Chronique

Contrôle de la gestion d’énergie d’un véhicule intelligent

« Aujourd’hui, le plus grand frein au déploiement des véhicules électriques est leur peu d’autonomie, affirme Alessandro Victorino, enseignant-chercheur au laboratoire Heudiasyc de l’UTC. Par ailleurs, les gens sont en demande de véhicules équipés de systèmes permettant une plus grande sécurité sur la route. » C’est pour répondre à ces besoins que le laboratoire Heudiasyc de l’UTC et l’UT Ilmenau (Thuringe, Allemagne ) se sont associés pour développer un nouveau concept de « véhicule électrique intelligent ».

Contrôle de la gestion d’énergie d’un véhicule intelligent

Le projet VERVE, programme international de recherche mené conjointement par l’UTC et l’UT Ilmenau, a démarré en 2011. Le projet est financé par la Région Picardie et par le FEDER (Fonds européen de développement régional).
L’UT Ilmenau et l’UTC se sont associées car elles disposent de compétences complémentaires. Ainsi, l’UT d’Ilmenau est spécialisée dans la gestion de train de puissance, alors que les compétences du laboratoire Heudiasyc se portent sur les systèmes d’intelligence artificielle. L’UT d’Ilmenau va donc mener des recherches afin de trouver de nouvelles méthodes et technologies pour augmenter l’autonomie d’un véhicule électrique, en contrôlant de manière intelligente la gestion de l’énergie.
« Si on détecte qu’un véhicule monte ou descend dans une côte, par exemple, rapporte Alessandro Victorino, on peut transmettre cette information au moteur pour optimiser l’énergie à fournir. Un des objectifs de VERVE est donc de fournir une information plus fiable et plus précise.  »

Au sein du laboratoire Heudiasyc, les recherches se concentrent actuellement sur des systèmes d’aide à la conduite. «  Pour aider le conducteur, le véhicule électrique doit donc ‘‘voir’’ l’environnement autour de lui, afin d’éviter de manière autonome et en toute sécurité les obstacles présents sur la voie de circulation, explique Alessandro Victorino.
L’objectif final du projet VERVE est que le véhicule interagisse avec le conducteur en interprétant ses mouvements ainsi que la faisabilité des actions demandées par celui-ci (comme dans un virage par exemple), pour réagir au plus vite en cas de problème.
 »
À la fin du projet, en 2015, les équipes devraient disposer de véhicules de démonstration opérationnels, construits en partie grâce à des collaborations avec le milieu industriel : « cela va permettre également d’étudier la possibilité de commercialiser ce genre de systèmes d’aide à la conduite et de gestion intelligente de l’énergie  », ajoute Alessandro Victorino.

Les régions Picardie et Thuringe pourront ensuite équiper leurs flottes avec ces véhicules plus sûrs et plus écologiques.