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"Complexcity" : la ville comme objet complexe

Le réseau des Universités de Technologie (UT) et l’Université de Shanghai (SHU) s’associent dans la création du 1er laboratoire de recherche franco-chinois à Shanghai.

"Complexcity" : la ville comme objet complexe

L ’éco-développement ne se limite pas à la seule réduction des gaz à effet de serre, ni à la sauvegarde de la biodiversité ou encore aux économies d’eau. « Un des enjeux majeurs du développement durable dans le futur sera la ville, explique François Peccoud, ancien président de l’UTC aujourd’hui en charge de la mise place de laboratoire commun Complexcity. Shanghai et la Chine constituent à ce titre un terrain d’expérimentation particulièrement propice pour le développement d’une telle plateforme de recherche internationale ». Selon des projections récentes, la population de la municipalité de Shanghai pourrait en effet atteindre 22,5 millions d’habitants en 2020, soit une augmentation de 17%. Cette croissance démographique rapide renforcera donc l’acuité des défis auxquels la ville devra faire face non seulement en termes d’infrastructures et de transports, mais également d’interactions entre les usagers et les structures d’information.

Complexcity abordera donc le problème de la ville de manière pluridisciplinaire, à travers quatre thématiques :

  • les systèmes d’information géographiques,
  • le Product Life Management (PLM),
  • la représentation tridimensionnelle de la ville
  • et la prévention des risques.

Au-delà de Shanghai, il s’agit même plus globalement d’une problématique d’importance pour l’ensemble de la Chine puisque vers 2015, sa population urbaine sera plus nombreuse que sa population rurale. « Le monde s’invente en Chine et notamment à Shanghai. Alors que la politique d’urbanisation en France équivaut à entretenir un patrimoine vieillissant, en Chine, il s’agit d’en créer un qui n’existe pas encore » se réjouit François Peccoud. Rendu possible par l’intermédiaire de l’UTseuS, désigné jusqu’alors comme le projet pédagogique le plus ambitieux entre la France et la Chine en terme de mobilité étudiante, ce programme de coopération en matière de recherche interdisciplinaire se caractérise également par une très forte interaction avec le monde industriel et les institutions publiques chinoises. « Des contacts ont déjà été établis avec près de 300 entreprises françaises implantées en Chine, confirme l’ancien président. L’institut de topographie et de cartographie de la ville de Shanghai ou le Bureau municipal du contrôle de la circulation se sont également dits intéressés par une coopération avec le projet Complexcity ».

UTSEUS : la première promotion diplômée en février 2011

L’Université de Technologie Sino-Européenne de l’Université de Shanghai (UTSEUS) était créée en 2005 comme un modèle novateur en matière de mobilité étudiante. Chaque année, une centaine d’étudiants du réseau des universités de technologie (UT) partent pour Shanghai. Sur les quelque 1200 élèves ingénieurs de l’UTSEUS, près de 300 sont quant à eux en France, au sein du réseau des UT. La première promotion sera d’ailleurs diplômée en février 2011.