Dossier

37 : Startup UTC - série I

Tous les secteurs verticaux sont touchés par les innovations numériques et par les tendances du Consumer Electronic Show (CES) qui est le plus grand événement mondial high-tech auquel assistaient 3 start up UTC.

37 : Startup UTC - série I

My Art Makers, le web au service de l'art

On a tendance à penser que la vente d’œuvres d'art est réservée à un milieu très restreint et se déroule uniquement dans les galeries ou bien dans les ventes aux enchères, et dans ce cas le web n'est pas adapté. 
Erreur ! Un jeune diplômé de l'UTC, Adrien Saix, a justement créer une startup MyArtMakers , qui rapproche amateurs d'art et artistes contemporains.


"Je voulais monter un projet web, et j'ai remarqué que le secteur de l'art était très en retard du point de vue des problématiques digitales. C'est pour cette raison que je me suis orienté vers ce secteur, plus que par affinité" révèle Adrien Saix, diplômé en Génie des Systèmes Urbains à l'UTC. "Et comme je n'avais aucune connaissance en art, j'ai eu un regard neuf sur ce secteur. Aujourd'hui bien sûr, je commence à bien m'y connaître, mais du fait d'avoir eu une approche naïve lors du lancement du projet, nous avons pu créer quelque chose d'innovant, car nous n'étions pas influencés par les pratiques existantes."

MyArtMakers, est une plateforme web qui tient tout autant de la Marketplace (comme Amazon), que du réseau social (comme Facebook). Amateurs d'art et artistes peuvent s'y inscrire, selon deux protocoles distincts. Pour les amateurs, lors de l'inscription, gratuite, ils vont être amenés à suivre 40 artistes et à aimer une centaine d’œuvres, ce qui permet à l’algorithme développé par la startup  de leur proposer par la suite des œuvres et des artistes qui correspondent à leur goûts.
Avant d'être admis sur la plateforme, les artistes doivent eux renseigner des informations supplémentaires et fournir des photos de leur œuvres. "Ensuite nous choisissons de valider ou non l'artiste, explique Adrien, car nous n'acceptons pas n'importe qui sur la plateforme. La personne doit avoir le statut d’artiste indépendant, ou être inscrit à la Maison des artistes. Elle doit aussi avoir un vrai univers à faire valoir ! Par contre, nous acceptons tout type d'art sur la plateforme : peinture, sculpture, photographie, gravure, street art..." Autre point fondamental pour Adrien : " Nous ne nous occupons que du marché dit de première main, c'est à dire que c'est l'artiste lui même qui créé son compte et vend ses œuvres."

Le modèle économique de la plateforme est du type Freemium : les artistes peuvent s'inscrire gratuitement et mettre cinq œuvres en vente, ainsi qu'un lien vers leur propre site web. Ils peuvent ensuite souscrire un abonnement pour débloquer d'autres fonctionnalités sur la plateforme, comme augmenter leur visibilité. Par ailleurs, MyArtMakers prend aussi une commission sur les ventes réalisées. Actuellement, la plateforme regroupe déjà plus de 1000 artistes français et 300 internationaux, preuve qu'elle répond à une vraie attente.

Mais la startup ne s'arrête pas là, et continue de développer de nouveaux projets. "Nous avons été les premiers à proposer de passer des commandes d’œuvres d'art personnalisées  en ligne, souligne Adrien. les acheteurs décrivent ce qu'ils souhaiteraient et donnent leur budget, et les artistes intéressés leur font des propositions. Commanditaire et artistes peuvent ensuite discuter de la taille de l'oeuvre, des matériaux, des couleurs, etc. A ce jour, nous avons déjà eu cinq commandes finalisées sur le site, en plus des ventes d’œuvres "classiques""

La startup va aussi proposer à la fin de l'année un tout nouveau service aux artistes : "MyArtMakers Academy est un centre de formation pour les artistes sur la communication digitale, l'administration de site internet, le community management... Il y a en effet un vrai besoin actuellement."affirme Adrien.

Par ailleurs, grâce à une vingtaines de lieux d'exposition temporaires, tels que des restaurants et des hôtels, où sont exposées des œuvres, MyArtMakers rentre aussi dans le monde réel. "Et nous commençons à mettre en place des vernissages, car c'était une demande des artistes,complète Adrien. Mais ce n'est pas tout, nous proposons également des services particuliers pour les entreprises. Nous leurs proposons nos conseils pour l'acquisition d’œuvres d'art, pour organiser des ateliers "Art et Management", ou encore pour des vernissages"

Récemment, le site s'est également doté d'une version anglaise, afin de faciliter son développement à l'international. En effet, selon Adrien, "Le marché de l'art contemporain français représente 2,8% du marché mondial, explique Adrien. Les trois gros acteurs sont les Etats-Unis, la Chine et la Grande Bretagne qui concentrent 77% du marché. Il est donc essentiel pour nous de nous positionner à l’international."


 

Tout comme Alice Froissac (cf. Interactions n°35), Adrien Saix est un serial entrepreneur. En plus de MyArtMakers, il a créé sa propre agence de communication, Le Web Français. "Nous développons des applis, des plateformes web, on fait du référencement... Et, du coup, nous pouvons tester pas mal d'idées sur la plateforme MyArtMakers !" s'amuse-t-il.

 

www.myartmakers.com

 

Pour l'article en ligne

Le site pour les entreprises : services-entreprises.myartmakers.com

Le site de l'académie MyArtMakers : academy.myartmakers.com

Le blog de MyArtMakers : www.myartmakers.com/le-mag/

Le site de Le Web Français : www.lewebfrancais.fr