Portraits

L’esprit d’entreprendre

Julien Meriaudeau, ingénieur UTC en génie informatique, a récemment été nommé directeur général de SQLI, qui compte pas moins de 1900 collaborateurs à travers le monde. Portrait…

L’esprit d’entreprendre

Il avoue volontiers avoir « toujours eu la fibre entrepreneuriale ». C’est d’ailleurs l’ouverture sur le monde de l’entreprise qui conduit Julien Meriaudeau à intégrer au début des années 90 l’UTC. Son stage de fin d’étude, l’ingénieur UTC en génie informatique l’effectue au Luxembourg où il retournera vivre plus tard pendant 10 ans et où il fondera Clear Vision. Mais auparavant, son diplôme d’ingénieur UTC en poche, Julien complète alors son cursus scientifique et technique par une formation abordant des aspects liés au management. « J’avais déjà opté à l’UTC pour un tel parcours, à travers une filière spécifique et, y ayant pris goût, j’ai souhaité approfondir ces connaissances via une année supplémentaire en DESS » confie-t-il. Sa conception du management repose en effet aujourd’hui sur une bonne compréhension du métier, alliée à la maîtrise des éléments composant la gestion et le management d’une entreprise. « L’alliance voire l’alchimie entre les deux est, d’après lui un facteur clé de réussite ».

Avec l’idée de créer son entreprise dans le domaine de l’IT (Information Technology, ndlr) l’ingénieur UTC débute sa carrière au sein de la Caisse des Dépôts et Consignations avant de rapidement intègrer Cedel Global Services au Luxembourg, où il a l’opportunité de s’investir dans un domaine particulier du monde du progiciel SAP. « Après de nombreux concepts et business plan, j’ai alors décidé de franchir le pas ». Julien crée en 2000 sa SSII : Clear Vision, faisant des relations avec les fournisseurs et de l’approvisionnement (SAP) un nœud central des stratégies de l’entreprise. Or, le pari est risqué. « Je n’étais pas consultant et n’avais pas de portefeuille relationnel. La seule opportunité qui s’offrait à moi était de faire mes preuves sur le terrain ! ». Très vite, le bouche à oreille fonctionne. Le jeune entrepreneur peut alors compter sur quelques premiers clients, qui se trouvent néanmoins confrontés dans leur gestion des processus opérationnels (ressources humaines, comptabilité, finances, vente, distribution, approvisionnement) à la nécessité de faire cohabiter deux mondes jusqu’alors totalement indépendants : les technologies internet et SAP. Julien décide alors la fusion de sa SSII avec une autre société pour devenir Clear Value, qui proposera à l’époque des services et solutions développés sur une nouvelle plate forme technologique NetWeaver, basée sur l’e-business.

C’est alors que SQLI, groupe français de conseil et d’intégration, qui souhaite anticiper les grandes tendances du marché en se positionnant sur cette rupture technologique, choisit de se rapprocher de Clear Value et propose à Julien Meriaudeau d’occuper la direction de son pôle SAP. Une structure et un contexte qui imposent à l’ingénieur UTC de fournir des « prestations de haut vol ! Et ce malgré le sentiment de certains clients qui entendent, à travers la dénomination SSII, la simple mise à disposition de ressources pour un besoin particulier contre rémunération : de l’intérim déguisé en fait ! » déplore-t-il. Au sein du groupe SQLI, sa mission est selon lui, au contraire, de délivrer un service pointu et de qualité à ses clients, et ce dans le cadre de missions souvent complexes et ayant des impacts significatifs sur leurs métiers. Nommé directeur général de SQLI en 2009, Julien Mériaudeau souhaite avant tout donc aujourd’hui insuffler sa vision au sein du groupe. « La vision d’un métier où nous devons être force de proposition pour l’amélioration continue des processus d’exécution des métiers de nos clients, mais aussi leur mise en œuvre et leur accompagnement ».