Dossier

23 : L'écosystème local d'innovation vu par ses pairs

23 : L'écosystème local d'innovation vu par ses pairs

L’écosystème comme vecteur de coordination

Faiveley Transport participe par exemple aux systèmes de frein des nouveaux TER d'Alstom et de Bombardier, du TGV de Siemens en Allemagne, et abrite un centre de compétence mondiale pour les freins des tramways. Outre l'embauche d'ingénieurs UTC, cette entreprise collabore avec l'université pour alléger les étriers de frein sur les TGV.

" L'UTC a effectué les simulations et les calculs, qui ont contribué à trouver de nouveaux matériaux et procédés, se félicite Guillaume Lucas. Nous lançons également un nouveau projet avec l'université et l'IndustriLAB - plateforme régionale d'innovation pour l'industrie - concernant la résistance des freins aux grands froids pour le marché russe. "

Parler le même langage

Guillaume Lucas propose l'accueil de stagiaires, de groupes d'études, la mise à disposition de bancs d'essai et s'investit personnellement dans le cadre de l'advisory board. Selon lui, l'écosystème doit permettre aux secteurs académiques et économiques de parler le même langage : l'innovation pour les premiers peut être un but en soi, quand les seconds pensent débouchés et marchés.

" Les moyens existent déjà en Picardie, avec l'UTC, l'UPJV, le Cetim, le pôle i-Trans, etc. Il faut simplement que ces acteurs se parlent pour éviter les doublons et la dispersion. L'écosystème réussira sa mission s'il clarifie et élague la forêt des guichets et des acteurs greffés autour de "l'innovation", s'il porte une vision industrielle régionale. "

Pour cela, il faut recenser toutes les compétences, les rendre lisibles. " Or, tout le monde construit son propre annuaire ! L'écosystème ne doit surtout pas rajouter une couche à ce mille-feuille, mais coordonner les initiatives. C'est la condition sine qua non pour créer une dynamique d'innovation ", conclut Guillaume Lucas, qui veillera au grain.