Dossier

39 : Startup - série III

Après la série I et II présentant quelques unes des start up UTC, nous vous offrons la série III qui se poursuivra ensuite sur le web, la webTV UTC et sur les réseaux. Elles sont, s'il en fallait, une preuve que l'UTC, de part sa pédagogie à la carte et son continuum formation/recherche en favorisant l'épanouissement de ses étudiants, encourage l'expression de la créativité et de l'innovation.

39 : Startup - série III

Smeal, des repas adaptés à vos besoins

Nous connaissons tous ce moment où, par manque de temps, on se fait rapidement cuire un plat de pâtes ou on vide un paquet de gâteaux. Rapide, mais pas très bon pour l’organisme si cela se répète trop souvent... Antoine Boillet a bien connu ce souci, notamment avant les examens. C’est pourquoi, il a décidé de développer un repas en poudre, formulé pour contenir tous les nutriments dont le corps humain a besoin, et ce dans les ratios idéaux. La start up Smeal était née. 


«J’ai d’abord soumis mon idée à l’appel de projet innovant du Centre d’Innovation de l’UTC en septembre 2015, et j’ai été retenu, explique Antoine Boillet, diplômé en 2015 de la filière GSM, productivité et logistique. Cela nous a permis d’être incubé au sein du Centre d’Innovation, et de bénéficier de locaux et d’un partenariat avec la filière industrie agro-alimentaire et agro-ressource. Nous nous sommes notamment rapprochés du laboratoire culinaire de l’UTC pour travailler sur le projet. Ils nous apportent un support technologique très important.»
Afin de concevoir un repas qui soit parfaitement équilibré, Antoine Boillet s’est appuyé sur les recommandations de l’EFSA (European Food Safety Authority). «Nous avons la même approche que les nutritionnistes des sportifs de haut niveau; nous partons des tables nutritionnelles pour élaborer notre produit», affirme Antoine Boillet. La nutrition, un domaine qui lui était totalement inconnu avant qu’il se lance dans son projet. Mais cela n’était pas un problème, car selon lui : « à l’UTC, on apprend à acquérir de nouvelles compétences !»


Concrètement, Smeal se présente sous la forme d’un sachet de poudre contenant l’équivalent de trois repas environ. Lorsqu’il a faim, l’utilisateur n’a qu’à verser dans un shaker la quantité de poudre nécessaire, compléter avec de l’eau fraîche, agiter et c’est prêt ! Le format poudre, sans conservateur, permet au produit de se conserver un an sans aucun problème. «L’idée est d’avoir toujours un sachet dans un placard, pour se préparer un repas en 30 secondes en cas de besoin», s’enthousiasme Antoine. Smeal peut se consommer à n’importe quel moment de la journée, et se dose en fonction de la faim de l’utilisateur. Ce dernier pourra acheter un shaker gradué pour verser la juste quantité de poudre.


Smeal est déjà végétarien et sans OGM, et Antoine compte dans un second temps pouvoir proposer des versions sans lactose et sans gluten. L’ingrédient présent en plus grande quantité dans Smeal est de l’avoine. Mais la poudre est composée d’une trentaine d’ingrédients, afin d’avoir un profil nutritionnel complet. Par ailleurs, «nous utilisons du sucre innovant, qui a la particularité d’être digéré très lentement, afin d’avoir un indice glycémique bas", ajoute Antoine. "Bientôt, notre produit sera labellisé compatible pour les diabétiques».

Smeal apporte au consommateur la juste quantité journalière de protéines, vitamines, etc. Il serait donc parfaitement possible de ne se nourrir que de Smeal, mais ce n’est pas l’objectif d’Antoine : «Nous voulons remplacer les repas fonctionnels, où l’on cherche l’efficacité en termes de temps et d’équilibre nutritionnel, pas les repas plaisir !» Après une étude de marché, pour ajouter la touche plaisir, la start-up proposera trois parfums classiques sur son site : vanille, fruits des bois et légumes du potager. «Nous souhaiterions lancer d’autre parfums, voire lancer des parfums spécialisés selon la période l’année, citrouille pour halloween, cannelle pour Noël...», ajoute Antoine.


Les produits seront commandés en ligne sur le site de la start-up cet été, pour une distribution en France, puis dans toute l’Europe plus tard. «Mais nous avons déjà des idées de développement, de nouveaux formats et d’outils associés ! » conclut Antoine. Bon appétit !