Dossier

14 : Tout savoir sur les investissement d'avenir à l'UTC

14 : Tout savoir sur les investissement d'avenir à l'UTC

PIVERT : unique IEED en chimie du végétal

Abordant la nécessité de créer de nouvelles filières de valorisation du végétal à des fins industrielles, le projet Picardie Innovation en Végétal Enseignement Recherche et Technologie (PIVERT), porté notamment par l’UTC, le pôle IAR et Sofiprotéol, est l’unique IEED dédié au développement de la chimie du végétal. Il devrait permettre, à terme, le remplacement de l’énergie fossile par des molécules carbonées issues des ressources renouvelables agricoles et forestières.

« Originalité absolue au niveau mondial » d’après Daniel Thomas (cf. biographie ci-dessous), vice-président du Conseil scientifique de l’UTC et président du pôle "Industrie et Agro Ressources" (IAR), PIVERT regroupera, sur un même site à Compiègne, dans un contexte de Haute Qualité Environnementale (HQE), toutes les compétences technologiques et les équipements industriels nécessaires pour définir les bases de la bio-raffinerie végétale de demain.

 

 

 

Les objectifs de ce partenariat public/ privé d’un nouveau genre largement soutenu par les collectivités territoriales (Région Picardie et Agglomération de la Région de Compiègne) sont de trois ordres : 

  • Faire avancer la recherche amont,  
  • Développer et optimiser de nouvelles filières,
  • Pérenniser à terme l’agriculture et réindustrialiser les territoires avec le développement de bio raffineries de proximité.

L’apport de la recherche UTC dans l’alternative au tout pétrole

S’inscrivant dans le cadre du pôle de compétitivité IAR, qui était en 2005 le seul pôle de compétitivité en France à proposer des projets de recherche offrant des alternatives au tout pétrole, PIVERT visera la valorisation des plantes oléagineuses, en reposant sur le concept industriel fondateur du pôle de compétitivité IAR : la bio raffinerie végétale.

L’enjeu est bien de développer les approches et les procédés innovants basés sur les principes de la chimie verte. Ainsi, les travaux de recherche amont et les travaux de recherche collaboratifs se développant à Compiègne sur la plate-forme devront : 

  • Respecter les fondamentaux du développement durable : respect de l’environnement, souci de développement économique, adaptation à la demande sociétale  
  • Lever les verrous technologiques existants sur l’ensemble de la chaine : nouvelles méthodes de fractionnement de la biomasse, nouveaux types de fermentation, biosynthèses, nouvelles molécules, modélisation de l’écologie industrielle…  
  • Optimiser l’analyse du cycle de vie des nouveaux systèmes de culture, de la bio-raffinerie jusqu’à la transformation de la biomasse (ensemble de la matière végétale) en produits finis pour la cosmétique, la nutrition et la santé, ou en produits intermédiaires (ex : molécules bio-sourcées devant remplacer les molécules pétrochimiques dans le cadre de la directive européenne REACH).

Tant au plan européen qu’à l’international, PIVERT n’a pour l’heure aucun concurrent rassemblant sur un même lieu la recherche et l’équipement industriel autour d’une bio-raffinerie centrée sur les oléagineux et les lipides.

PIVERT : un pôle d’excellence à visibilité mondiale en recherche, valorisation et formation

 

Plus spécifiquement, PIVERT offrira à l’UTC et ses partenaires une visibilité nationale, européenne et internationale accrue en matière de recherche et de valorisation. « Un tel IEED doit permettre à l’UTC d’atteindre l’excellence dans le secteur de la chimie du végétal et de se doter de filières économiques industrielles et de service parmi les plus compétitives au niveau mondial » indique Pierre Charreyon, président de l’UTC. Il devrait également générer des start-up et contribuer à la création de nouvelles offres de formation garantissant la compétitivité économique de la filière et le transfert de connaissances. Parmi elles : des licences professionnelles, des masters et mastères, du e-learning…

Un développement économique en perspective en Picardie

Les régions Picardie et Champagne-Ardenne, qui constituent le premier bassin agricole d’Europe, pourront également compter, à travers PIVERT, sur un développement économique sans pareil avec une prévision de 5000 emplois non délocalisables, « sur un territoire qui a toujours défendu et soutenu la recherche et l’innovation comme source de développement » rappelle Daniel Thomas. Ce qui vaut à ce jour à la Picardie d’être clairement identifiée comme l’endroit de référence en Europe dans les domaines de la chimie verte et de la valorisation du végétal.