Articles

Les accidents vasculaires cérébraux : "Time is brain !"

La prise en charge des accidents vasculaires cérébraux pourrait être optimisée par la généralisation d’IRM dans les services d’urgence.

Les accidents vasculaires cérébraux : "Time is brain !"

Ils frappent chaque année en France plus de 130 000 personnes. Ils représentent à eux seuls la première cause de handicap et la troisième cause de mortalité après les cancers et les maladies cardio-vasculaires dans les pays industrialisés. Ils sont d’ailleurs à ce titre devenus ces dernières années une priorité nationale en matière de santé publique. Eux, ce sont les accidents vasculaires cérébraux, plus communément appelés les AVC. « L’AVC constitue une urgence qui se doit d’être traitée le plus rapidement possible, explique Jean-Yves Paquotte, étudiant en mastère spécialisé "Équipements biomédicaux" (IBMH) à l’UTC. Il importe donc d’avoir un diagnostic médical immédiat lorsque l’un des signes de l’AVC survient, en appelant les urgences médicales (le 15 ou le 112). Tout retard dans le traitement, notamment dans les 3 premières heures, peut conduire à des séquelles importantes voire au décès. Time is brain ! ».

Or, tous les services de prise en charge des AVC ne disposent pas d’une IRM disponible 24h/24. La mise en place d’une IRM dédiée aux urgences permettrait donc dans un premier temps de réduire l’exposition des patients aux rayonnements ionisants. « Même si l’IRM est recommandée en première intention comme méthode d’imagerie pour les suspicions d’AVC, en pratique, il en est tout autre, déplore pourtant Jean-Yves Paquotte. Trop souvent indisponibles, voire absentes des plateaux techniques d’imagerie cérébrale, les IRM sont bien souvent délaissées au profit des scanners, pourtant moins sensibles dans l’établissement du diagnostic des lésions en phase aiguë ».

Un nouveau mastère spécialisé pour relever les défis des systèmes de soins

Génie technique, biomédical, logistique, informatique et finance… Autant de disciplines d’ingénierie à coordonner afin d’assurer la conception et le déploiement de systèmes d’information complexes, adossés à une démographie médicale et à des systèmes de soins en constante évolution. Pour accompagner les ingénieurs en poste ou récemment diplômés, l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP), associée à l’UTC, proposera à compter de janvier 2013 un mastère spécialisé en ingénierie et management des technologies de santé.