets auquel le pôle Health&Care Technology pourrait s’atteler concerne les personnes âgées. Quatre EHPAD sont rattachés au CH de Compiègne, et la population des personnes âgées progressera inéluctablement. « Nous travaillons déjà sur un projet de télédentisterie. Faute d’équipements adaptés, il reste très compliqué d’amener une personne âgée chez le dentiste. Il s’agit de créer un centre de dentisterie et d’utiliser les radiologies panoramiques dentaires pour les téléconsultations. Ce centre pourrait être inauguré en 204. S’il fonctionne selon nos espérances, nous l’ouvrirons à tous les publics. »