Dossier

38 : Startup UTC - série II

Après la série I présentant quelques unes des start up UTC, nous vous offrons la série II qui se poursuivra ensuite sur le web, la webTV UTC et sur les réseaux. Elles sont, s'il en fallait, une preuve que l'UTC, de part sa pédagogie à la carte et son continuum formation/ recherche en favorisant l'épanouissement de ses étudiants, encourage l'expression de la créativité et de l'innovation.

38 : Startup UTC - série II

Perfect Memory, Comment valoriser ses bases de données

En 2007, l'Agence régionale de Développement Paris Île de France publiait : "La quantité d’informations disponible mondialement double chaque année. Cette prolifération des données, disponibles sur différents média publics ou privés, combinée à leur hétérogénéité rend la compréhension et l’analyse de l’information de plus en plus difficiles et pourtant indispensables". En 2016, l'agencement et l'analyse de ces Big Data sont devenus essentiels pour de nombreuses entreprises. 
La société Perfect Memory, fondée par un diplômé de l'UTC, s'emploie justement à rendre toutes ces informations plus facilement exploitables et valorisables.

L'ingénierie documentaire, Steny Solitude, CEO è p-dg  de la société Perfect Memory, est « tombé dedans » en suivant la filière ingénierie des industries culturelles* créée par Bernard Stiegler, dont il est sorti diplômé en 2001. "L'UTC est la seule école d'ingénieur à avoir une vraie école de pensée de l'ingénierie documentaire et de l'ingénierie de la connaissance, portée par Bruno Bachimont et Stéphane Crozat, affirme-t-il. Les ingénieurs qui sortent de l'UTC et qui ont fait la filière Des technologies numériques n'ont pas d'équivalent dans le monde, c'est pour cela qu'il y en a beaucoup au sein de ma société !" Et c'est d'ailleurs parce que ce sujet le passionnait que Steny Solitude a fondé Perfect Memory, une startup spécialisée dans l'ingénierie documentaire.  De plus, "le marché des bases de données sémantiques multimédia est un marché international en pleine expansion, dans lequel la France est même un peu en retard par rapport à de nombreux autres pays, européens notamment. Comme dans dans d'autres domaines, elle fait pour le moment figure de "last adopter"..." analyse Steny Solitude.

Aujourd'hui, la société travaille avec plusieurs organismes de presse, comme la RTBF,  Radio France, RTL, ainsi que pour  le ministère de la culture belge. "Aujourd'hui, Les chaînes de télévision, les radios, etc. se retrouvent avec plusieurs bases de données hétérogènes regroupant des textes, des vidéos, des photos... qui sont alors difficilement exploitables et monnayables, explique Steny Solitude. Nous permettons à la chaîne de réconcilier toutes les sources d'information disponibles autour d'un programme qu'elle commercialise (interne, externe, open data...). Pour mettre cela en oeuvre, nous faisons en sorte de nourrir des bases de données avec toute l'information disponible autour de l'écosystème de notre client. Ensuite, nous fournissons le moteur de recherche et les outils de visualisation et de navigation dans ce contenu, pour que leurs clients puissent rapidement trouver ce qu'ils cherchent."

La valorisation  de ces gigantesques bases de données est souvent ce qui motive les entreprises à se doter de bases de données, comme le confirme Steny Solitude "En ce moment, nous travaillons sur un beau projet avec Cap Gemini, de commercialisation de l'intégralité de la production télévisuelle française à l'international. Pour bien commercialiser à l'international toute la production télévisuelle, il faut rassembler les 118 producteurs différents et réconcilier toute ces sources dans un espace qui propose un référentiel commun à tout le monde." Avec la production de contenus numériques qui croît de façon exponentielle, le marché des bases de données n'est pas prêt de s’essouffler ! 

* : aujourd'hui ingénierie des connaissances et des supports d'information